jeudi 26 décembre 2013

Esparbec - Frotti Frotta

Quatrième de couverture :
Dans les proches environs de Villeneuve, en pleine campagne, cerné par la garenne, Madame Grimaldi dirige un pensionnat pour jeunes filles pas vraiment comme les autres. Les jolies recluses vivent au grand air de la campagne, à l'écart des miasmes de la ville, et pourtant... il semble régner ici un climat pernicieux... L'une des règles de fer de l'Institution ? Les élèves, si elles ont déjà goûté aux plaisirs de la chair, n'en sortent que pour se marier. Cependant, leur sort n'est pas aussi horrible qu'on pourrait le croire. En attendant de leur trouver l'homme qui leur conviendrait, et à qui elles conviendraient, la directrice et ses assistants, gardiens immondes de leur vertu, s'efforcent de former et de distraire à leur façon ces malheureuses pensionnaires. Tout cela, évidemment, à l'insu de la foule, bien à l'abri derrière les murs impénétrables de l'Institution, établissement au-dessus de tout soupçon. Et devinez qui vous allez retrouver ? Bébé, la fille de La Pharmacienne... Laissez-moi vous dire qu elle n'a pas fini d'en voir des vertes et des pas mûres dans cet insolite pensionnat de jeunes filles à marier...


Mon avis : 4/20
 
Ce livre est-il une blague ??? Je tiens à préciser que je ne suis absolument pas une personne que l'on choque facilement (je suis plus du genre à choquer les gens), mais qu'est-ce que c'est que ce livre ?? Vous voyez, ce livre n'est rien d'autre qu'un amas de scènes pornographiques que l'on pourrait retrouver sur un site porno bas de gamme. Je ne vais pas m'étendre sur le sujet car il n'y a pas grand chose à dire : l'intrigue est inexistante, elle est presque plus présente dans la quatrième de couverture que dans le livre. Le seul moment où l'on se dit que la suite va être intéressante, c'est à la fin. Oui oui, la seule intrigue probable commence à la fin mais ne sera jamais développée, puisqu'il n'y a pas de second tome (et heureusement). Voilà pour l'histoire. Les personnages ne sont faits que de gros stéréotypes et clichés. On a envie de claquer les trois-quarts des protagonistes en leur révélant qu'elles sont totalement débiles. Oui, parce qu'à ce niveau-là, ce n'est plus de la naïveté, c'est de l'handicap mental.
J'ajouterai que ce livre est totalement misogyne et misandre aussi. Oui, je conçois que certains clichés sur les femmes et les hommes existent, car il y a des clichés partout. Et j'adore l'humour misogyne (ça, c'est pour prouver que je suis quand même ouverte d'esprit sur le sujet). Mais ce livre dépasse les bornes. Déjà, quand on lit au début du livre que les jeunes filles vont dans un pensionnat pour "apprendre à être de bonnes épouses", on se doute un peu que ça va énerver. Mais quand on voit à quel point les femmes sont de simples objets sexuels totalement dénoué de cervelle, là, ça réveille en moi un côté féministe que je ne me connaissais pas. Quant aux hommes, ils sont montrés comme de gros chiens sans pitié et n'ont absolument aucune finesse. 
Je finirai sur un point positif, car oui, il y en a un tout petit. Oui, j'ai été impressionnée par la diversité du vocabulaire de l'auteur, et j'ai aussi aimé les petites touches d'humour qui sont placées dans l'oeuvre afin d'accentuer la déficience mentale des jeunes filles.
En bref, si vous voulez lire du cul pour du cul, allez-y. Ou alors je peux vous donnez des adresses de sites pornos qui en feront autant.

lundi 23 décembre 2013

Anthony Sitruk - Pornstar

Quatrième de couverture :
Ex-gloire de l’Âge d’or du cinéma porno français, Alan ne survit plus que de petits boulots : tournages à la chaîne pour un producteur véreux, « boute-en-train » dans un club libertin ou encore animateur dans un sex-shop… Parfois, il sort de son relatif anonymat pour signer quelques autographes, accorder des interviews à des journalistes ou « baiser » de jeunes débutantes qui voient encore en lui un dinosaure prestigieux. Disloqué entre son sexe envisagé comme un outil de travail et des émois naissants pour une jeune starlette du X abîmée trop tôt, l’odyssée d’Alan révèle un panorama très documenté de l’histoire du X en France et s’affirme comme un so long terriblement touchant d’une époque désormais révolue… Mais au-delà de l’émotion, Pornstar est un roman qui régalera les amateurs de la mécanique des corps et des fluides, car du sexe, oui, il y en a…

Mon avis : 14/20
Avant tout, j'aimerais remercier la maison d'édition La Musardine ainsi que l'auteur du livre qui m'ont proposée la lecture de ce livre. 
Je ne savais absolument pas à quoi m'attendre en lisant ce livre. Je n'avais qu'une seule peur : que le livre soit un simple fourre-tout de scènes pornographiques sans aucun intérêt (oui, j'en ai déjà lu, et vu que c'est un peu la mode en ce moment... je me méfie !)
Mais voilà, on a ce personnage principal : Alain (alias Alan) et je ne sais pas réellement pour quelles raisons, mais on s'attache à lui. Il a cette objectivité quant au métier qu'il fait et surtout face au monde pornographique en général. L'intrigue est essentiellement basée sur sa vie, puisqu'il est le narrateur, donc on se fait une image des personnages à partir de son point de vue. 
Ce que j'aime dans ce livre, c'est que les scènes de sexe sont justifiées. Evidemment, Alan est un acteur pornographique, alors c'est facile de caser des scènes un peu quand on le veut, mais l'auteur n'en a pas profité pour en fourrer de partout et l'intrigue reste au premier plan. Chaque scène est utile et sert le récit et son objectif. 
J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur, il est cru mais ne tombe jamais dans le vulgaire, ce qui rend la lecture fluide. Je pense qu'il est aussi important de préciser que l'auteur est très renseigné sur l'âge d'or du cinéma pornographique puisque les références dans le texte sont multiples, ce qui rend le livre instructif (si l'on s'intéresse à ce domaine). 
En bref, si la quatrième de couverture vous intrigue, n'hésitez pas à le lire parce que je trouve qu'elle résume particulièrement bien le livre.

