dimanche 16 décembre 2012

TAG 3 en 1

Alors j'ai été tagguée par Bulledop' et heu... voilà. Ci-dessous les réponses aux questions.

1) Es-tu un(e) acheteur(euse) compulsif(ve) de livre ? 
Absolument ! Je n'achète que par pulsion même. D'ailleurs c'est pour cela qu'il n'y a pas 500 livres dans ma wish-list, c'est parce que j'achète beaucoup sur des coup de tête. 



2) À quelle fréquence achètes-tu des livres ?
Heu, il n'y a pas de fréquence particulière, j'achète quand j'ai envie mais il n'y a pas de fréquence particulière.


3) As-tu une librairie favorite ?
Absolument pas, toutes les libraires me sont sympathiques ! Mais j'ai découvert la librairie de mes rêves à Londres, on aurait dit la bibliothèque de la Belle & la Bête mais version librairie. Je ne connais pas le nom mais je sais qu'elle n'était pas loin de Picadilly Circus (si jamais vous y passez). Donc voilà.


4) Fais-tu tes achats livresques seul(e) ou accompagné(e) ? 
Je fais les deux mais je préfère les faire seule parce qu'avec Emilie (Bulledop') c'est nul.


5) Librairie ou achats sur le net ?
Les deux. Ca dépend de mon humeur, mais si j'ai beaucoup de livres à acheter pour les cours, je les prends souvent sur Internet car ça me revient moins cher, mais sinon les librairies, c'est la base.


6) Vers quels types de livres te tournes-tu en premier ?
Je vais souvent vers les contemporains qui ne sont jamais très loin des classiques, mais aussi vers les science-fictions et horreurs.


7) Préfères-tu les livres neufs, d'occasions ou les deux ?
Les deux, mais si les livres sont abimés, j'aime en être la responsable ! 


8) Qu'aimes-tu dans le shopping livresque ?
Heu, les livres. Et acheter. Donc le shopping livresque en lui-même.


9) Te fixes-tu une limite d'achat pas mois ?
Absolument pas, parce que si je me fixais une limite, je ne la respecterais absolument pas. Il vaut mieux, pour moi, ne pas avoir de limite si je veux moins dépenser. C'est psychologique, si je n'ai pas le droit, je veux. Alors bon, j'évite les dégâts. Mon compte bancaire me remercie (Enfin... vite fait).

10) À combien s'élève ta wish-list ?
J'ai 27 livres dans ma wish-list. (Je trouve cette réponse très laconique du coup j'ai décidé d'ouvrir une parenthèse pour le dire.)


11) Cite 3 livres que tu veux TOUT DE SUITE ! 
Je les achète sur le coup, donc pas de caprice qui dure, que des caprices éphémères. Donc pas de livres que je veux TOUT DE SUITE. A part peut-être Notre-Dame de Paris version illustré par Benjamin Lacombe, j'en ai entendu parler y'a pas si longtemps, et l'oeuvre de Victore Hugo est une véritable merveille alors je suis tentée.


12) Pré-commandes-tu tes livres ?
Non, pas à ce que je sache.

13) Pourquoi un tel pseudo/nom de blog ?
Parce que ! (Pour les intéressés, la véritable explication est en haut à droite.)


14) Parles-nous de ton prof préféré.
Et bien j'en ai trois. Il y a mon prof d'histoire de Première, qui était l'homme de ma vie, il m'avait fait un petit coeur sur une de mes copies une fois, et je m'en souviendrais toujours ! Il m'a fait aimer l'histoire (enfin, il a fait en sorte que j'ai pas envie de mourir à chaque cours) et pour cela je le remercie. Il y a aussi mon professeur de philosophie de Terminale. C'était aussi l'homme de ma vie, pour la simple et bonne raison que lorsqu'on sait qu'on a 8H de philo par semaine, on imagine que son prof va ressembler à Socrate, et finalement on voit arriver cet espèce de... "papa sexy" ! Moi j'adhère. Les cours de philo, j'en aurais voulu plus et toujours plus. Mais il y a aussi cette prof, qui n'est pas dans la liste parce que c'est "l'homme de ma vie" mais simplement parce que c'était la meilleure, c'est ma prof de français de Première. Elle nous faisait des cours comme jamais. C'était une prof super strict, mais qui vous forçait à avancer par sa dureté justement. Si je l'aime tant c'est parce que c'est grâce à elle que j'ai commencé à aimer à lire. Et oui, elle nous a fait lire La Peste de Camus et c'était juste une révélation pour moi. Donc voilà, à défaut d'avoir trois livres que je veux TOUT DE SUITE, j'ai trois profs préférés !


15) Parles-nous de ton premier concert.
Mon premier concert était le concert de Corneille, à Chambéry si je me souviens bien. C'était plutôt cool, mais je n'ai pas beaucoup de souvenir, j'me souviens juste qu'il a pris le téléphone d'un de ses fans pour appeler un numéro au hasard, je trouvais ça "trop cool" (J'étais jeune et naïve à l'époque) !! Mais pas trop de souvenirs. Sinon mon dernier concert (Oui, je sais que ce n'était pas demandé et que vous vous en moquez, mais moi aussi j'ai envie de changer les règles des TAG) c'était Andréas & Nicolas (encore deux hommes de ma vie) et c'était tellement génial que ça m'a fait rentrer en dépression parce que je me dis que ma vie est nulle comparée à la leur, puisqu'ils sont payés à foutre le bordel sur une scène. Voilà. 


16) Quel est ton endroit préféré au monde ?
Oh, si j'ai le droit de citer n'importe quel endroit existant je dirai sûrement que mon endroit préféré au monde est le Mont Olympe. Chez moi quoi. J'suis venue faire la folle sur Terre pour mieux apprécier le monde divin quand j'y retournerai mais il est vrai que j'ai parfois le mal du pays. 


17) Un endroit que tu aimerais visiter ?
Pour rester sérieuse, je veux visiter l'Argentine de haut en bas et de large en long. Avec un sac à dos. A l'ancienne quoi.


