vendredi 29 juin 2012

Jean Teulé - Charly 9

Quatrième de couverture :
Charles IX fut de tous nos rois de France l'un des plus calamiteux.
A 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint Barthélèmy, qui épouvanta l'Europe Entière. Abasourdi par l'énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant le lapin et le cerf dans les salles du Louvre, fabriquant de la fausse monnaie pour remplir les caisses désespérèment vides du Royaume, il accumula les initiatives désastreuses.
Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous.
Pourtant, il avait un bon fond.


Mon avis : 12/20
J'ai longtemps hésité avant d'acheter Charly 9, puisque même si j'adore Jean Teulé, je ne suis pas très fan de tout ce qui est historique (oui, j'ai encore de trop mauvais souvenirs de mes profs d'histoire). Mais bon, je l'ai tout de même acheté, et je l'ai lu. Je suis assez mitigée sur ce livre. En fait, tout au long de la lecture, j'étais incapable de savoir si j'aimais ce livre ou pas. Mais il s'avère que je voulais le finir, connaître la fin. 
Une chose est sûre, Jean Teulé a réussi à nous faire pitié avec son personnage de Charly 9. Il mélange la réalité historique avec une fiction de manipulation assez fantastique. En fait, on prend absolument le parti de ce personnage détestable qui a des remords sur toutes les horreurs qu'il a ordonnées. On arrive à compatir de la douleur qu'il vit. En fait, ce livre m'a assez troublé, mais je ne peut pas dire que ce soit mon préféré de Jean Teulé. Je ne regrette pas de l'avoir lu, mais je ne le relirai pas avec grand plaisir.


dimanche 24 juin 2012

Louise de Vilmorin - Sainte-Unefois

Quatrième de couverture :
Milrid, en cet instant, la comprit mieux qu'elle-même : il faillit la prendre dans ses bras. Il l'aurait embrassée s'il avait pu croire qu'ils en mourraient tous les deux. Seule la certitude qu'ils continueraient à vivre l'empêcha de le faire ; il était déjà résolu à ne pas la perdre.

Mon avis : 3/20
A vrai dire, le seul passage que j'ai aimé, c'est celui que l'on trouve en quatrième de couverture. Il y a, à peu près, un paragraphe sur tout le livre qui ne m'a pas déplu. J'ai vraiment détesté. Je suis peut-être bête (sûrement même), mais je n'ai rien compris à l'histoire, et à vrai dire, si on me demandait de raconter le livre, je serais incapable d'en dire quoique ce soit mis à part que j'ai l'impression d'avoir lu du vide. Oui, en fait c'est ça, après avoir lu ce livre, c'est comme si on n'avait rien lu. Un peu comme lorsqu'on lit Beckett la première fois.
Du coup, c'est sûr que pour donner un avis un peu plus objectif ça risque d'être plus complexe (enfin bon, si je donne mon avis, c'est bien pour être subjective après tout !)
Je n'ai donc pas grand chose à dire puisque j'ai détesté et que mon impression est quasi inexistante. J'aime ressentir des choses quand je lis, et là... C'était tout l'inverse.

jeudi 21 juin 2012

Vladimir Nabokov - Lolita


Quatrième de couverture :
Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois, contre les dents. Lo. Lii. Ta.

Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l’école. Elle était Dolores sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita. 