Musique :
Cette chanson me fait penser à ce livre :

jeudi 19 décembre 2013

Myra Eljundir - Kaleb, Tome 1

Quatrième de couverture :
C'est si bon d'être mauvais...
À 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort.
Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour ou sa propre puissance le dépasse et ou tout bascule… Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?

Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
A peine le livre acheté, je me suis directement lancée dans la lecture. En fait, j'avais un peu peur en me lançant, car j'ai vu pas mal d'avis qui étaient très bons, mais beaucoup d'avis étaient très mauvais aussi. Ce qui m'a convaincue, ce sont les arguments des uns et des autres. Car en général, les personnes n'ayant pas aimé cette lecture, c'était pour la noirceur du roman (et c'est justement ce qui me donnait envie de le lire).
J'ai d'abord été surprise, car je pensais vraiment que l'on aurait affaire à un anti-héros totalement méchant et sans coeur, je me voyais déjà me complaire dans de la pure cruauté (serait-ce un oxymore ?). Mais non, il s'avère que l'on a un méchant encore plus méchant à détester puisqu'il en veut à notre méchant canon ! Bon, trêve de galéjade, après réflexion (et non pendant la lecture), je trouve que beaucoup de personnages sont très caricaturaux (de type : Lucille), mais en réalité, c'est justifié par les différents dons des personnages et par l'histoire en elle-même, donc je n'arrive pas à vraiment dire que ce soit un point négatif. L'intrigue est vraiment bien trouvée, on se pose pas mal de question et arrivé à la fin du livre on n'a qu'une seule envie : courir acheter le second tome (ce que j'ai fait, mais malheureusement ils n'avaient que le tome 3).
On a ENFIN un livre ou le personnage principal est un méchant sans pitié ! Bon, en vérité il oscille encore entre le Bien et le Mal (je ne pense pas trop spolier en disant cela), donc il a une conscience. Mais j'espère vraiment que dans les prochains tomes l'auteur va aller jusqu'au bout de l'idée et en faire un vrai méchant (tout en restant humain aussi). Oui, maintenant vous savez que j'aime les méchants. D'ailleurs, un petit point négatif : je pense que le premier tome sert juste à mettre en place l'histoire et du coup on n'a pas d'intrigue précise. Mais ce n'est absolument pas dérangeant puisque le livre se dévore sans cela. 
Dernière chose qui me plait dans ce bouquin : la relation entre Kaleb et les autres personnages. Il ne peut compter que sur lui-même, mais il est comme tout le monde, il cherche malgré lui des adjuvants. Et, je pense passer pour une grosse misanthrope qui ne fait confiance à personne, mais je trouve que le livre est assez représentatif des relations humaines en général (je vous en dirais bien plus, mais j'ai peur de vous spolier si je vous explique pourquoi). 

Citations :
- "Le Bien et le Mal ne sont pas si différents. Ce sont des frères jumeaux qui s'épanouissent différemment. Le Bien peut aussi devenir le Mal."
Musique :
Cette chanson me fait penser à ce livre :

vendredi 29 novembre 2013

Gia d'Iseult - 8

Quatrième de couverture :
Huit nouvelles écrites au cours des huit dernières années:
- La pièce de deux euros
- Asylum
- Slutgarden
- Sauvage
- Nesthésie
- Les Vans Goths
- Romance-Gothique
- Christ


Mon avis : 16/20
Avant de commencer, j'aimerais remercier l'auteur qui m'a, encore une fois, contactée pour que je donne un avis sur ce recueil de nouvelles. J'avais fait un article sur Sang Pour Sang Chocolat, mon avis était mitigé mais le style de l'auteur m'avait particulièrement plu. J'ai donc été enchantée de pouvoir me faire un avis plus précis grâce à ce recueil. Je précise tout de suite que je vais parler de l'ensemble de l'oeuvre et non des nouvelles individuellement, j'ai un peu peur de spoiler tout le monde si je fais cela.
Ce recueil réunit tout ce que j'avais aimé dans le premier roman de l'auteur : on a de la violence, on a du glauque mais on a surtout cette vision "extrême" du monde qui pousse à la réflexion. Bon, selon moi, toutes les nouvelles ne se valent pas, il y en a de très bonnes ("La pièce de deux euros", "Asylum" et "Nesthésie" sont les trois qui m'ont le plus marquée) mais certaines sont un peu moins compréhensibles. Je parle notamment de la réflexion, que la plupart des nouvelles poussent à avoir. Je ne suis pas sûre d'avoir bien compris l'intérêt réflectif de "Les Van Goths" ni même de "Christ". J'ai pourtant pris du plaisir à les lire, mais je n'ai pas eu ce "malaise" qui fait réfléchir à la fin, que j'ai pourtant ressenti avec les autres nouvelles. Et c'est vrai que l'intérêt principal de ce recueil, c'est qu'il fait cogiter tout en étant très agréable à lire, c'est pour cela que je mettrais un petit bémol pour ces deux nouvelles.
Globalement, les intrigues sont très originales, très bien trouvées et il y a une certaine cohérence entre elles, mais je serai incapable de vous dire pourquoi, c'est plus un sentiment général. J'ai été plutôt étonnée aussi, parce que je me suis attachée très vite à la plupart des personnages, alors que la brièveté des nouvelles ne le permet pas dans la plupart des recueils, et c'est très appréciable. Du coup cela donne plus de forces aux chutes et l'on se sent beaucoup plus impliqué dans l'histoire. Enfin, le style de l'auteur me plait toujours autant, ainsi que les thèmes abordés et je suis très heureuse d'avoir lu ce recueil puisque j'avais eu un avis plutôt mitigé sur son premier roman. 