18) Parles-nous de quelque chose qui te rend complètement fou/folle en ce moment.
J'ai envie de tout plaquer, d'abandonner ma licence et de devenir une star. Oui madame.


19) Si tu pouvais posséder instantanément quelque chose, rien qu'en claquant des doigts, qu'est-ce que ce serait ?
Ma licence !?


20) Qui taggues-tu ?
Heu, je pense que j'ai déjà emmerdé assez de monde avec mon dernier TAG donc je vais tagguer (du verbe tagguer ?) la personne qui m'a tagguée la dernière fois (et ce sera tout !) : Grignoteuse.
Finalement, je rajoute une personne : XenAddict (qui a intérêt à y répondre !!)


Voici la vidéo de Bulledop' (mais pourquoi je lui fais de la pub ??)

samedi 24 novembre 2012

Frédéric Beigbeder - 99 Francs

Quatrième de couverture :
En ce temps-là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts d'autobus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, la façade des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les rues et même à la campagne.
La vie était envahie par des soutiens-gorge, des surgelés, des shampoings antipelliculaires et des rasoirs triple-lame. L'?il humain n'avait jamais été autant sollicité de toute son histoire : on avait calculé qu'entre sa naissance et l'âge de 18 ans, toute personne était exposée en moyenne à 350 000 publicités. Même à l'orée des forêts, au bout des petits villages, en bas des vallées isolées et au sommet des montagnes blanches, sur les cabines de téléphérique, on devait affronter des logos "Castorama", "Bricodécor", "Champion Midas" et "La Halle aux Vêtements".Il avait fallu deux mille ans pour en arriver là.

Mon avis : 13/20
Je dois avoué que j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire au début, et j'ai abandonné la lecture pendant un moment, puis un jour j'ai décidé de le finir parce que j'en avait marre qu'il traine sur ma table de chevet (d'accord, j'ai pas de table de chevet, mais vous voyez l'idée !), donc je l'ai fini. Et finalement, petit à petit je suis entrée dedans. Je trouve que le Octave est un personnage à la fois ignoble et pitoyable, mais on ne peut pas s'empêcher d'avoir de la compassion pour lui, et de le trouver attachant. 
Bon, en règle générale, j'aime l'écriture de Beigbeder, et ça s'est encore confirmé dans ce livre. En fait, je me demande même si je n'ai pas préféré la forme que le fond. Beaucoup de gens disent que Beigbeder à une écriture vulgaire et pas très recherchée, mais moi je dirais plutôt qu'on dirait une écriture spontanée, il écrit comme il ressent les choses. Alors oui, cela peut paraître vulgaire, mais moi je pense que cela reflète exactement la société qu'il tente de peindre. En fait, je trouve que dans ce livre, Beigbeder dénonce plus par ses mots que par l'histoire justement. Mais ce n'est que mon avis. 
J'ai suffisamment aimé ce livre pour avoir envie de regarder l'adaptation cinématographique. J'en parlerai une fois que cela sera exécuté. 

mardi 20 novembre 2012

Nicolas Gogol - Nouvelles De Pétersbourg

Quatrième de couverture :
Gogol n'a jamais conçu les "nouvelles de Pétersbourg" comme un projet global qu'il aurait réalisé chapitre après chapitre. Le titre, d'ailleurs, n'a été inventé qu'après sa mort, par des éditeurs. Saint-Pétersbourg n'est pas pour lui l'objet d'une étude systématique, mais l'occasion de voyages fantastiques, au sens le plus large du terme. C'est la ville des rencontres inopinées. Chacun peut y tomber sur des voleurs ("Le manteau"), sur un tableau énigmatique ("Le portrait"), sur deux chiens qui parlent ("Journal d'un fou") ou encore... sur son propre nez, déguisé en conseiller d'Etat ("Le nez"). De même que les héros de "La perspective Nevski" suivent chacun une inconnue qui passe, de même Gogol s'empare d'une idée et se laisse mener par elle, dans le labyrinthe des surprises cocasses, des déceptions, des épouvantes, de la folie, de la damnation. 
On l'a dit "réaliste". Mais le réalisme n'est qu'un aspect de cette oeuvre hyperbolique, traversée de nostalgies et de terreurs inexplicables, empreinte d'une bouleversante bouffonnerie. 


Mon avis : 14/20
J'ai été plutôt agréablement surprise par ce livre que l'on m'a imposé à lire pour les cours. Mais vu que c'est un recueil de nouvelles, je vais vous parler de chaque nouvelles indépendamment.
- La Perspective Nevski : c'est la nouvelle qui ouvre le recueil, et c'est celle que j'ai le moins aimé. Pourtant je trouve qu'il faut avoir lu cette nouvelle pour comprendre les autres. Je veux dire par là que Gogol nous décrit très précisément la Perspective Nevski, avec au sein de cette description, deux personnages qui n'ont rien à voir. On suit leur histoire, et on s'attend à ce qu'il y ait un lien entre les deux histoires, mais en fait... Absolument pas. Ce qui est assez déroutant à vrai dire.
- Le Nez : cette histoire est assez marrante, car totalement absurde. C'est l'histoire d'un homme qui se réveille sans nez. Il retrouve son nez, déguisé en conseille d'Etat. Alors oui, c'est improbable, et tout au long de l'histoire on se demande ce que va être la chute. Et il s'avère que... et bien... il retrouve son nez. Déroutant aussi n'est-ce pas ? Mais moi j'ai adoré.
- Le Portrait : cette nouvelle est une de mes préférées. Je ne peux pas réellement faire un résumé de l'histoire, car il y en a plusieurs dedans, mais je dois avouer que dans la première partie du texte, j'étais captivée et je me retenais de sauter les lignes pour aller plus vite et savoir la vérité. Et je dois dire que ce texte m'a marquée justement parce qu'il accroche le lecteur, et jusqu'au bout on veut savoir pourquoi, comment, qui ?? Cette nouvelle est vraiment captivante.
- Le Manteau : j'ai beaucoup aimé cette nouvelle aussi, et je suis contente de l'avoir lue avant "Le Portrait" car je pense que je l'aurais sûrement moins aimée, et je l'aurais surtout lu beaucoup moins vite. Mais il faut dire que dans cette nouvelles l'histoire se déroule assez rapidement et s'enchaîne plutôt bien, et l'histoire passe du pathétique au burlesque, et tout cela me plait fort bien !
- Journal d'un Fou : je ne saurais pas quoi dire sur cette nouvelle, elle m'a plu, mais elle ne m'a pas marquée plus que ça. J'aime pas trop fous en général (allez, dîtes-le que je fais de la discrimination), en fait je suis plutôt effrayée par les fous qu'autre chose... Et ce fou-là, et bien... il m'a fait plutôt de la peine. On a pitié de lui. Peut-être que de se retrouver dans son univers n'aide pas, mais en tout cas je trouve qu'on a de la peine pour lui plus qu'autre chose. Voilà.

