dimanche 13 novembre 2016

Gillian Flynn - Nous Allons Mourir Ce Soir

Quatrième de couverture :
Après une enfance difficile, la narratrice anonyme devient travailleuse du sexe. Des années d’expériences ont développé chez elle un véritable don pour décrypter la psychologie de ses interlocuteurs, leurs intentions et leurs envies. Aussi lui arrive-t-il de donner des conseils à des âmes en peine. Lorsqu’elle rencontre Susan Burke, une femme aisée aux prises avec une situation dramatique, elle lui propose de l’aider. Susan et sa famille ont emménagé à Carterhook Manor, une vieille demeure inquiétante, marquée par une violente histoire vieille de cent ans. Sur place, la narratrice rencontre Miles, le beau-fils de sa cliente, un adolescent au comportement étrange et glaçant. Saura-t-elle découvrir toute la vérité sur Carterhook Manor et la famille qui l’habite désormais ?

Mon avis : 16/20
Gillian Flynn nous a habitué à de très bons thriller psychologiques (notamment avec Les Apparences) et voilà qu'elle revient avec une nouvelle/novella. Mais que peut-on attendre ce livre ? Et bien... il est totalement à la hauteur de nos espérances.
L'auteur sait parfaitement manier la psychologie de ses personnages mais aussi celle de son lecteur, et elle le démontre une fois de plus. Le texte est crédible, l'écriture est fluide, les personnages sont travaillés de façon subtile, on a du suspens et on ne voit absolument pas la chute arriver (et celle-ci nous laisse quand même dans le doute une fois installée).
Vous allez me dire que c'est le propre d'une nouvelle mais : elle est courte et efficace. 
Encore une fois Gillian Flynn réussit son pari, elle redonne envie de découvrir des textes courts car elle nous rappelle qu'ils peuvent être très bons quand l'auteur sait manier les outils qu'il a sa portée, notamment les attentes du lecteur.
Une très bonne nouvelle donc.

mercredi 2 novembre 2016

Rosa B - L'Antispécisme

Quatrième de couverture :
Qu’est-ce que le spécisme ? À quoi ressemble la vie d’un antispéciste ? L’homme est-il le nec plus ultra de la création ?
Que ces questions hantent vos nuits ou que vous n’ayez jamais entendu parler de ce concept, petit cours illustré d’antispécisme plein d’humour, un peu de mauvaise foi et bourré d’insolence !

Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
Après Insolente Veggie, voilà le nouveau livre de la bloggeuse éponyme (dont le blog est là ---> clik wesh), et évidemment, il est à la hauteur de la première BD.
On pourrait même dire qu'elle est mieux, car elle peut être lue par un public plus large. L'auteur nous présente donc le spécisme (déf : Le spécisme (du mot anglais speciesism de même sens) est la considération morale supérieure que les humains accordent à leur propre espèce, et le traitement discriminatoire qui en découle, notamment à l'encontre des animaux d'élevage, destinés à l'expérimentation ou considérés comme nuisibles) et ses problématiques (d'un point de vue vegan), et comme dans son premier tome, l'auteur aborde le sujet avec humour et dérision, tout en restant très engagée (mais l'antispécisme, c'est déjà un engagement, donc c'est logique).
En bref, il n'y a pas grand chose à ajouter par rapport à la première BD de l'auteur, on y trouve exactement ce qu'on venait y chercher, et les deux volumes se complètent à merveille.
A lire, à prêter, à faire tourner (comme les serviettes) !

lundi 31 octobre 2016

Adrien Tomas - Le Chant des Epines, Tome 1 : Le Royaume Rêvé

Quatrième de couverture :
Ils sont les héritiers des clans nordiques.
Ils rêvent d’unifier et de pacifier leurs terres.
Cet espoir se transformera-t-il en cauchemar ?

Voici la geste des jeunes héritiers des clans du Nord et de leurs compagnons. Voici la geste des princes otages, de celles et ceux qui ont pour projet d’unifier les marches du Gel pour en faire leur royaume rêvé, puissant, sûr et juste, gouverné avec sagesse.

Mais leur chemin vers cette quête sera semé d’embûches : le respect du peuple s’arrache dans le sang et les larmes, et la victoire sur leurs ennemis demandera de grands sacrifices. Lorsque le Nord, déjà affaibli par les querelles des Quatre Citadelles, devient la cible des mandragores, redoutables créatures issues des sombres enchantements des Elfes, le doute n’est plus permis?: ils sont la dernière chance de survie des marches du Gel. Pour les combattre, les lames, le verbe et la magie seront leurs seules armes.

Mon avis : 16/20
Après avoir lu Notre-Dame des Loups (et quel coup de coeur !) où Adrien Tomas nous proposait un magnifique western fantastique, le voilà de retour dans son genre de prédilection, la Fantasy.
Mais alors, que vaut ce premier tome ?
Et bien c'est une vraie réussite. Si l'histoire prend du temps à se mettre en place, la lecture n'en demeure pas moins agréable. Le monde crée par l'auteur est bien défini mais il ne nous assomme pas de détails insignifiants qui peuvent parfois gâcher la lecture. Non. L'auteur va droit au but, les descriptions sont simples mais efficaces : elles dirigent notre imagination sans jamais la devancer. Très bon point donc.
Mais le gros point positif de cette oeuvre, c'est son originalité : l'auteur insère à son intrigue des éléments de science-fiction mais aussi de fantastique. Il est important de préciser que le tout est fait de manière intelligente et là où l'auteur aurait pu tomber dans le "fourre-tout", il réussit à rendre la chose subtile, ce qui donne une singularité certaine à ce livre.
Bref, on ne le répète jamais assez, mais on possède en France un beau petit lots d'auteurs (notamment dans la SFFF) qui feraient pâlir les anglophones. Adrien Tomas est incontestablement une de ces petites perles qu'il faut lire, et faire lire.

mardi 25 octobre 2016

Davy Mourier - La Petite Mort(e)

Quatrième de couverture :
Personnage détestable et misogyne, Papa Mort, déçu d'avoir une fille, place la Petite Morte en école privée où ses copains de classe sont des faucheurs issus du folklore d'autres pays. Après des débuts difficiles, elle devient amie avec Mictlantecuhtli l'Aztèque (mais tout le monde l'appelle Mic), Hel la Scandinave et Orcus le Romain. Et surtout, elle tombe amoureuse de Patrick, le seul humain de l'école…

Mon avis : 19/20 - COUP DE COEUR -
Là où l'on pensait que Davy Mourier avait fait le tour de La Petite Mort, voilà qu'il réussit à se renouveler avec une version féminine (et féministe!) de celle-ci. Mais alors, est-ce que ce n'est pas du déjà vu ? Et là, je vous arrête tout de suite, car toutes les qualités de la précédentes trilogie sont présentes : l'humour noir, le cynisme et l'engagement de l'auteur sont bel et bien de la partie.
La forme, jolie voir ingénue, tranche avec le fond qui lui est sombre et violent. Mais que dire qui n'aurait pas déjà été dit sur les précédents livres ? Et bien... pas grand chose. Ah si, elle est encore meilleure que les trois autres tomes réunis. Et oui, c'est possible.