Voici le lien du livre ---> Comme la flèche l'indique, c'est ici !

Citations
- "Je suis une étoile qui brille dans le ciel et l'illumine, voilà pourquoi j'ai un truc pailleté à gerber. 
Je suis peut-être juste un dieu qui n'est pas sûr de vouloir répondre à tes prières." [Asylum]

mardi 19 novembre 2013

La première phrase des 10 derniers livres lus (Top Ten Tuesday 3)




Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a été crée par The Broke & The Bookish et repris en français sur le blog Iani.
Cette semaine le thème retenu est le suivant :

La première phrase des 10 derniers livres lus.


- "Comme il faisait une chaleur de trente-trois degrés, le boulevard Bourdon se trouvait absolument désert." 
[G. Flaubert - Bouvard & Pécuchet]

- "Médecine juive au poulet." 
[J. Ferrari - Hallelujah Bordel]

- "Edouard -c'est ainsi que nous allons nommer un riche baron, dans la force de son âge,- Edouard avait employé les plus belles heures d'un après-midi d'avril dans sa pépinière, à enter sur de jeunes pieds des greffes qu'il venait de recevoir." 
[Goethe - Les Affinités Electives]

- "Il y avait une fois une reine à Sana'a ; une jeune reine." 
[A. Djebar - Loin de Médine]

- "Matthew, vous me ramènerez un cappuccino." 
[J. Heska - Un Monde Idéal Où C'est La Fin]

- (Livre qui n'est pas à portée de main)

- "Une fourmilière avait explosé à la surface, diluant ses millions d'insectes dans le chaos." 
[F. Thilliez & L. Scalese - L'Encre & Le Sang]

- "Mr et Mrs Dursley, qui habitaient au 4, Privet Drive, avaient toujours affirmé avec la plus grande fierté qu'ils étaient parfaitement normaux, merci pour eux." 
[J.K. Rowling - Harry Potter : Tome 1]

- "C'était déjà la récréation." 
[G. D'Iseult - Sang Pour Sang Chocolat]

- "Avant la guerre, cette région comptait plus de trente-cinq millions d'habitants." 
[M. Brooks - Intégrale Z]


Oui, je me suis permise de citer les phrases des deux livres que je lis en ce moment, puisque certains livres ne sont pas chez moi (enfin, ils sont chez moi, mais mon autre chez moi !)

mercredi 30 octobre 2013

Arturo Pérez-Reverte - Club Dumas

Quatrième de couverture :
Lucas Corso est un détective d'un genre particulier, il est chasseur de livre. Il se voit confier deux missions : d'une part authentifier un manuscrit des 'Trois mousquetaires', comme étant de la main même de Dumas, de l'autre, enquêter sur un mystérieux livre de sorcellerie italien du XVe siècle. Sur son chemin, les cadavres s'amoncellent, une mystérieuse jeune femme le protège, des personnages échappés des romans de Dumas l'espionnent. Entre Tolède et Paris, le diable semble mener la danse...

Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
Ça faisait longtemps que j'avais envie de lire ce livre grâce à son adaptation cinématographique que j'avais adorée. Je me suis donc lancée dans Club Dumas en pensant savoir à quoi m'attendre. C'était une bien belle erreur, le film n'utilise qu'une partie du roman, mais j'en parlerai à la fin de cette chronique. 
J'ai été totalement emportée par cette lecture. Certes, le début du roman est assez complexe, car le narrateur nous donne beaucoup d'informations, beaucoup de références littéraires d'un coup. Il faut quand même s'accrocher au début pour être ensuite emporté par l'histoire, et je dois avouer que si je n'avais pas vu le film, je n'aurais peut-être pas eu le même enjouement pour cette lecture. Mais une fois que l'intrigue est posée, on peut difficilement relâcher le livre. Il est assez difficile de parler de l'histoire de ce livre sans spoiler, alors je préfère ne pas en dire plus en ce qui concerne l'intrigue, mais je tiens à dire que l'écriture de ce livre est très intelligente à tel point que j'ai commencé mes petites recherches post-lectures sur le Delomelanicon pour en fait me rendre compte que ce livre n'existait absolument pas. L'auteur a donc réussi à me berner en beauté en mélangeant la fiction à la réalité. Finalement, le lecteur se retrouve à la même place que Lucas Corso, et dans la même position d'incompréhension.
Pour les personnages, Lucas Corso est une sorte de anti-héros totalement arrogant et cynique, et évidemment je l'adore. Je le trouve très humain, dans le sens où j'ai l'impression de le connaître, et c'est pour cela que je me suis beaucoup attachée à ce personnage. Les autres personnages sont beaucoup plus secondaires, et même Irène -qui est pourtant très présente- est très mystérieuse et on ne la connait que superficiellement, mais cela ne m'a pas gênée du tout car c'est vraiment Lucas Corso que l'on suit. 

