lundi 29 avril 2013

Jonathan Grotenstein - God Hates Us All

Quatrième de couverture :
Bijou d'ironie littéraire, God Hates Us All est le roman d'apprentissage d'une génération apathique. Hank Moody, narrateur dégoûté de lui-même et néanmoins sympathique, abandonne ses études et devient dealer de drogue malgré lui. Son boss - sorte de pontife en dreadlocks - gère un commerce illégal remarquablement organisé et ingénieux, patronné, entre autres, par, un champion de Wall Street, une rock star en herbe et sa petite amie top model. Mais notre héros solitaire aspire à un peu plus que la relation précaire qu'il entretient avec ses clients. Pressé d'échapper aux espoirs que sa mère place en lui, aux vils dérapages de son père et à une ex officiellement barjot, il emménage dans la Mecque des glandeurs ambitieux : le Chelsea Hotel. La poursuite de la luxure (et de la petite amie de la rock star) lui vaudra des mésaventures qui le ramèneront tout droit à la case départ. Raconté d'une voix unique et subtile, God Hates Us All est terriblement sarcastique, optimiste, et inoubliable. Encensé par la critique, le best-seller d'Hank Moody, God Hates Us All, a été adapté au cinéma sous le titre A Crazy Little Thing Called Love.

Mon avis : 15/20
Avant de donner mon avis, je tiens d'abord à donner quelques explications. Ce livre est écrit par Jonathan Grotenstein, il est la base de la série américaine Californication, et pour des raisons commerciales, il a été réédité de façon à ce que Hank Moody figure comme l'écrivain principal du livre. La quatrième de couverture fait aussi partie de cette démarche marketing.
Après ces petites précisions, étant une fan inconditionnelle de la série, je me suis sentie obligée de lire ce livre ! Alors, ce n'est pas un coup de coeur, mais c'était une très bonne lecture. Je ne suis ni déçue ni particulièrement emballée par ce livre. Comment expliquer... 
Si l'on aime la série Californication, c'est parfait, parce que le livre baigne exactement dans la même atmosphère, le même sarcasme... Le personnage principal s'apparente vraiment beaucoup à Hank Moody dans ses dires et ses attitudes. Mais voilà, si l'on n'aime pas la série, je ne pense pas que l'on puisse vraiment apprécier cette lecture.
J'ai aimé cette lecture pour les mêmes raisons qui font que j'adore la série. Le personnage principal est un anti-héros parfait, il ne croit pas véritablement en l'amour ou plutôt il pense que l'amour s'accompagne toujours de souffrance, il vit dans un monde entouré de sexe et de drogue, un monde qui ressemble vraiment à une version extrême du notre. En vérité, j'ai à peu près la même vision du monde que le personnage, et c'est sûrement ce qui fait que j'ai aimé ce livre. Ce n'est pas un véritable coup de coeur parce que l'histoire ne m'a pas plus emballée que cela. Maintenant que j'y pense, je pense que c'est fait exprès, puisque la vie est ainsi faite et que le but du roman est justement là : l'absurdité de la vie, on s'ennuie et on meuble notre existence avec ce qu'on a. 
Pour conclure, je reprendrais un terme de la quatrième de couverture, ce roman est véritablement la vision de la vie d'une génération apathique

jeudi 11 avril 2013

In My Mailbox (3)

Comme vous le ne le savez sûrement pas, j'ai décidé de ne plus acheter de livre avant le 1 et 2 juin 2013. Je vous entends déjà crier "Mais pourquoi une telle torture ???" 
Et bien, juste parce que j'ai fait le pari avec Bulledop' que j'arriverais à tenir jusqu'à la Fête du Livre de Talloires. Evidemment, il se trouve que j'ai enfin réussi à trouver Les Larmes Rouges de Georgia Caldera (il faut savoir que ce livre est introuvable depuis... au moins deux mois, et quand je sais que je ne peux pas avoir quelque chose... et bien il me le faut encore plus vite.) Donc, je trouve ce livre sur un site, et Bulledop' étant une fille gentille de nature, elle m'a autorisée à l'acheter sans que ça compte dans le pari. Mais vu que Bulledop' est encore plus gentille que ça, elle m'a offert (sans aucune raison précise) NOTRE-DAME DE PARIS ILLUSTRÉ PAR BENJAMIN LACOMBE !!! C'est juste le livre devant lequel je passe à chaque fois en me disant "Un jour, tu s'ras à moi, un jour je tourn'rai tes pages..." (il faut chanter sur l'air de Blanche-Neige pour que la chanson prenne tout son sens)

