samedi 28 juillet 2012

Carl Aderhold - Mort Aux Cons

Quatrième de couverture :

"Contrairement à l'idée répandue, les cons ne sont pas réformables.
Une seule chose peut les amener non pas à changer, mais du moins à se tenir tranquilles : la peur. Je veux qu'ils sachent que le temps de l'impunité est révolu. Je compte à mon actif cent quarante meurtres de cons. Afin qu'ils ne soient pas morts pour rien, je vous enjoins de lire ce manifeste. Il explique le sens véritable de mon combat." Qui n'a jamais rêvé de tuer son voisin le dimanche matin quand il vous réveille à coups de perceuse ? Ou d'envoyer dans le décor l'automobiliste qui vous serre de trop près ? Mais passé les premiers meurtres d'humeur qui le débarrassent des cons de son entourage, le héros prend peu à peu conscience de l'ampleur de sa mission.Carl Aderhold nous livre ici son premier roman. 



Mon avis : 13/20

Et bien en fait, ce livre était depuis un certain temps dans ma pile à lire, et je le repoussais à chaque fois pour plus tard, étant persuadée que j'adorerais ce livre. J'ai beaucoup aimé. A vrai dire, c'est un livre qui change. Le concept est assez amusant : le narrateur tue tous les cons qui empoisonnent sa vie et celle des autres. J'ai beaucoup aimé la démarche de l'auteur : le narrateur nous explique comment il en est venu à tuer ces cons, pourquoi il choisit ceux-là, et on assiste petit à petit à sa propre réflexion sur sa démarche. La lecture est très agréable, il se lit facilement, cependant, je trouve qu'il était un peu long sur la fin, parce qu'une fois qu'on a compris la démarche du narrateur, on n'est plus autant surpris qu'au début. Je n'ai eu aucun mal à le lire, mais j'en ai eu à le finir, parce que j'avais plusieurs livres qui m'appelaient, et je n'arrivais pas à vouloir retrouver ces pages qui se répétaient sans arrêt vers la fin. Mais sinon, mon avis est plutôt positif. On est loin du coup de coeur que je pensais avoir (Bon d'accord, je ne pensais avoir un coup de coeur, mais je pensais au moins mettre un petit 15/20) !



mardi 17 juillet 2012

Virginie Despentes - Mordre Au Travers

Quatrième de couverture :
« Nue devant la glace elle regardait ce gros corps, cette montagne de graisse. Il ne ressemblait à rien. Même pas une femme, rien qu'un gros sac. À mi-noix elle se répétait: "Sale grosse truie, putain de sale grosse truie, grosse vache." Les yeux pleins de larmes parce qu'il s'agissait bien d'elle »...


Évocations tranchantes d'un quotidien noir, de drames intimes ou de rêves inquiétants... Ces nouvelles disent violemment la Femme dans son désir ou son refus du désir, dans ses colères, ses hontes inavouées, ses excès d'amour ou sa folie meurtrière... La Femme blessée, humiliée ou bien vengeresse et autodestructrice. La Femme humaine... Trop humaine ?

Mon avis : 11/20
Je n'ai pas adoré ce livre, mais contrairement aux avis totalement négatifs que j'avais pu lire sur ce livre, mon avis est plus... mitigé. En fait, je n'ai rien trouvé d'exceptionnel dans chacune de ces nouvelles, mais contrairement aux avis que j'avais pu lire, la violence de celles-ci est ce qui m'a le plus plu. (Oui, à force de dire ça vous allez me prendre pour une psychopathe). En effet, certaines chutes, qui étaient toujours marquées par un caractère violent, sont justement ce qui me plaisaient dans certaines nouvelles. La vérité est que je ne trouve rien d'exceptionnel au style de l'auteure, mais je trouve les histoires bien pensées même si ce lien logique de "violence" est peu facile par moment. 
Par contre, je ne suis pas vraiment d'accord avec la quatrième de couverture (que vous pouvez lire juste en dessus, allez, un petit effort !), pour moi, ces nouvelles racontent justement tout l'inverse. La femme est plutôt montrée, soit humiliée, impuissante, soit comme un monstre. Pour le coup, je ne suis pas du tout d'accord avec ce regard sur la femme. Un peu trop catégorique...
Alors, je ne sais pas si c'est parce que j'avais lu des avis terribles sur la "nullité" de ce livre et que je m'attendais à une grosse bouse que finalement je n'ai pas pu être déçue mais en tout cas, je ne serai pas aussi catégorique : certes, ce recueil de nouvelles est loin d'être le meilleur que je n'ai jamais lu, mais je l'ai lu facilement, il faut croire que j'aime le trash, le cruel et le violent (Déjà avec le livre précédent je vous disais aimer avoir mal en lisant, mais alors là, vous allez vraiment croire que je suis masochiste !)

mercredi 11 juillet 2012

Jean Teulé - Mangez-Le Si Vous Voulez

Quatrième de couverture :
Le mardi 16 août 1870, Alain de Monéys, jeune Périgourdin intelligent et aimable, sort du domicile de ses parents pour se rendre à la foire de Hautefaye, le village voisin. Il arrive à destination à quatorze heures. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l'aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Pourquoi une telle horreur est-elle possible ? Comment une foule paisible peut-elle être saisie en quelques minutes par une frénésie aussi barbare ? Ce calvaire raconté étape par étape constitue l'une des anecdotes les plus honteuses de l'histoire du XIXe siècle en France.