En conclusion, je dirais que j'ai vraiment aimé l'écriture de Gogol, mais j'admire surtout l'imagination qu'il a eut pour "pondre" des histoires aussi farfelues. Une très bonne découverte. On dit merci qui ?? Merci Madame la professeure !!!

mardi 6 novembre 2012

Joachim Du Bellay - Les Regrets

Pas de quatrième de couverture.



Mon avis : 10/20
Alors tout d'abord, je tiens à préciser que mon avis est tout sauf objectif. J'ai étudié ce livre pour les cours, et c'est un recueil de poésies. Or je déteste la poésie. Enfin, je n'aime que certaines poésies, et je ne comprends pas réellement comment on peut aimer lire un recueil de poésie.

Bon, on parle quand même de Du Bellay, alors forcément, tout est réfléchi. Mais je crois qu'au final, c'est ce que j'aime le moins dans la poésie. Dès que je l'étudie, je trouve les vers beaucoup moins beaux, beaucoup moins sincères. Alors forcément, le contexte ne m'a pas trop aidée à apprécier l'oeuvre. Mais je vous le dis sincèrement, je n'aurais jamais acheté ce livre de moi-même en temps normal.
Donc voilà, je n'ai pas du tout apprécié la lecture de ce recueil, un seul sonnet m'a plu, mais c'est sûrement parce que c'est le plus connu de tous : Sonnet 31.
Je vous le mets ci-dessous (vu qu'il n'y a pas de quatrième de couverture je peux me permettre de prendre de la place inutilement ahah)


Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme celui-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine. 




Bon, comme je suis une fille vachement cool et généreuse, je vous mets la reprise musicale de ce petit sonnet (bah oui, il a pas encore été adapté au cinéma) alors voilà la version de Ridan. (Je préfère celle de Brassens, mais comme il ne reprend pas vraiment le texte du sonnet, je vous mets celle-ci, qui est la plus proche. (Et elle reste dans la tête aussi, donc je vous déconseille fortement si ça a tendance à vous énerver.)




jeudi 27 septembre 2012

In My Mailbox (1)

Bon, c'est la rentrée, je n'ai pas eu le temps de beaucoup lire, alors pour la peine je vais vous faire un petit IMM, c'est mon tout premier (Sortons le Champaaaagne !) !
Alors bon, je vais quand distinguer les livres que j'ai acheté pour les cours et ceux que j'ai acheté par pur plaisir !

Livres pour les cours (que l'on m'a donc forcé à acheter) :


                                                             



Et donc voilà les livres que je me suis achetée (ou qu'on m'a offert) pour mon plaisir personnel (alors que je sais que je ne vais pas les lire parce que je n'aurais pas le temps ^^)











dimanche 9 septembre 2012

Frédéric Beigbeder - Windows On The World

Quatrième de couverture :
"Vous connaissez la fin : tout le monde meurt. Certes, la mort arrive à pas mal de gens, un jour ou l'autre. L'originalité de cette histoire, c'est que tous ses personnages vont mourir en même temps et au même endroit. Est-ce que la mort crée des liens entre les êtres ?"


Le seul moyen de savoir ce qui s'est passé dans le restaurant situé au 107e étage de la tour nord du World Trade Center, le 11 septembre 2001, entre 8 h 30 et 10 h 29, c'est de l'inventer.



Mon avis : 14/20

Ce livre m'a beaucoup plu. Il faut dire que les attentats du 11 septembre 2001 m'ont vraiment traumatisée et intéressée. J'ai été passionnée (comme beaucoup de monde) par cet événement. A partir de là, difficile d'être déçue par un livre qui en parle. Cependant, je trouve que la démarche de l'auteur est différente de beaucoup de films ou autres livres-documentaires, en effet, Beigbeder invente une histoire au milieu de faits réel. Un peu comme dans Titanic en fait. Et c'est ça qui m'a plu : ce côté romancé qui donne encore plus de dramatique au réel qui est déjà très dramatique en lui-même. Je sais pas si vous comprenez ce que je veux dire, mais le fait de choisir un père divorcé et ses deux enfants donne toute l'ampleur du drame dans l'histoire. Enfin j'ai vraiment adoré. Cependant, j'ai moins apprécié les chapitre ou l'auteur parle de sa vie et de son point de vu personnel. Au début, l'alternance des chapitres ne me gênait pas, mais petit à petit, plus l'histoire était entrainante, moins j'avais envie de lire les chapitres où Beigbeder parle en son nom, parce que j'avais tellement envie de connaître la suite que j'ai eu l'impression que ces chapitres me coupaient dans mon élan. Mais rien de bien grave. J'adore cet auteur, et encore une fois il ne m'a pas déçu.
J'ai entendu parlé d'une adaptation cinématographique qui serait en cours, et en fait, tout au long de la lecture je me disais qu'il fallait que ce livre soit adapté en film. Donc je suis contente, et je pense aller le voir dès qu'il sort. 