Adaptation cinématographique :
- La Neuvième Porte de Roman Polanski est un film que j'ai vu avant de lire le livre. J'ai adoré cette adaptation, notamment parce qu'elle ne reprend la roman entièrement (et je pense qu'il vaut mieux être prévenu si on a lu le livre avant le film). L'intrigue du film se concentre sur le livre éponyme et non sur les romans de Dumas et il est vrai que c'est ce qui m'intéressait le plus dans le livre. Ce film est l'un de mes films préférés, et je dois avouer que je le préfère au livre (ah, qu'est-ce que c'est dur d'admettre cela), mais je pense que Johnny Depp y est pour beaucoup, mais c'est surtout la fin du film que j'ai adoré, et j'ai été déçue de voir qu'elle était différente dans le livre (ou alors je l'ai mal interprétée, ce qui est possible aussi.)

Citations :
- "(...) les films se regardent à deux, ils se commentent. Par contre, tes livres sont égoïstes. Solitaires. Quelques uns ne peuvent même pas se lire, ils se cassent dès qu'on les ouvre. Celui qui s'intéresse seulement aux livres n'a besoin de personne, et ça me fait peur (...). Parfois, tu me fais peur."

- "Tu es mort, comme tes livres. Tu n'as jamais aimé personne, Corso."

- "Le sacrilège se justifie seulement dans la foi... Seul un croyant est capable de le commettre et de le sentir, lorsqu'il s'y abandonne, la terrible dimension de son acte. Nous ne ressentirions jamais d'horreur en profanant une religion qui nous laisserait indifférents ; ce serait comme blasphémer sans un dieu pour se sentir visé. Absurde."


Musique :
Cette chanson me fait penser à ce livre :

samedi 26 octobre 2013

J. Heska - Un Monde Idéal Où C'est La Fin

Quatrième de couverture :
Un monde idéal où la civilisation telle que nous la connaissons n’existe plus. Dérèglement du temps ? Avènement de la magie ? Crise climatique irréversible ? Épidémie mondiale de mort subite ? Extra-terrestres maladroits ? Invasion de poireaux découpeurs de cervelles ? Crise de déprime globale ? Robots hors de contrôle ? Zombies entreprenants ?
Découvrez 100 histoires drôles, émouvantes, tragiques ou absurdes qui mènent à notre perte !

Mon avis : 13/20
Avant tout, j'aimerais remercier les Editions Seconde Chance qui m'ont contactée pour me proposer la lecture de ce livre, de plus que le thème du livre est totalement dans mes goûts. 
Ce livre est très particulier. Déjà pour la forme : ce n'est ni un recueil de nouvelles, ni un roman... Ce sont des histoires ne faisant pas plus de deux pages, chacune relatant plus ou moins de la fin de l'humanité. Alors attention, quand je dis "fin de l'humanité" je ne parle pas forcément de la fin du monde, mais plutôt de l'humanité comme on l'entend aujourd'hui. Alors en soi, je trouve que l'idée est géniale, et j'ai adoré pas mal de ces histoires (notamment celle où les femmes sont au pouvoir) et je les ai trouvées très noires donc très drôles. Mais évidemment, avec autant d'histoires en un même livre, on se retrouve forcément face à des histoires moins drôles et parfois moins compréhensibles...
Disons que je suis très partagée : la moitié des histoires proposées sont très bonnes et très inventives. Mais les autres étaient soit pas très claires (peut-être que je suis la seule à pense cela) soit pas très originales face aux autres qui étaient très bonnes, par exemple la nouvelle avec Justin Bieber, vu que je ne suis ni une fan ni une haineuse du chanteur, je n'ai pas compris sa présence dans le texte, donc ça ne m'a absolument pas faite rire. 
Ce livre me laisse quand même un arrière goût positif, parce que la plupart des histoires relatent quand même d'une société en déchéance totale, et c'est la notre. J'ai vraiment accroché à l'idée et le titre de TOUTES les histoires m'ont fait rire et réfléchir sur notre monde (ce qui n'est déjà pas rien), et parfois les nouvelles justifiaient ces pensées. Parfois non. 
Mais disons que le positif prend le dessus sur le négatif. 

dimanche 20 octobre 2013

In My Mailbox (5)

Bim bam boom, cette semaine j'ai acheté plein de bouquins !!! Alors voilà la liste :D














mardi 15 octobre 2013

Franck Thilliez & Laurent Scalese - L'Encre & Le Sang

Quatrième de couverture :
Au fond d'un vieux garage hongkongais, elle est là. Elle l'attend.
La machine.
Il suffit de taper. Et tout s'écrira dans la réalité. Très vite, l'écrivain William Sagnier comprend qu'il tient là l'instrument de sa vengeance. La femme qui l'a trompé. L'homme qui lui a volé son livre. Tous ceux qui l'ont humilié, utilisé, détruit, seront punis à leur tour.
La vie, la mort, la toute-puissance au bout des doigts, là où se mélangent l'encre et le sang. 

