mardi 17 juillet 2012

Virginie Despentes - Mordre Au Travers

Quatrième de couverture :
« Nue devant la glace elle regardait ce gros corps, cette montagne de graisse. Il ne ressemblait à rien. Même pas une femme, rien qu'un gros sac. À mi-noix elle se répétait: "Sale grosse truie, putain de sale grosse truie, grosse vache." Les yeux pleins de larmes parce qu'il s'agissait bien d'elle »...


Évocations tranchantes d'un quotidien noir, de drames intimes ou de rêves inquiétants... Ces nouvelles disent violemment la Femme dans son désir ou son refus du désir, dans ses colères, ses hontes inavouées, ses excès d'amour ou sa folie meurtrière... La Femme blessée, humiliée ou bien vengeresse et autodestructrice. La Femme humaine... Trop humaine ?

Mon avis : 11/20
Je n'ai pas adoré ce livre, mais contrairement aux avis totalement négatifs que j'avais pu lire sur ce livre, mon avis est plus... mitigé. En fait, je n'ai rien trouvé d'exceptionnel dans chacune de ces nouvelles, mais contrairement aux avis que j'avais pu lire, la violence de celles-ci est ce qui m'a le plus plu. (Oui, à force de dire ça vous allez me prendre pour une psychopathe). En effet, certaines chutes, qui étaient toujours marquées par un caractère violent, sont justement ce qui me plaisaient dans certaines nouvelles. La vérité est que je ne trouve rien d'exceptionnel au style de l'auteure, mais je trouve les histoires bien pensées même si ce lien logique de "violence" est peu facile par moment. 
Par contre, je ne suis pas vraiment d'accord avec la quatrième de couverture (que vous pouvez lire juste en dessus, allez, un petit effort !), pour moi, ces nouvelles racontent justement tout l'inverse. La femme est plutôt montrée, soit humiliée, impuissante, soit comme un monstre. Pour le coup, je ne suis pas du tout d'accord avec ce regard sur la femme. Un peu trop catégorique...
Alors, je ne sais pas si c'est parce que j'avais lu des avis terribles sur la "nullité" de ce livre et que je m'attendais à une grosse bouse que finalement je n'ai pas pu être déçue mais en tout cas, je ne serai pas aussi catégorique : certes, ce recueil de nouvelles est loin d'être le meilleur que je n'ai jamais lu, mais je l'ai lu facilement, il faut croire que j'aime le trash, le cruel et le violent (Déjà avec le livre précédent je vous disais aimer avoir mal en lisant, mais alors là, vous allez vraiment croire que je suis masochiste !)

2 commentaires:

  1. As-tu lu d'autres livres de Despentes ? J'avais lu "Les jolies choses" il y a longtemps, et mon avis avait été un peu du style de celui que tu décris : mitigé. Pas impressionnée ni spécialement interpellée, mais rien de mauvais non plus, ça se lisait bien. (La réplique que j'ai retenue du livre était : "J'ai envie de te fourrer, sévère." Représentatif.)

    Ah, je viens de voir que tu es en train de lire "Baise-moi". :-) C'est quand même que ça t'a intéressée un minimum... Là, je dois dire, livre commencé et pas continué. Ça n'a pas pris, et je l'ai oublié.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et bien j'ai découvert Despentes avec Mordre Au Travers, et du coup je n'en n'ai pas lu d'autres à part Baise-Moi que j'ai bientôt fini.
      En fait je l'ai acheté parce que certains avis disaient que c'était un "Thelma & Louise" des temps modernes. Ce film étant un de mes préférés, je pensais adorer "Baise-Moi", et il se trouve que mon avis est encore mitigé... Ca ne prend pas comme tu dis, mais j'ai quand même envie de le finir. Je pense même avoir préféré Mordre Au Travers, qui avait le mérite de faire ressentir des choses.
      Mais comme tu le dis, on pourrait représenter Despentes par cette simple phrase "J'ai envie de te fourrer, sévère." :)

      Supprimer