Mon avis : 15/20
J'ai commencé à lire ce livre l'année dernière, mais j'ai abandonné dans la deuxième partie parce que je trouvais qu'il y avait de moins en moins de rebondis. Seulement, cette année je l'ai étudié en cours, j'ai donc été forcée de le relire et, cette fois, aller jusqu'au bout. Quand on commence un livre pareil, on s'attend tout de suite à trouver Humbert (le personnage principal avec Lolita) ignoble, répugnant. Mais à ma première lecture, j'ai d'abord été surprise que Lolita soit aussi... consentante. En fait, j'ai plus été dégoutée de cette jeune fille qui provoque volontairement Humbert. Forcément on arrive à se dire "le pauvre, c'est lui la véritable victime en fait".
Bien sûr, tout ça, c'était avant de l'étudier minutieusement en cours. J'ai étudié ce livre, et j'ai donc appris que Nabokov utilisait un nombre incroyable de figures de styles et de rhétorique pour faire passer, justement, Lolita comme une petite fille provocante, le tout, sous le point de vue de Humbert. Je ne sais pas si vous me suivez. En gros, en lisant ce livre, il ne faut absolument pas oublier que le narrateur est Humbert, et que tout ce qu'il raconte, est uniquement raconté de son point de vue. Quand il dira que pendant l'amour, Lolita pleurait de joie tant elle était heureuse, il faut se dire que Lolita pleure, et que lui pense que ce sont des larmes de joie. 
C'est sûr que lorsqu'on apprend ça, la lecture du livre prend une toute autre forme. On ne voit plus Lolita comme une petite "garce" mais comme une fille tout à fait normale, que Humbert prend pour de la provoque. Le problème, c'est que tout au long de l'histoire, elle en joue aussi, du coup le doute est toujours présent. Elle fait sans arrêt du chantage à Humbert, et elle le tient par les c***lles ! 
En fait, après réflexion, c'est là qu'on se rend réellement compte du génie de Nabokov. J'ai toujours pensé qu'on lui attribuait son génie au fait qu'il avait écrit un livre sur la pédophilie, et qu'on arrivait à avoir de la sympathie pour le pédophile en question, mais la réalité, c'est que Nabokov arrive à nous faire penser que tout est la faute de Lolita, qui n'est pourtant qu'une petite fille normale.

Adaptation cinématographique :
J'ai vu la dernière adaptation (celle de 1997 de Adrian Lyne), et je trouve que dans ce film, on trouve justement ce même esprit d'une Lolita provocante (ce qui fait d'autant plus penser que le livre est écrit dans ce sens). Il manque tout de même certains détails du livre qu'on voudrait voir. Je suis donc plutôt déçue par cette adaptation cinématographique, bien qu'elle ne soit pas catastrophique. 


mercredi 20 juin 2012

Madeleine Wickham (Sophie Kinsella) - Un Week-End Entre Amis


Quatrième de couverture :
Quoi de plus sympathique qu'un week-end à la campagne avec des amis perdus de vue pour évoquer le bon vieux temps ? C'est ainsi que les anciens de Seymour Road se retrouvent dans la superbe maison de Patrick et Caroline. Au menu : tennis, cocktails et fonds d'investissement. Sur la pelouse, chacun sort son plus beau jeu : un bronzage satiné, un revers lifté, une enfant surdouée, un projet d'hôtel... Mais les choses vont rapidement tourner au vinaigre. Malgré la joie affichée, les années ont écorché la belle complicité d'autrefois. Pire, cette plongée dans le passé va obliger chacun à comparer sa situation à celle des autres et à ses rêves de jeunesse. Au programme : jeu, set et baffes !


Mon avis : 5/20
Ce livre a été pour moi une énorme déception ! Bien sûr, je ne m'attendais pas au gros coup de coeur, mais je pensais pouvoir passer un bon moment avec des personnages marrants... J'avais en tête un autre livre de cette même auteure Les Confessions D'une Accro Du Shopping, et je pensais vraiment que je retrouverais cette même ambiance avec tout de même une histoire et un petit suspens... 
Pour tout vous dire je n'ai même pas fini le livre tellement je me suis ennuyée. J'ai du arriver au 3/4 du livre avant d'abandonner après avoir compris qu'il n'y aurait pas d'intrigue intéressante. En fait, le seul suspens présent tout au long du livre c'est de savoir quand il va devenir intéressant. Vraiment, une déception. 


mardi 19 juin 2012

Gilles Paris - Au Pays Des Kangourous


Quatrième de couverture :
" Ce matin, j’ai trouvé papa dans le lave-vaisselle. En entrant dans la cuisine, j’ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d’hier soir. J’ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. Il m’a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout coincé de partout. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand, mon papa. "

Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien au Trocadéro. Mais le couple n’en est plus un depuis longtemps. Paul est écrivain, il écrit pour les autres. Carole, femme d’affaires accomplie, passe sa vie en Australie, loin d’un mari qu’elle n’admire plus et d’un enfant qu’elle ne sait pas aimer. Le jour où Paul est interné pour dépression, l’enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque, adepte des séances de spiritisme avec ses amies « les sorcières », et prête à tout pour le protéger.