Mon avis : 16/20
Il ne faut pas plus de deux heures pour un individu de type normal pour lire ce livre. J'hésitais à faire une chronique pour un livre de 120 pages, mais après tout, il faut juger à la qualité et non la quantité, et pour ce qui est de la qualité, ce livre mérite un petite chronique.
L'histoire de ce livre est assez originale, un écrivain trouve une machine à écrire, et tout ce qu'il écrit se réalise dans la vraie vie. Il en profite pour se venger de son ex-femme qui lui a volé son dernier roman pour le faire publier au nom de son amant (je sais, je ne fais que répéter la quatrième de couverture). William commence par tester les capacités de sa machine à écrire, et il se rend très vite compte qu'il détient un pouvoir immense en possédant cette machine. Evidemment, qui dit "pouvoir" dit "abus de pouvoir". Je ne veux pas raconter la suite des évènements, car je pense que je dévoilerais trop de détails. Je tiens quand même à dire que la fin m'a tout à fait surprise, je ne m'y attendais pas, elle m'a laissé un sale goût (j'ai même du la relire pour être sûre !), et même si elle est un peu tirée par les cheveux, je trouve qu'elle est à la hauteur du reste de l'histoire.
Les auteurs ne se moquent pas de nous, ils nous révèlent, à travers William, la bête humaine qui se cache en chacun de nous. Un peu à la Stephen King, ils nous montrent l'horreur humaine dans toute sa splendeur. Et l'on se demande, jusqu'au bout, quand cela va cesser.
En ce qui concerne le personnage principal, on s'attache à William et l'on comprend son envie de vengeance après la trahison qu'il a vécu mais il y a quand même un moment où l'on se dit "stop, tu en fais trop là mon p'tit gars, tu as bien trop de haine en toi."
Je ne parlerais pas des autres personnages car on ne les "connait" que par la vision que William en a, donc une mauvaise. J'ajouterai juste que Cassandra est totalement détestable au début de l'oeuvre mais on finit par avoir beaucoup de peine pour elle.
Je conseille absolument ce livre, puisqu'il est petit et il ne prend pas beaucoup de temps à lire, mais le détour en vaut la chandelle. Je pense que ça aurait été un coup de coeur s'il avait été plus épais, car l'inconvénient des livres plutôt petits, c'est que l'on est à peine dans l'histoire qu'on en ressort aussitôt, et c'est ce qui est un peu dommage.
Bref, en quelques mots : rapide, mais efficace.

dimanche 15 septembre 2013

Gia d'Iseult - Sang Pour Sang Chocolat

Quatrième de couverture :
Harry est un adolescent plein de rêves et d'ambition, assoiffé d'expériences nouvelles et d'aventures. Il se laisse peu à peu dévorer par la passion qui l'anime et le pousse parfois à se mettre dans des situations extrêmes.
Accompagné de Twinnis, le junkie travesti et son grand frère Pig, Siah, l'orpheline, strip-teaseuse et dominatrice mais aussi de Cuiggy, son ami d'enfance; il tente de créer sa vie telle qu'il la fantasme.Harry court après les paillettes, pourvu qu'elles lui permettent d'enfin laisser éclater son potentiel. Mais le chemin du succès est semé de nuits cauchemardesques et à trop jouer avec le feu, on finit par être happé par la folie...
Sang Pour Sang Chocolat est le roman d'une adolescente de quatorze ans encore novice mais déjà totalement passionnée par l'art de l'écriture.



Mon avis : 13/20
Avant même de commencer à donner mon avis, je tiens vraiment à remercier l'auteur de m'avoir proposé la lecture de ce livre.
Donner un avis sur ce livre est vraiment dur. J'ai beaucoup trop de pensées contradictoires envers ce livre, alors je le vais faire point par point.
Tout d'abord, l'intrigue. Et bien, le problème c'est que je suis incapable de vous dire ce qu'il en est. Il n'y a pas vraiment d'histoire. Ou alors je suis totalement passé à côté de celle-ci. Ce qui est paradoxale, c'est que ce point - plutôt négatif selon moi - est à la fois ce qui m'a poussée à continuer le livre : on a envie de connaître la suite de l'aventure qu'est la vie de Harry.
Pas mal de thèmes tabous sont abordés, et l'auteur les approche de manière cru, voir trash, par conséquent, au fil de la lecture, le lecteur est de moins en moins choqué par les sujets abordés. J'ai trouvé cela très intéressant, cependant j'ai un peu eu l'impression que c'était dans les intentions de l'auteur de choquer son lecteur. C'est ce qui m'a gêné dans ce livre, parce qu'on ne me perturbe pas facilement, mais on me choque encore moins lorsque c'est justement le but recherché, et c'est vraiment ce que j'ai ressenti.
Les personnages quant à eux, ne m'ont pas vraiment plus. J'ai ressenti le personnage principal, Harry, comme un prétentieux égocentrique persuadé que le monde est contre lui, persuadé qu'il a quelque chose à prouver au monde entier, rêvant de devenir célèbre pour montrer aux gens qu'ils se sont trompés alors qu'il ne tente rien pour atteindre son but. Il m'a plus énervée qu'autre chose, car je déteste (et je tiens à préciser que c'est totalement subjectif et personnel) les personnes qui se considèrent "artiste". Qu'est-ce que ça veut dire "artiste" ? Alors bon, il veut que sa vie soit une oeuvre d'art, que tout le monde l'aime et l'adule... M'oui. Pourquoi pas. Heureusement, le message que nous fait passer Harry, c'est qu'il faut essayer de vivre ses rêves coûte que coûte. C'est une pensées que l'on a tendance à abandonner, on l'associe plus souvent à l'utopie, et ça fait du bien de voir qu'un homme comme Harry arrive à ses fins grâce à la volonté. 
Les autres personnages sont tout aussi énervants, voir plus, car ils sont les amis de Harry, et ils en sont totalement fans. C'est, très clairement, ce qui fait que je ne les ai pas non plus appréciés, d'autant plus que je les ai trouvés un peu trop caricaturaux, trop stéréotypés, bien que je pense que ce n'était pas le but de l'auteur. 
Cela dit, le point plus-que-positif de ce livre c'est l'écriture. J'ai adoré le style de l'auteur, mais aussi l'intelligence de l'écriture. Ce livre est écrit comme une pièce de théâtre, il est composé de 5 actes. Au début je ne comprenais pas réellement l'intérêt de ces actes, mais en réalité, tous les personnages le disent tout au long de l'histoire, la vie n'est qu'une illusion. Je pense, et peut-être que je me trompe, que l'auteur a divisé son oeuvre en 5 actes pour montrer que l'on est le personnage principal de sa propre vie, que c'est nous qui décidons ce que nous voulons devenir. Harry est le héros de sa vie qui n'est qu'une illusion (après tout, il ne fait que le répéter), d'où les 5 actes.
Je ne peux pas vraiment dire si j'ai aimé ou non ce livre, parce qu'il réunissait beaucoup de choses susceptibles de me plaire : des personnages insolites, des mots crus, du trash... et pourtant ce n'est absolument pas là que j'ai trouvé satisfaction. Je trouve pourtant que cette oeuvre est très philosophique. C'est de la philosophie moderne, ce livre nous pousse à la réflexion, et je pense que l'intérêt principal du livre est là, et non dans l'intrigue. 
En conclusion, je pense que pour se faire un véritable avis sur ce livre, il faut se le faire soi-même. C'est un livre comme je n'en ai jamais lu auparavant. Je pense que l'on peut le détester où l'adorer, mais il vaut mieux avoir sa propre vision du livre.