Mon avis : 20/20 - COUP DE COEUR -

Je tenais à présenter ce coup de coeur un peu spécial que j'ai eu il y a quelques temps pour Mangez-Le Si Vous Voulez. Pourquoi spécial ? Et bien si vous avez lu ce livre, vous savez que ce livre laisse un terrible goût amer. Je ne sais pas si au collège vous avez eu la chance de faire une dissertation sur la célèbre citation de Kafka "On ne devrait lire que les livres qui vous mordent et vous piquent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d'un coup de poing sur le crâne, à quoi bon lire... Un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous." Bon, on ne vas pas épiloguer sur le fait que j'ai eu 8 à cette dissertation et que cette citation m'a traumatisée durant toute ma période collégienne. Mais venons-en aux faits, je suis vraiment d'accord avec Kafka. Et ce livre est une hache. Il faut savoir que je ne suis absolument pas une âme sensible, au contraire. Mais je vais vous avouer que plusieurs fois, durant la lecture de ce livre, j'ai failli arrêter de lire. Il s'avère que je souffrais avec ce pauvre homme. Et d'un autre côté, la solidarité de ses rares amis me laissais croire qu'une bonne issue était encore possible. Mais, comment vous dire... J'ai lu ce livre il y a deux ans, et il y a encore des passages qui me mettent les frissons quand j'y pense. J'ai été chamboulée pendant presque une semaine à la fin de la lecture de ce livre tellement il m'a choquée. J'ai fait des recherches sur le sujet (puisque c'est une histoire vraie, il faut le dire) et plus j'avançais dans mes recherches, plus j'étais dégoutée de l'espèce humaine. En fait, ce livre m'a dégouté de l'être humain. Mais je ne regrette absolument pas de l'avoir lu. Ce livre m'a fait ressentir ce que jamais aucun livre ne m'a fait ressentir. Il est unique. Alors je comprends totalement que beaucoup de personnes puissent mettre 0/20 contrairement à moi, mais moi, j'aime être choquée, j'aime avoir ce dégoût, j'aime y repenser encore une semaine après. L'écriture tient, pour moi, du génie. Oui, je pense qu'il est bien plus facile d'écrire de belles choses qui mettent la larmes à l'oeil plutôt que d'écrire quelque chose qui vous fait mal. Parce que c'est ça. J'ai eu mal tout au long de cette lecture, alors je suis peut-être maso, mais j'ai adoré. 

mardi 3 juillet 2012

Voltaire - Zadig

Quatrième de couverture :
Jeune et riche, beau et intelligent, courtisé et considéré, Zadig incarnait à Babylone la plénitude du bonheur humain lorsque les caprices de la fortune mirent à l'épreuve la fermeté de son caractère et les ressources de son esprit. Trahi par la belle Sémire, en butte à la jalousie du roi Moabdar, le voici réduit à l'état de vagabond. Mais le malheur est-il vraiment sans remède pour qui possède « le talent de démêler la vérité que tous les hommes cherchent à obscurcir » ?

Mon avis : 14/20
Oui je sais, vous trouvez que je me la pète un peu avec mon livre de grande marque, d'un autre côté, ce n'est pas donné à tout le monde de lire Zadig de Voltaire... 
Bon, trêve de galéjade, j'ai relu ce livre parce qu'il m'était conseillé pour les cours, et que j'avais envie de le relire depuis pas mal de temps, puisque ça fait assez longtemps que je l'avais lu. J'en avais gardé un assez mauvais souvenir pour ne pas vous mentir. Mais en le relisant cette fois-ci, sans la contrainte du professeur qui vous donne 2 jours pour le faire, j'ai plutôt bien apprécié cette lecture. Je me suis mise dedans, et en une journée le livre était fini (bon, il faut dire qu'il n'est pas très épais non plus). Je dois avouer que j'ai particulièrement aimé cette lecture grâce aux explications "en vue du BAC" (vous savez, celles qu'on ne lit pas quand on doit, justement, passer le BAC). En effet les explications aidaient à mieux décrypter les visées dénonciatrices de Voltaire, et de ce fait, tout au long de ma lecture, la critique me paraissait assez évidente. Bon, pour ce qui est de l'histoire, rien n'est exceptionnel selon moi. En vérité, la véritable réussite de cette oeuvre c'est toute cette critique détournée, cachée.
Quand je pense qu'il m'a fallut trois mois pour le lire en seconde dans le cadre des cours, et là, je l'ai lu en une journée alors que mes cours me l'avaient simplement conseillé pour l'été. Comme quoi, le contexte de lecture peut tout changer.

Citations :
"Nous nous adorons, et nous craignons tous deux de nous aimer ; nous brûlons tous deux d'un feu que nous condamnons."