Citations :

"Virilio m'oblige à faire face à la part de mon humanité qui n'est pas humaniste."
"Nous sommes du métal hurlant."
"Puisque je peux tout faire, je ne fais rien."
"Cette fois elle ne reviendra pas, et il me faudra apprendre à vivre sans elle alors que j'avais prévu l'exact opposé : mourir avec."
"Si jamais Dieu existe, je me demande ce qu'il foutait ce jour-là."
"Seigneur Dieu, je Te prie alors que je ne crois pas en Toi. Accepte-nous auprès de Toi malgré notre opportunisme."

mercredi 22 août 2012

Anonyme - Bourbon Kid, Tome 1 : Le Livre Sans Nom

Quatrième de couverture :
Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets…Un mystérieux tueur en série, qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom…La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique…Deux flics très spéciaux, un tueur à gages sosie d’Elvis Presley, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d’œil à Seven et à The Ring… et voilà le thriller le plus rock’n’roll et le plus jubilatoire de l’année !


Mon avis : 18/20 - COUP DE COEUR -

Ce livre est un presque coup de coeur. Je m'explique, il y a une petite chose qui me gène et qui aurait pu faire de ce livre mon premier coup de coeur depuis bien longtemps.
Pour commencer, ce livre est génial. Il y a du suspens, des questions que l'on se pose encore à la fin du livre, de quoi nous donner envie de lire la suite... Si on aime l'ambiance western et les grosses tueries, on est gâté. Moi je n'aime ni l'un ni l'autre, mais je dois avouer avoir accroché plus que prévu. D'abord attirée par son auteur anonyme, j'ai très vite accroché à l'histoire. Très honnêtement, le livre est vraiment bien écrit et si on a tendance, dans les premières pages, à se perdre un peu, on s'y habitue très vite et finalement on s'y retrouve parfaitement. En fait, le seul défaut de ce livre, c'est les vampires. POURQUOI ? Le contexte et les personnages sont très réalistes, mais il se passe des choses si étranges qu'on se pose plein de question (un petit côté fantastique qui ne fait pas de mal), donc jusque là, tout va bien. Tout va parfaitement bien. Et arrivent les vampires. Ils ne servent à rien (à part à dire que le livre à un côté pseudo fantastique). Ils ne servent qu'à expliquer un tout petit détails du dénouement, mais je pense que l'auteur aurait quand même pu éviter les vampires avec une autre option. 
En vérité, je suis assez révoltée par toutes les apparitions de vampires que je vois depuis le "phénomène Twilight", j'ai l'impression que depuis, tout les auteurs essaient de caser des vampires partout dans le but de vendre (Ce n'est peut-être qu'une impression).
Enfin bon, je ne vais pas porter grief à l'auteur pour ce petit détail (même si je pense réellement que c'est en trop, et que ça pouvait réellement être évité), d'autant plus que je n'ai pas encore lu la suite, et peut-être que ces vampires inutiles prendront une toute autre importance dans les prochains tomes. 
Donc voilà, ce livre est pour moi une véritable tuerie (sans jeu de mot), et sans vampire, il aurait été mon premier coup de coeur depuis longtemps. 


Citations :
"Première leçon, à Santa Mondega, quand quelqu'un tient des propos un peu délirants, il y a fort à parier que c'est vrai."
"Mais ça risque de pas durer très longtemps. Difficile d'être amoureux quand on n'a pas de coeur."

mercredi 8 août 2012

Torey L. Hayden - Kevin Le Révolté

Quatrième de couverture :

«J'étais la souris piégée dans le regard fixe et meurtrier du cobra, terrorisée, mais trop fascinée pour s'enfuir. Pourtant, assise à mon bureau, tripotant la lame vive du poignard fait main, je sus, sanséquivoque aucune, que Kévin était dangereux. »


On l'appelle Zoo-Boy parce qu'il se recroqueville sous les tables et barricade son espace à l'aide de chaises, comme pour en faire les murs de sa propre maison. Personne ne l'a jamais entendu parler. Est-il muet ou refuse-t-il le dialogue depuis l'âge de neuf ans ?Chaque jour, Torey Hayden va le rencontrer et l'apprivoiser, le comprendre, lui faire sentir la vie au-dehors. L'entreprise est longue et dure car Kévin est peut-être plus dangereux qu'elle ne l'avait imaginé. Pourtant, à force de patience et d'amour, elle l'accompagne au seuil de la guérison.


Mon avis : (Pas de note) - COUP DE COEUR -
Ce livre est, d'aussi loin que je me souvienne, le premier livre à m'avoir marquée. Je n'aimais pas encore spécialement lire à l'époque où je l'ai lu, et pourtant je l'ai lu très rapidement tellement j'ai été prise et touchée par cette histoire. Ce livre est vraiment poignant, et on si au début on sera tenté de dire que Kevin est un "sale gosse" (bon, on sait aussi qu'il y a des circonstances, mais puisqu'on ne connait pas encore lesquelles..) sauf qu'après avoir lu tout ce qui est arrivé à ce pauvre enfant, on ne peut être que bouleversé. Ce livre m'a vraiment marqué, d'autant plus que quand je l'ai lu, je ne m'attendais pas à une histoire pareille (disons que j'étais jeune et naïve, et que pour moi, faire du mal à un être humain sans aucun motif [Déjà avec...] me paraissait totalement inconcevable). 
Je conseille ce livre à tout le monde, il est vraiment incroyable, vraiment poignant. J'ai rarement été autant touchée par un récit biographique (Je trouve que le côté biographie enlève tout ce que l'autobiographie amène, le côté subjectivité de la personne qui a réellement vécu la chose) et dans ce récit biographique, on comprend vite que l'auteure raconte les faits comme si elle avait assisté à tout ce qu'il lui dit. Non vraiment, ce livre est à lire.

lundi 6 août 2012

Virginie Despentes - Baise-Moi

Quatrième de couverture :
Nadine et Manu sont deux filles de leur époque, à une nuance près elles refusent de subir la vie, ses frustrations et ses défaites. Alors, elles forcent le destin à accomplir leur volonté, persuadées que tout ce qui ne les tuera pas les rendra plus fortes. De casses de supermarché en revanches sanglantes, elles deviennent des prédatrices insatiables et sans scrupules, parsemant leur sale balade de sentences bien brutales, syncopées et implacables. 