Dans les couloirs trop blancs des hôpitaux, il rencontre aussi l’évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets qui semble bien résolue à lui offrir son aide. Porté par l’amour de Lily, perdu dans un univers dont le sens lui résiste, Simon va tâcher, au travers des songes qu’il s’invente en fermant les yeux, de mettre des mots sur la maladie de son père, jusqu’à toucher du doigt une vérité indicible.

Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
J'ai acheté ce livre lors de la Fête Du Livre de Talloires, les 2 et 3 juin 2012, j'ai ainsi pu me le faire dédicacer par l'auteur (oui je sais, j'ai la classe totale) et parler un peu avec lui. Je savais à l'avance que je regretterai de ne pas lui avoir posé toutes les questions qui me passaient par la tête, mais vu que je n'avais pas encore lu son livre, je ne voulais pas faire la fille qui connait par coeur son travail alors que ce n'était absolument pas le cas.
Je dois avouer que je fais partie des personnes qui, avant d'acheter un livre, lisent la première et dernière phrase du livre en question. Il est quand même rares qu'elles me décident à prendre ou reposer un livre. Et pour ce livre, c'était le cas. La première phrase annonçait "du lourd". Cette petite phrase m'a donc convaincue de prendre ce livre que je ne voulais reposer pour rien au monde, en espérant que le reste de la lecture serait à la hauteur de cette première phrase. 
Et je n'ai pas été déçue. Bien sûr, je ne m'attendais pas du tout à une histoire pareille, on se retrouve dans la peau d'un enfant de 9 ans, avec la naïveté qui va avec, mais une naïveté touchante. Je dois dire que j'ai rarement été aussi attendrie en lisant un livre. On suit, du point de vue de l'enfant, toute les étapes de la dépression de son père. Mes pensées se sont divisées en deux tout au long de ma lecture, d'un côté on est du point de vue de l'enfant, et on se pose les mêmes questions que lui, et de l'autre, on sait de quoi il s'agit et on aimerait que l'enfant ne le sache jamais. Je ne sais pas trop comment vous le dire avec des mots... 
Bref, j'ai adoré ce livre, et je trouve que l'écriture est soigneusement réussie, on se met vraiment dans la peau d'un enfant de 9 ans. D'ailleurs, la voix avec laquelle je lisais le livre dans ma tête (si vous voyez ce que je veux dire) n'était autre que la voix d'un enfant.
Pour une fois qu'un roman ne met pas scène une histoire d'amour à l'eau de rose, moi je dis oui.


Citations :
"Quand on pleure et que quelqu'un vous touche, on pleure encore plus, comme si le fait d'être aimé n'arrangeait rien."


vendredi 15 juin 2012

Douglas Kennedy - Une Relation Dangereuse



Quatrième de couverture :
Quand Sally rencontre Tony...
Ils se sont trouvés. Elle, fonceuse, ambitieuse, prête à tout pour décrocher un scoop. Lui, cynique, élégant, jamais plus à l'aise qu'en zone de guerre. Le journalisme extrême : voilà leur drogue, leur raison de vivre. Jusqu'à aujourd'hui. Un seul regard a suffi pour les rendre accros l'un à l'autre.Dès lors, les évènements se précipitent. Un mariage, une maison, un enfant en route... Elle pouponnera, il écrira enfin son roman. Le rêve. Ou presque. Peu à peu, Sally s'enfonce dans la dépression. L'homme qui partage son lit, cet inconnu trop vite épousé, semble cacher bien des vices. Et l'idylle éclatante prend soudain des allures de machination perverse...


Mon avis : 16/20
J'ai adoré ce livre, car selon moi, la lecture doit vous faire ressentir des sentiments, vous faire naître des émotions... Ici, beaucoup d'émotions sont vécues par le lecteur. En tout cas, c'est ce que j'ai ressenti en lisant ce livre. On va de la haine au soulagement en passant par plusieurs autres émotions. Tout au long de l'oeuvre on se demande quel pourra bien être le dénouement de cette histoire totalement folle. On vit vraiment l'histoire en même temps que le personnage principal, et je pense que c'est ce qui nous emporte dans l'oeuvre. J'ai beau chercher, je ne vois pas de réel point faible à part peut-être le fait que l'intrigue démarre assez tardivement.


jeudi 14 juin 2012

Jean Teulé - Le Magasin Des Suicides


Quatrième de couverture :
Vous avez raté votre vie ?  Avec nous, vous réussirez votre mort!