Musique :
Cette chanson me fait penser à ce livre :

mardi 13 août 2013

Chester Brown - 23 Prostituées

Quatrième de couverture :
Au terme de sa rupture avec Sook-Yin Lee, Chester Brown décide qu'il ne veut plus de petite amie. Trois ans d'abstinence plus tard, il décide de sauter le pas et de fréquenter les prostituées.

Mon avis : 18/20 - COUP DE COEUR -
C'est en trainant dans Decitre que je suis tombée sur cette BD. Elle m'a d'abord intriguée, puis je l'ai laissée de côté. Mais en rentrant chez moi je me suis rendue compte que j'avais envie de la lire, mais impossible de me souvenir de nom de l'auteur... J'ai donc cherché sur internet des informations, et j'ai retrouvé l'auteur et le titre exact de la BD. Je suis aussi tombée sur l'avis d'une féministe qui se révoltait d'une telle BD. C'est ce qui m'a encore plus convaincue d'acheter et de lire cette BD rapidement. 
Parlons d'abord des dessins. Il est clair que l'on n'achète pas cette BD pour les dessins, ils sont très simples et en même temps, c'est justifié par le thème du livre. 
Le thème est donc, comme le titre l'indique, la prostitution. Le thème est abordé du point de vue de l'auteur qui voudrait la légalisation de celle-ci. Je pense qu'il faut pouvoir partager son avis pour apprécier la lecture de cette BD, parce que lorsque l'auteur discute avec ses amis (car il est le personnage principal de la BD, qui est une BD autobiographique), les discussions tournent vite au débat pour/contre la prostitution. On a donc trois amis, celui qui est totalement contre et qui ne veut pas en entendre parler, Chester Brown qui est évidemment pour, et le troisième (son nom ne me revient pas) qui se dit plutôt pour mais tout en respectant certaines règles. Ce dernier est sûrement l'avis le plus intéressant, car tous ses arguments sont des arguments que l'on peut entendre de la bouche de n'importe qui lors d'un tel débat. Des arguments qui font "bien" mais en réalité, lorsque l'auteur creuse ces arguments, on se rend compte qu'ils n'ont aucun sens logique. 
En ce qui concerne les prostituées, l'auteur leur a garanti un total anonymat, et aucun de leur visage n'est dessiné. C'est peut-être le point qui me gêne le plus, bien que je comprends tout à fait cette décision. Je veux dire par là que l'auteur change leur nom et ne dessine aucun signe qui pourrait faire en sorte qu'on les reconnaisse (tatouages, cicatrices...). Mais alors, pourquoi n'a-t-il pas voulu dessiner un visage "différent" du visage réel ? Ce n'est pas comme si la BD était réaliste avec des dessins très ressemblants. Les prostituées auraient au moins mérité cela je pense. Après je comprends aussi la décision de l'auteur donc je n'en tiens pas grief. 
Pour finir, j'aimerais revenir sur la relation entre les prostituées et l'auteur. Evidemment, l'auteur nous présente les prostituées comme des "femmes objets", mais contrairement à certains avis que j'ai lus, je ne vois pas cela comme de la misogynie du tout. En fait, je trouve que l'auteur nous offre une vision plutôt réaliste de la prostitution, car aujourd'hui la prostituée est vue comme tel, et l'auteur nous montre bien dans l'oeuvre que lui-même ne pense pas cela (puisqu'il discute avec plusieurs d'entre elles et il les défend auprès de ses amis). En fait, l'auteur nous présente les prostituées, en généralité, comme des "objets" mais, individuellement, il en parle comme des femmes tout à fait normales qui méritent d'être traitées comme telles.

Week-End à 1000 (3) : Résultats

Et voilà l'heure du douloureux résultat négatif pour ce challenge ! Evidemment, je savais que je travaillerais, mais je ne pensais lire aussi peu ! A vrai dire, j'ai lu pas mal le vendredi soir, mais le samedi et le dimanche ont été des journées beaucoup trop chargées et j'ai donc du abandonner officieusement le challenge. Mais ce n'est pas grave, voici les résultats !



Chester Brown - 23 Prostituées --> 280 pages
Arturo Pérez-Reverte - Club Dumas --> 154 pages
---------------------------------------------------------------------------------- Total : 434 pages

A savoir que le vendredi soir, j'avais déjà lu 350 pages. J'ai donc vraiment pas beaucoup lu les deux jours suivants. Mais ce n'est pas grave, je sais qu'il y aura d'autres sessions.