Mon avis : 6/20

J'ai été plutôt déçue par ce livre. Je l'ai fini assez rapidement, mais je dois avouer que si je m'attendais plutôt à un Thelma & Louise version moderne, j'ai plutôt eu l'impression de lire un très mauvais livre érotique pseudo-féministe. Comment dire... 
J'ai acheté ce livre parce que, justement, plusieurs avis disaient de lui qu'il faisait penser à Thelma & Louise, ce film étant un de mes films préférés, je me suis dis "Hein ?? Mais il me le fauuuut" sauf que, après lecture du livre, je ne vois pas le rapport entre Thelma & Louise et Baise-moi. Ah si, les deux personnages principaux sont des femmes (Wouah, ça c'est un sacré point commun !). Mais bon, parlons du livre en lui-même. Il n'a pas d'histoire, on ne peut pas réellement s'attacher à ces deux personnages, et je trouve que même la fin m'a déçue. En fait, rien n'était à la hauteur de mes espérance. 
Revenons à l'histoire, elle est donc inexistante, il n'y a aucun rebondi, et j'ai comme l'impression que l'auteure n'attendais qu'une chose : écrire plein de scènes de cul (excusez mon langage, mais il est à la hauteur du langage du livre.) En fait, j'ai l'impression que l'auteure se force à se donner ce "langage naturel" (autant dire "vulgaire") afin de faire parler d'elle, alors que, selon moi, elle-même doit vraiment beaucoup réfléchir avant d'écrire ces amas d'injures et de vulgarités. On peut avoir un langage naturellement cru qui ne tombe pas dans la vulgarité continue, mais ce n'est pas Virginie Despentes qui nous en donnera un bel exemple. 
Pour ce qui est des personnages, là encore je trouve que cela est raté. Je ne pense pas que l'on soit obligé d'être attaché à un personnage pour en apprécier le livre, mais pour le coup, ça aurait pu le sauver. Manu & Nadine sont juste deux femmes sans coeur. Le problème c'est que je trouve que même quand on n'a pas de coeur, on en a un peu, et pour moi, ces deux personnages n'ont rien de réalistes à ce niveau-là, et ça me gène beaucoup, personnellement. Ah si, elles s'aiment entre elles. Leur amitié nait d'un rien, et elles deviennent complémentaires, fusionnelles. Ce côté m'a plu. C'est le seul.
Enfin bref, ça ne sert à rien d'épiloguer sur ce livre, il n'en vaut pas vraiment le coup. 


Adaptation cinématographique :

Alors j'ai regardé l'adaptation cinématographique, enfin... pas jusqu'au bout. Le film est encore pire que le livre. Le jeu d'acteur ne me gène pas particulièrement, les scènes violentes et scènes de sexe n'ont plus, mais... Non. une horreur. Ce film peut être regarder pour rire, si vous avez un humour un peu spécial, mais pas pour autre chose. Je suis cruelle, je sais, mais regardez-le, vous comprendrez.

samedi 28 juillet 2012

Carl Aderhold - Mort Aux Cons

Quatrième de couverture :

"Contrairement à l'idée répandue, les cons ne sont pas réformables.
Une seule chose peut les amener non pas à changer, mais du moins à se tenir tranquilles : la peur. Je veux qu'ils sachent que le temps de l'impunité est révolu. Je compte à mon actif cent quarante meurtres de cons. Afin qu'ils ne soient pas morts pour rien, je vous enjoins de lire ce manifeste. Il explique le sens véritable de mon combat." Qui n'a jamais rêvé de tuer son voisin le dimanche matin quand il vous réveille à coups de perceuse ? Ou d'envoyer dans le décor l'automobiliste qui vous serre de trop près ? Mais passé les premiers meurtres d'humeur qui le débarrassent des cons de son entourage, le héros prend peu à peu conscience de l'ampleur de sa mission.Carl Aderhold nous livre ici son premier roman. 



Mon avis : 13/20

Et bien en fait, ce livre était depuis un certain temps dans ma pile à lire, et je le repoussais à chaque fois pour plus tard, étant persuadée que j'adorerais ce livre. J'ai beaucoup aimé. A vrai dire, c'est un livre qui change. Le concept est assez amusant : le narrateur tue tous les cons qui empoisonnent sa vie et celle des autres. J'ai beaucoup aimé la démarche de l'auteur : le narrateur nous explique comment il en est venu à tuer ces cons, pourquoi il choisit ceux-là, et on assiste petit à petit à sa propre réflexion sur sa démarche. La lecture est très agréable, il se lit facilement, cependant, je trouve qu'il était un peu long sur la fin, parce qu'une fois qu'on a compris la démarche du narrateur, on n'est plus autant surpris qu'au début. Je n'ai eu aucun mal à le lire, mais j'en ai eu à le finir, parce que j'avais plusieurs livres qui m'appelaient, et je n'arrivais pas à vouloir retrouver ces pages qui se répétaient sans arrêt vers la fin. Mais sinon, mon avis est plutôt positif. On est loin du coup de coeur que je pensais avoir (Bon d'accord, je ne pensais avoir un coup de coeur, mais je pensais au moins mettre un petit 15/20) !



mardi 17 juillet 2012

Virginie Despentes - Mordre Au Travers

Quatrième de couverture :
« Nue devant la glace elle regardait ce gros corps, cette montagne de graisse. Il ne ressemblait à rien. Même pas une femme, rien qu'un gros sac. À mi-noix elle se répétait: "Sale grosse truie, putain de sale grosse truie, grosse vache." Les yeux pleins de larmes parce qu'il s'agissait bien d'elle »...


Évocations tranchantes d'un quotidien noir, de drames intimes ou de rêves inquiétants... Ces nouvelles disent violemment la Femme dans son désir ou son refus du désir, dans ses colères, ses hontes inavouées, ses excès d'amour ou sa folie meurtrière... La Femme blessée, humiliée ou bien vengeresse et autodestructrice. La Femme humaine... Trop humaine ?