Imaginez un magasin où l'on vend depuis 10 générations tous les ingrédients possibles pour se suicider.  Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgie un adversaire impitoyable: la joie de vivre...


Mon avis : 14/20
Ce livre est tout simplement génial. Bon, il faut dire que j'adore tout ce qui est humour noir, cynisme, et du début à la fin, ce livre m'a fait, si j'ose dire, mourir de rire. Je dois aussi avouer que j'ai un faible pour Jean Teulé, je n'ai jamais été déçue, tous ses livres possèdent un univers différent, mais toujours très bien maîtrisés. 
Le Magasin Des Suicides reste tout de même un livre de pur divertissement, mais je pense que je pourrais le relire, car il se lit vite, et bien. Je pense vraiment qu'on ne peut pas être déçu en refermant le livre. 
Cependant, la fin n'est pas assez précise, selon moi. Peut-être que c'est volontaire de la part de l'auteur, mais plusieurs personnes que je connais qui ont lu ce livre n'ont pas interprété comme moi la fin, du coup je n'arrive pas à savoir quelle fin est la vraie. Donc je reste sur mon idée de base, qui me parait être une bonne fin pour cette histoire (Non, je ne vous raconterai pas la fin !) mais il est vrai que l'on peut l'interpréter de plusieurs façons, est-ce un véritable choix de la part de l'écrivain ? Ceci est mon seul et unique bémol mis à part peut-être le fait que le côté noir du livre se perd un peu vers la fin...

En conclusion, je ne regrette absolument pas la lecture de ce livre, il est court, efficace, et je ne me lasse pas de l'humour noir, surtout lorsqu'il est bien fait, comme ici. C'est donc un livre que je recommande pour tous les âges et tous les goûts, je l'ai même prêté à plusieurs personnes, qui l'ont adoré également. Donc si vous hésitez à acheter Le Magasin Des Suicides, n'hésitez plus, vous le ne regretterez pas !



Adaptation Cinématographique :
Alors pour tout vous dire, j'ai été surprise, car je trouve que les personnages son exactement comme je l'imaginais dans mon livre, le père est particulièrement fidèle au livre je trouve. Aussi, le film ne suit pas du tout la même histoire que le livre, donc on ne peut pas être réellement déçu quand on va le voir. Cependant, c'est aussi un bémol, parce qu'il y a des scènes que j'aurais adoré voir interprétées au cinéma. Mais bon, ça reste une bonne adaptation cinématographique selon moi.

mercredi 13 juin 2012

Qui je suis ?

Je m'appelle PénélopeJe suis une fille tout à fait normale, je déteste parler de ma vie et encore plus faire une description de qui je suis, parce qu'au fond, personne n'arrivera à me connaître mieux que superficiellement. J'aime la musique, j'ai un niveau médiocre dans tous ces domaines, mais j'aime quand même pratiquer. J'aime rire. Jsuis étudiante en Lettres Modernes, je passe donc la plupart de mon temps libre accompagnée d'un livre. Je ne fais jamais confiance aux gens, je suis persuadée qu'ils peuvent me trahir dès que j'ai le dos tourné, et ils le font, c'est pourquoi je n'ai que très peu d'amis, mais j'ai la prétention de dire que ce sont des vraisIl a des gens que j'aime, d'autres moins, mais je fais avecJe suis parano sur les bords, même si je ne le montre pas forcémentJ'aime la couleur rouge. Je préfère faire des erreurs que de ne rien faire du tout. Jprofite de ma vie, je n'en ai rien à faire des jugements, qu'ils soient bons ou mauvais. Je suis misanthrope, je déteste les gens. Je suis persuadée que je suis homme. Je n'ai qu'une ambition, ne rien regretter le jour de ma mort. Je n'aime pas la venue du printemps et de toutes ses personnes qui s'assoient dans un parc et je déteste les pieds
Voila, qui je suis.