mardi 19 juin 2012

Gilles Paris - Au Pays Des Kangourous


Quatrième de couverture :
" Ce matin, j’ai trouvé papa dans le lave-vaisselle. En entrant dans la cuisine, j’ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d’hier soir. J’ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. Il m’a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout coincé de partout. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand, mon papa. "

Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien au Trocadéro. Mais le couple n’en est plus un depuis longtemps. Paul est écrivain, il écrit pour les autres. Carole, femme d’affaires accomplie, passe sa vie en Australie, loin d’un mari qu’elle n’admire plus et d’un enfant qu’elle ne sait pas aimer. Le jour où Paul est interné pour dépression, l’enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque, adepte des séances de spiritisme avec ses amies « les sorcières », et prête à tout pour le protéger.

Dans les couloirs trop blancs des hôpitaux, il rencontre aussi l’évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets qui semble bien résolue à lui offrir son aide. Porté par l’amour de Lily, perdu dans un univers dont le sens lui résiste, Simon va tâcher, au travers des songes qu’il s’invente en fermant les yeux, de mettre des mots sur la maladie de son père, jusqu’à toucher du doigt une vérité indicible.

Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
J'ai acheté ce livre lors de la Fête Du Livre de Talloires, les 2 et 3 juin 2012, j'ai ainsi pu me le faire dédicacer par l'auteur (oui je sais, j'ai la classe totale) et parler un peu avec lui. Je savais à l'avance que je regretterai de ne pas lui avoir posé toutes les questions qui me passaient par la tête, mais vu que je n'avais pas encore lu son livre, je ne voulais pas faire la fille qui connait par coeur son travail alors que ce n'était absolument pas le cas.
Je dois avouer que je fais partie des personnes qui, avant d'acheter un livre, lisent la première et dernière phrase du livre en question. Il est quand même rares qu'elles me décident à prendre ou reposer un livre. Et pour ce livre, c'était le cas. La première phrase annonçait "du lourd". Cette petite phrase m'a donc convaincue de prendre ce livre que je ne voulais reposer pour rien au monde, en espérant que le reste de la lecture serait à la hauteur de cette première phrase. 
Et je n'ai pas été déçue. Bien sûr, je ne m'attendais pas du tout à une histoire pareille, on se retrouve dans la peau d'un enfant de 9 ans, avec la naïveté qui va avec, mais une naïveté touchante. Je dois dire que j'ai rarement été aussi attendrie en lisant un livre. On suit, du point de vue de l'enfant, toute les étapes de la dépression de son père. Mes pensées se sont divisées en deux tout au long de ma lecture, d'un côté on est du point de vue de l'enfant, et on se pose les mêmes questions que lui, et de l'autre, on sait de quoi il s'agit et on aimerait que l'enfant ne le sache jamais. Je ne sais pas trop comment vous le dire avec des mots... 
Bref, j'ai adoré ce livre, et je trouve que l'écriture est soigneusement réussie, on se met vraiment dans la peau d'un enfant de 9 ans. D'ailleurs, la voix avec laquelle je lisais le livre dans ma tête (si vous voyez ce que je veux dire) n'était autre que la voix d'un enfant.
Pour une fois qu'un roman ne met pas scène une histoire d'amour à l'eau de rose, moi je dis oui.


Citations :
"Quand on pleure et que quelqu'un vous touche, on pleure encore plus, comme si le fait d'être aimé n'arrangeait rien."


1 commentaire:

  1. quand je pense que je suis passé à côté !! mais je vais pas tarder a lire "autobiographie d'une courgette" que comme tu le sais dejà je me suis aussi fait dédicacé :D
    c'est bête hein pour les questions ^^

    ps: je veuuux !!

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