Mon avis : 11/20
Je n'ai pas adoré ce livre, mais contrairement aux avis totalement négatifs que j'avais pu lire sur ce livre, mon avis est plus... mitigé. En fait, je n'ai rien trouvé d'exceptionnel dans chacune de ces nouvelles, mais contrairement aux avis que j'avais pu lire, la violence de celles-ci est ce qui m'a le plus plu. (Oui, à force de dire ça vous allez me prendre pour une psychopathe). En effet, certaines chutes, qui étaient toujours marquées par un caractère violent, sont justement ce qui me plaisaient dans certaines nouvelles. La vérité est que je ne trouve rien d'exceptionnel au style de l'auteure, mais je trouve les histoires bien pensées même si ce lien logique de "violence" est peu facile par moment. 
Par contre, je ne suis pas vraiment d'accord avec la quatrième de couverture (que vous pouvez lire juste en dessus, allez, un petit effort !), pour moi, ces nouvelles racontent justement tout l'inverse. La femme est plutôt montrée, soit humiliée, impuissante, soit comme un monstre. Pour le coup, je ne suis pas du tout d'accord avec ce regard sur la femme. Un peu trop catégorique...
Alors, je ne sais pas si c'est parce que j'avais lu des avis terribles sur la "nullité" de ce livre et que je m'attendais à une grosse bouse que finalement je n'ai pas pu être déçue mais en tout cas, je ne serai pas aussi catégorique : certes, ce recueil de nouvelles est loin d'être le meilleur que je n'ai jamais lu, mais je l'ai lu facilement, il faut croire que j'aime le trash, le cruel et le violent (Déjà avec le livre précédent je vous disais aimer avoir mal en lisant, mais alors là, vous allez vraiment croire que je suis masochiste !)

mercredi 11 juillet 2012

Jean Teulé - Mangez-Le Si Vous Voulez

Quatrième de couverture :
Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune Périgourdin intelligent et aimable, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. Il arrive à destination à quatorze heures. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l'aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Pourquoi une telle horreur est-elle possible ? Comment une foule paisible peut-elle être saisie en quelques minutes par une frénésie aussi barbare ? Ce calvaire raconté étape par étape constitue l'une des anecdotes les plus honteuses de l'histoire du XIXe siècle en France.


Mon avis : 20/20 - COUP DE COEUR -

Je tenais à présenter ce coup de coeur un peu spécial que j'ai eu il y a quelques temps pour Mangez-Le Si Vous Voulez. Pourquoi spécial ? Et bien si vous avez lu ce livre, vous savez que ce livre laisse un terrible goût amer. Je ne sais pas si au collège vous avez eu la chance de faire une dissertation sur la célèbre citation de Kafka "On ne devrait lire que les livres qui vous mordent et vous piquent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d'un coup de poing sur le crâne, à quoi bon lire... Un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous." Bon, on ne vas pas épiloguer sur le fait que j'ai eu 8 à cette dissertation et que cette citation m'a traumatisée durant toute ma période collégienne. Mais venons-en aux faits, je suis vraiment d'accord avec Kafka. Et ce livre est une hache. Il faut savoir que je ne suis absolument pas une âme sensible, au contraire. Mais je vais vous avouer que plusieurs fois, durant la lecture de ce livre, j'ai failli arrêter de lire. Il s'avère que je souffrais avec ce pauvre homme. Et d'un autre côté, la solidarité de ses rares amis me laissais croire qu'une bonne issue était encore possible. Mais, comment vous dire... J'ai lu ce livre il y a deux ans, et il y a encore des passages qui me mettent les frissons quand j'y pense. J'ai été chamboulée pendant presque une semaine à la fin de la lecture de ce livre tellement il m'a choquée. J'ai fait des recherches sur le sujet (puisque c'est une histoire vraie, il faut le dire) et plus j'avançais dans mes recherches, plus j'étais dégoutée de l'espèce humaine. En fait, ce livre m'a dégouté de l'être humain. Mais je ne regrette absolument pas de l'avoir lu. Ce livre m'a fait ressentir ce que jamais aucun livre ne m'a fait ressentir. Il est unique. Alors je comprends totalement que beaucoup de personnes puissent mettre 0/20 contrairement à moi, mais moi, j'aime être choquée, j'aime avoir ce dégoût, j'aime y repenser encore une semaine après. L'écriture tient, pour moi, du génie. Oui, je pense qu'il est bien plus facile d'écrire de belles choses qui mettent la larmes à l'oeil plutôt que d'écrire quelque chose qui vous fait mal. Parce que c'est ça. J'ai eu mal tout au long de cette lecture, alors je suis peut-être maso, mais j'ai adoré. 

mardi 3 juillet 2012

Voltaire - Zadig

Quatrième de couverture :
Jeune et riche, beau et intelligent, courtisé et considéré, Zadig incarnait à Babylone la plénitude du bonheur humain lorsque les caprices de la fortune mirent à l'épreuve la fermeté de son caractère et les ressources de son esprit. Trahi par la belle Sémire, en butte à la jalousie du roi Moabdar, le voici réduit à l'état de vagabond. Mais le malheur est-il vraiment sans remède pour qui possède « le talent de démêler la vérité que tous les hommes cherchent à obscurcir » ?