Challenge Échoué.

mardi 6 août 2013

Week-End à 1000 (3)

C'est parti pour une troisième session du week-end à 1000 ! Fidèle au poste, je refais ce challenge ! Encore une fois, je travaille le week-end où il se déroulera, mais j'ai décidé de le commencer 2H plus tôt le vendredi après-midi et de le finir 2H plus tard le dimanche soir. Ca me permettra de récupérer 4H sur les 14H que je risque de perdre au travail ! 
Evidemment, je dis cela, mais il est fort probable que je privilégie la sieste aux livre le dimanche soir ! C'est pour cela que je ne vais viser que 600 pages pour ce challenge. (La dernière fois je visais 500 pages, je les ai atteintes, alors j'augmente mon challenge !)

Voilà donc mes projets de lectures afin d'atteindre les 1000 pages (oui, je crée une pile pour 1000 pages même si j'en vise 600) !




- Chester Brown - 23 Prostituées --> 280 pages
- Max Brooks - Intégrale Z --> 798 pages
- (Arturo Pérez-Vederte - Club Dumas --> ?)

Total : Plus de 1078 pages.

Sachant que finir Club Dumas sera ma priorité, je ne sais pas ce qu'il en sera de ce week-end ! Je vous remets le lien du blog de Lilibouquine qui organise ce challenge.


Challenge Accepté.

lundi 5 août 2013

David Gemmell - L'Etoile Du Matin

Quatrième de couverture :
Je me nomme Owen Odell et je vais mourir…
J’ai vécu trop longtemps et j’ai vu trop de choses. Je fais partie de la légende. Avant de quitter cette enveloppe charnelle, je voudrais me souvenir une dernière fois et raconter l’histoire telle qu’elle s’est réellement passée ; et pas comme les gens la racontent aujourd’hui au coin du feu. Car j’ai bien connu Jarek Mace, celui qu’on appelait alors l’Étoile du Matin. Le dernier héros des Highlands. Le libérateur. J’étais à ses côtés lorsqu’il a combattu les rois Vampyres et s’est dressé face à l’envahisseur angostin. J’étais barde et je connais sa légende par cœur. C’est moi qui l’ai écrite. Mais j’ai laissé de côté la vérité. L’Etoile du Matin n’était pas ce héros aux cheveux blonds et aux yeux bleus débordant de bonté tel qu’on le chante aujourd’hui. Jarek Mace était un voleur doublé d’un menteur, un homme qui aurait égorgé sa mère pour le prix d’un bon repas. Ceci est l’histoire d’un homme. L’histoire d’une rédemption…

Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
J'étais partie pour mettre 15/20 à ce livre, mais après une réflexion de deux jours, après avoir remarqué que les personnages me manquaient un peu, j'ai compris que ce livre était un petit coup de coeur. Alors commençons par le commencement. Ce qui m'a attiré en premier dans ce livre, c'est sa couverture. (Oui, je suis superficielle du livre !), et la quatrième de couverture me donnait envie, ce qui m'a convaincue de l'acheter. Je ne l'ai pas commencé rapidement car il s'agit d'un livre Héroïque-Fantasy, et je sais que je ne suis pas vraiment... fan de ce genre littéraire. Mais après tout, il ne faut pas rester sur des "à priori" et j'ai donc décidé de le lire cet été. Evidemment, les premières pages étaient dures, et j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire (c'est le genre Héroïque-Fantasy qui me fait cet effet) et j'ai stoppé ma lecture quelques jours pour me concentrer sur une autre. Et lorsque j'ai repris la lecture, je n'ai plus lâché le livre avant la fin (bon, j'ai dormi et travaillé, mais j'aurais voulu ne pas le lâcher du tout !).
Mais pourquoi ? L'histoire en elle-même ne m'a pas forcément marquée, elle n'est pas forcément originale (les gens biens qui se battent contre les forces du mal... un peu déjà vu non ?), mais ce qui rattrape vraiment les côté un peu "négatifs" du livre, ce sont les personnages. Ils sont plein de défauts, on nous prévient tout de suite, mais on s'attache à eux comme jamais. Comme le dit la quatrième de couverture, Jarek Mace est un voleur, menteur, coureur de jupons... mais c'est exactement ce qui est plaisant chez lui : on l'aime comme il est. Car au fond il est mauvais, mais il n'est pas méchant. Lui-même ne veut pas s'avouer qu'il considère ses acolytes comme des amis, et pourtant c'est le cas. On le voit se bonifier tout au long du livre, en opposition à Owen Odell (le narrateur) qui va justement devenir de plus en plus "sans pitié" avec les autres. Il reste gentil mais il perd sa naïveté aux côtés de Jarek. Les deux personnages s'influencent grâce aux discours auxquels ils ne croient plus. Ils se mentent à eux-même afin de rester fidèles à leur personnages, mais c'est peine perdue car ils évoluent quand même. Les autres personnages un peu plus secondaires mon autant plu, et j'ai beaucoup aimé le fait que certains personnages inattendus meurent facilement, car on s'attend à ce qu'ils fassent partis de l'équipe qui survit, et finalement on les perd.
La fin du livre était particulièrement bien construite. Je ne suis pas habituée aux livres Fantasy et ce qui me gêne en général c'est la complexité que l'auteur a pour décrire un univers qui n'existe pas et la simplicité de l'histoire à côté de cela. Et ici c'est totalement l'inverse, l'histoire (et particulièrement le final) étaient compliqués mais on arrive à se retrouver dans tous les évènements. 
Ce livre m'a donc convaincue de m'ouvrir un peu plus aux genres qui ne m'attirent pas en règle générale. Son atmosphère un peu "Moyen-Âge" m'a beaucoup plue et je ne regrette absolument de l'avoir acheté de manière superficielle, parce que la couverture me plaisait. 

Citations :
- "J'ai appris à vivre sans amis. [...] C'est comme ça que j'ai compris, Owen, qu'un homme est toujours seul au monde. Il ne demande pas à naitre, et ne supplie pas pour mourir."


Musique :
Cette chanson me rappelle le livre :

In My Mailbox (4)

Ah, me revoilà avec une petite liste de livres achetés pour la modeste somme de 7,30€ (Et je parle de l'ensemble, non de l'unité.) C'est donc grâce à cette pile de livres que ma PAL atteint un chiffre supérieur à mes livres lus !!!
Seule la BD 23 Prostituées ne fait pas partie des 7,30€ déboursés.








mardi 30 juillet 2013

Pierre Desproges - Vivons Heureux En Attendant la Mort

Quatrième de couverture :
Il vaut mieux rire d'Auschwitz avec un Juif que de jouer au scrabble avec Klaus Barbie.

Mon avis : 16/20
Ce livre est une tuerie ! J'adore le cynisme et l'humour noir de Desproges ! Je savais que j'aimerais ce livre avant même de l'ouvrir car je connaissais déjà l'auteur dans d'autres domaines. Mais alors je ne pensais pas accrocher autant. C'est sûrement parce que j'ai la même vision du monde que lui. 
Alors je dirais que pour l'intelligence de l'écriture, le cynisme et l'humour noir de cet auteur, il faut absolument lire un de ses livres. Pour l'instant je n'ai lu que celui-là, mais je sais que ce ne sera pas le dernier. Je suis désolée de ne pas vous parler plus que cela du livre, mais je ne pas vraiment quoi en dire, il n'y a pas véritablement d'histoire. Je dirais plutôt que c'est un essai de l'auteur sur sa vision du monde. 
J'aurais pu parler de ce livre dans une mini chronique puisque je n'ai pas tant de choses que cela à dire dessus, mais je trouvais que ce livre méritais que l'on dise de lui un peu plus que trois lignes. On est d'accord, j'aurais pu abréger en trois lignes les grands creux que je continue de remplir pour faire joli, mais j'avais envie de faire une chronique entière, et je ne vois pas pourquoi je me serais privée. :)

Citations :
- "Le seul remède à la vie, c’est la mort librement consentie. L’exemple vient d’en haut : "Suicidez-vous jeune, vous profiterez de la mort", nous dit le Christ avant de s ‘autodétruire sur la croix à l’aube de sa trente-troisième année."
- "Au paradis, on est assis a la droite de dieu : c'est normal, c'est la place du mort."
- "Mais rassurez-vous, il n'y a pas que les chanteurs que je déteste. Je hais toute l'humanité. J'ai été frappé dès ma naissance de misanthropie galopante. Je fais même de l'automisanthropie : je me fais horreur. Je me hais. Je vous hais. Je hais toute l'humanité. Plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien. Plus je connais les femmes, moins j'aime ma chienne. Je n'aime pas les racistes, mais j'aime encore moins les nègres. Je vous aux mêmes flammes éternelles les nazis pratiquants et les communistes orthodoxes. Je mets dans le même panier les connards phallocrates et les connasses MLF."

lundi 29 juillet 2013

Les 10 livres qui vous ont pris le plus de temps à lire (Top Ten Tuesday 2)




Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a été crée par The Broke & The Bookish et repris en français sur le blog Iani.
Cette semaine le thème retenu est le suivant :

Les 10 livres qui vous ont pris le plus de temps à lire.






1. Notre-Dame de Paris - Victor Hugo
C'est le livre qui m'a pris le plus de temps à lire car je ne lisais que quelques chapitres par soir, de temps en temps. Et pourtant c'est un livre que je trouve magnifique ! Ce n'est donc pas par manque d'envie, mais juste parce que je le trouvais très fatiguant à lire, et je n'arrivais pas à faire plus. 

2. Sexe au Vatican - Carmelo Abbate

Celui-là, si j'ai mis autant de temps à le lire, c'est tout simplement parce que je l'ai commencé avant ma rentrée de fac, et je ne l'ai pas continué. Je ne l'ai recommencé que cet été, donc officiellement, j'ai mis 2 ans à le lire, mais officieusement, j'avais juste stoppé ma lecture.

3. La Philosophie dans le Boudoir - Sade
Je ne l'ai pas encore fini ! Mais ce livre est mon livre de chevet, ce qui fait que le soir, avant de me coucher, j'en lis un petit bout. C'est pour cela que je mets autant de temps à le lire, c'est parce que je ne suis pas "à fond" dans la lecture, et je ne le lis pas tous les soirs non plus.

4. Si c'est un homme - Primo Levi
J'ai commencé ce livre quand j'étais petite et que ma soeur l'étudiait au collège. Je n'arrivais pas à le finir, non pas parce que je trouvais les faits trop horrifiques pour être lus, mais plutôt parce que j'étais tellement curieuse de découvrir la suite du livre que je voulais garder "le meilleur pour la fin". J'ai conscience que dit comme ça, mes propos paraissent tout à fait horribles. J'ai donc recommencé ce livre chaque année jusqu'à ce que je sois obligée de le lire en entier pour les cours en 1e. 

5. Kevin le Révolté - Torey L. Hayden
Ce livre, c'est un peu pour les mêmes raison que Primo Levi, c'est parce que je savais que ce livre allait être "dur" psychologiquement (mais comme vous le savez, j'aime me faire mal) que je préférais le garder pour plus tard. Par curiosité (malsaine) plus que par peur. Oui je sais, vous pensez que je suis un monstre.


Bon, vous savez désormais que je prends plaisir à lire des livres durs psychologiquement (mais ne prenez pas trop ces mots au premier degré) et que je lis Sade avant de me coucher (là vous pouvez).