Mon avis : 14/20
Oui je sais, vous trouvez que je me la pète un peu avec mon livre de grande marque, d'un autre côté, ce n'est pas donné à tout le monde de lire Zadig de Voltaire... 
Bon, trêve de galéjade, j'ai relu ce livre parce qu'il m'était conseillé pour les cours, et que j'avais envie de le relire depuis pas mal de temps, puisque ça fait assez longtemps que je l'avais lu. J'en avais gardé un assez mauvais souvenir pour ne pas vous mentir. Mais en le relisant cette fois-ci, sans la contrainte du professeur qui vous donne 2 jours pour le faire, j'ai plutôt bien apprécié cette lecture. Je me suis mise dedans, et en une journée le livre était fini (bon, il faut dire qu'il n'est pas très épais non plus). Je dois avouer que j'ai particulièrement aimé cette lecture grâce aux explications "en vue du BAC" (vous savez, celles qu'on ne lit pas quand on doit, justement, passer le BAC). En effet les explications aidaient à mieux décrypter les visées dénonciatrices de Voltaire, et de ce fait, tout au long de ma lecture, la critique me paraissait assez évidente. Bon, pour ce qui est de l'histoire, rien n'est exceptionnel selon moi. En vérité, la véritable réussite de cette oeuvre c'est toute cette critique détournée, cachée.
Quand je pense qu'il m'a fallut trois mois pour le lire en seconde dans le cadre des cours, et là, je l'ai lu en une journée alors que mes cours me l'avaient simplement conseillé pour l'été. Comme quoi, le contexte de lecture peut tout changer.

Citations :
"Nous nous adorons, et nous craignons tous deux de nous aimer ; nous brûlons tous deux d'un feu que nous condamnons." 


vendredi 29 juin 2012

Jean Teulé - Charly 9

Quatrième de couverture :
Charles IX fut de tous nos rois de France l'un des plus calamiteux.
A 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint Barthélèmy, qui épouvanta l'Europe Entière. Abasourdi par l'énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant le lapin et le cerf dans les salles du Louvre, fabriquant de la fausse monnaie pour remplir les caisses désespérèment vides du Royaume, il accumula les initiatives désastreuses.
Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous.
Pourtant, il avait un bon fond.


Mon avis : 12/20
J'ai longtemps hésité avant d'acheter Charly 9, puisque même si j'adore Jean Teulé, je ne suis pas très fan de tout ce qui est historique (oui, j'ai encore de trop mauvais souvenirs de mes profs d'histoire). Mais bon, je l'ai tout de même acheté, et je l'ai lu. Je suis assez mitigée sur ce livre. En fait, tout au long de la lecture, j'étais incapable de savoir si j'aimais ce livre ou pas. Mais il s'avère que je voulais le finir, connaître la fin. 
Une chose est sûre, Jean Teulé a réussi à nous faire pitié avec son personnage de Charly 9. Il mélange la réalité historique avec une fiction de manipulation assez fantastique. En fait, on prend absolument le parti de ce personnage détestable qui a des remords sur toutes les horreurs qu'il a ordonnées. On arrive à compatir de la douleur qu'il vit. En fait, ce livre m'a assez troublé, mais je ne peut pas dire que ce soit mon préféré de Jean Teulé. Je ne regrette pas de l'avoir lu, mais je ne le relirai pas avec grand plaisir.


dimanche 24 juin 2012

Louise de Vilmorin - Sainte-Unefois

Quatrième de couverture :
Milrid, en cet instant, la comprit mieux qu'elle-même : il faillit la prendre dans ses bras. Il l'aurait embrassée s'il avait pu croire qu'ils en mourraient tous les deux. Seule la certitude qu'ils continueraient à vivre l'empêcha de le faire ; il était déjà résolu à ne pas la perdre.

Mon avis : 3/20
A vrai dire, le seul passage que j'ai aimé, c'est celui que l'on trouve en quatrième de couverture. Il y a, à peu près, un paragraphe sur tout le livre qui ne m'a pas déplu. J'ai vraiment détesté. Je suis peut-être bête (sûrement même), mais je n'ai rien compris à l'histoire, et à vrai dire, si on me demandait de raconter le livre, je serais incapable d'en dire quoique ce soit mis à part que j'ai l'impression d'avoir lu du vide. Oui, en fait c'est ça, après avoir lu ce livre, c'est comme si on n'avait rien lu. Un peu comme lorsqu'on lit Beckett la première fois.
Du coup, c'est sûr que pour donner un avis un peu plus objectif ça risque d'être plus complexe (enfin bon, si je donne mon avis, c'est bien pour être subjective après tout !)
Je n'ai donc pas grand chose à dire puisque j'ai détesté et que mon impression est quasi inexistante. J'aime ressentir des choses quand je lis, et là... C'était tout l'inverse.

jeudi 21 juin 2012

Vladimir Nabokov - Lolita


Quatrième de couverture :
Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois, contre les dents. Lo. Lii. Ta.

Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l’école. Elle était Dolores sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita. 

Mon avis : 15/20
J'ai commencé à lire ce livre l'année dernière, mais j'ai abandonné dans la deuxième partie parce que je trouvais qu'il y avait de moins en moins de rebondis. Seulement, cette année je l'ai étudié en cours, j'ai donc été forcée de le relire et, cette fois, aller jusqu'au bout. Quand on commence un livre pareil, on s'attend tout de suite à trouver Humbert (le personnage principal avec Lolita) ignoble, répugnant. Mais à ma première lecture, j'ai d'abord été surprise que Lolita soit aussi... consentante. En fait, j'ai plus été dégoutée de cette jeune fille qui provoque volontairement Humbert. Forcément on arrive à se dire "le pauvre, c'est lui la véritable victime en fait".
Bien sûr, tout ça, c'était avant de l'étudier minutieusement en cours. J'ai étudié ce livre, et j'ai donc appris que Nabokov utilisait un nombre incroyable de figures de styles et de rhétorique pour faire passer, justement, Lolita comme une petite fille provocante, le tout, sous le point de vue de Humbert. Je ne sais pas si vous me suivez. En gros, en lisant ce livre, il ne faut absolument pas oublier que le narrateur est Humbert, et que tout ce qu'il raconte, est uniquement raconté de son point de vue. Quand il dira que pendant l'amour, Lolita pleurait de joie tant elle était heureuse, il faut se dire que Lolita pleure, et que lui pense que ce sont des larmes de joie. 
C'est sûr que lorsqu'on apprend ça, la lecture du livre prend une toute autre forme. On ne voit plus Lolita comme une petite "garce" mais comme une fille tout à fait normale, que Humbert prend pour de la provoque. Le problème, c'est que tout au long de l'histoire, elle en joue aussi, du coup le doute est toujours présent. Elle fait sans arrêt du chantage à Humbert, et elle le tient par les c***lles ! 
En fait, après réflexion, c'est là qu'on se rend réellement compte du génie de Nabokov. J'ai toujours pensé qu'on lui attribuait son génie au fait qu'il avait écrit un livre sur la pédophilie, et qu'on arrivait à avoir de la sympathie pour le pédophile en question, mais la réalité, c'est que Nabokov arrive à nous faire penser que tout est la faute de Lolita, qui n'est pourtant qu'une petite fille normale.

Adaptation cinématographique :
J'ai vu la dernière adaptation (celle de 1997 de Adrian Lyne), et je trouve que dans ce film, on trouve justement ce même esprit d'une Lolita provocante (ce qui fait d'autant plus penser que le livre est écrit dans ce sens). Il manque tout de même certains détails du livre qu'on voudrait voir. Je suis donc plutôt déçue par cette adaptation cinématographique, bien qu'elle ne soit pas catastrophique. 


mercredi 20 juin 2012

Madeleine Wickham (Sophie Kinsella) - Un Week-End Entre Amis


Quatrième de couverture :
Quoi de plus sympathique qu'un week-end à la campagne avec des amis perdus de vue pour évoquer le bon vieux temps ? C'est ainsi que les anciens de Seymour Road se retrouvent dans la superbe maison de Patrick et Caroline. Au menu : tennis, cocktails et fonds d'investissement. Sur la pelouse, chacun sort son plus beau jeu : un bronzage satiné, un revers lifté, une enfant surdouée, un projet d'hôtel... Mais les choses vont rapidement tourner au vinaigre. Malgré la joie affichée, les années ont écorché la belle complicité d'autrefois. Pire, cette plongée dans le passé va obliger chacun à comparer sa situation à celle des autres et à ses rêves de jeunesse. Au programme : jeu, set et baffes !


Mon avis : 5/20
Ce livre a été pour moi une énorme déception ! Bien sûr, je ne m'attendais pas au gros coup de coeur, mais je pensais pouvoir passer un bon moment avec des personnages marrants... J'avais en tête un autre livre de cette même auteure Les Confessions D'une Accro Du Shopping, et je pensais vraiment que je retrouverais cette même ambiance avec tout de même une histoire et un petit suspens... 
Pour tout vous dire je n'ai même pas fini le livre tellement je me suis ennuyée. J'ai du arriver au 3/4 du livre avant d'abandonner après avoir compris qu'il n'y aurait pas d'intrigue intéressante. En fait, le seul suspens présent tout au long du livre c'est de savoir quand il va devenir intéressant. Vraiment, une déception. 


mardi 19 juin 2012

Gilles Paris - Au Pays Des Kangourous


Quatrième de couverture :
" Ce matin, j’ai trouvé papa dans le lave-vaisselle. En entrant dans la cuisine, j’ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d’hier soir. J’ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. Il m’a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout coincé de partout. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand, mon papa. "

Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien au Trocadéro. Mais le couple n’en est plus un depuis longtemps. Paul est écrivain, il écrit pour les autres. Carole, femme d’affaires accomplie, passe sa vie en Australie, loin d’un mari qu’elle n’admire plus et d’un enfant qu’elle ne sait pas aimer. Le jour où Paul est interné pour dépression, l’enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque, adepte des séances de spiritisme avec ses amies « les sorcières », et prête à tout pour le protéger.

Dans les couloirs trop blancs des hôpitaux, il rencontre aussi l’évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets qui semble bien résolue à lui offrir son aide. Porté par l’amour de Lily, perdu dans un univers dont le sens lui résiste, Simon va tâcher, au travers des songes qu’il s’invente en fermant les yeux, de mettre des mots sur la maladie de son père, jusqu’à toucher du doigt une vérité indicible.

Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
J'ai acheté ce livre lors de la Fête Du Livre de Talloires, les 2 et 3 juin 2012, j'ai ainsi pu me le faire dédicacer par l'auteur (oui je sais, j'ai la classe totale) et parler un peu avec lui. Je savais à l'avance que je regretterai de ne pas lui avoir posé toutes les questions qui me passaient par la tête, mais vu que je n'avais pas encore lu son livre, je ne voulais pas faire la fille qui connait par coeur son travail alors que ce n'était absolument pas le cas.
Je dois avouer que je fais partie des personnes qui, avant d'acheter un livre, lisent la première et dernière phrase du livre en question. Il est quand même rares qu'elles me décident à prendre ou reposer un livre. Et pour ce livre, c'était le cas. La première phrase annonçait "du lourd". Cette petite phrase m'a donc convaincue de prendre ce livre que je ne voulais reposer pour rien au monde, en espérant que le reste de la lecture serait à la hauteur de cette première phrase. 
Et je n'ai pas été déçue. Bien sûr, je ne m'attendais pas du tout à une histoire pareille, on se retrouve dans la peau d'un enfant de 9 ans, avec la naïveté qui va avec, mais une naïveté touchante. Je dois dire que j'ai rarement été aussi attendrie en lisant un livre. On suit, du point de vue de l'enfant, toute les étapes de la dépression de son père. Mes pensées se sont divisées en deux tout au long de ma lecture, d'un côté on est du point de vue de l'enfant, et on se pose les mêmes questions que lui, et de l'autre, on sait de quoi il s'agit et on aimerait que l'enfant ne le sache jamais. Je ne sais pas trop comment vous le dire avec des mots... 
Bref, j'ai adoré ce livre, et je trouve que l'écriture est soigneusement réussie, on se met vraiment dans la peau d'un enfant de 9 ans. D'ailleurs, la voix avec laquelle je lisais le livre dans ma tête (si vous voyez ce que je veux dire) n'était autre que la voix d'un enfant.
Pour une fois qu'un roman ne met pas scène une histoire d'amour à l'eau de rose, moi je dis oui.


Citations :
"Quand on pleure et que quelqu'un vous touche, on pleure encore plus, comme si le fait d'être aimé n'arrangeait rien."