Voilà donc deux rêves réalisés. Maintenant, je vais devoir relire Notre-Dame de Paris, et je vais devoir acheter le deuxième livre. Ouuuuuh, le méchant cadeau empoisonné ! (Quoi, tu pensais tout de même pas que je n'allais pas me plaindre à un moment ou l'autre ?)
Voilà donc le dernier IMM avant juin :)
Me voilà comblée !!



vendredi 5 avril 2013

Denis Diderot - La Religieuse

Quatrième de couverture :
Parce qu'elle est une enfant illégitime, Suzanne Simonin est enfermée par ses parents chez les religieuses de Longchamp où on la force à prononcer ses voeux. Pieuse et innocente, elle tombe sous la coupe d'une nonne illuminée déjà perdue de mysticisme avant de devenir la proie d'une mère supérieure qui va faire de sa réclusion un enfer. Harcelée, martyrisée, elle subit les pires sévices. Femme cloîtrée soumise à toutes les perversions de la vie monastique, Suzanne peut-elle échapper à la folie ?

Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
Si un jour on m'avait dit que j'aurais un coup de coeur pour Diderot, j'aurais éclaté de rire. D'autant plus que c'est un livre que j'ai du lire dans le cadre des cours. Alors forcément, comme tout livre que l'on doit lire par "obligation", la lecture a été plus lente. Mais j'ai vraiment appréciée la lecture. Je ne sait pas si c'est côté "presque libertin" du livre, mais j'ai adoré cette critique de la religion, l'histoire ne parait pas invraisemblable et j'étais curieuse de savoir comment elle allait s'en sortir. 
En ce qui concerne Suzanne, je ne sais pas vraiment si je l'ai aimée ou pas. En fait, elle joue beaucoup sur le pathos, elle veut qu'on la plaigne, et même si elle a des raisons d'être plainte, je n'aime pas cette attitude. Je l'ai aussi trouvé très niaise et manipulatrice parfois. Je ne sais pas vraiment comment expliquer cela, et si je n'avais pas eu de dissertation à faire dessus je ne dirais sûrement pas la même chose, mais je ne la trouvais pas du tout innocente cette petite.
Cependant, je ne me suis pas plongée dedans tout de suite, au début j'avais un peu de mal, je ne comprenais vraiment pas pourquoi sa mère tenait à ce point à ce qu'elle devienne religieuse. Et j'avoue aussi ne pas avoir tout à fait compris la fin. Je trouve que la fin était très rapide par rapport au reste du roman. En soit cela ne dérange pas vraiment, mais je trouve que pour la stabilité du roman, il aurait fallu qu'elle soit plus... longue. Si c'est pas la première fois qu'on reproche un truc pareil à un Classique !
En bref, je trouve que ce livre mérite d'être un peu plus lu, parce que Diderot, à première vue, ça fait plutôt peur, et bien ce livre m'a totalement convaincue de lire d'autres oeuvres. 

Jonathan Safran Foer - Faut-Il Manger Les Animaux ?

Quatrième de couverture :

Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons Convoquant souvenirs d'enfance, données statistiques et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer interroge les croyances, les mythes familiaux et les traditions nationales avant de se lancer lui-même dans une vaste enquête.
Entre une expédition clandestine dans un abattoir, une recherche sur les dangers du lisier de porc et la visite d'une ferme où l'on élève les dindes en pleine nature, J.S. Foer explore tous les degrés de l'abomination contemporaine et se penche sur les derniers vestiges d'une civilisation qui respectait encore l'animal. Choquant, drôle, inattendu, ce livre d'un des jeunes écrivains américains les plus doués de sa génération a déjà suscité passions et polémiques aux Etats-Unis et en Europe.


Mon avis : 20/20 - COUP DE COEUR -
Dans la mesure où un livre comme celui-ci peut être un coup de coeur, celui-là en est vraiment un. Je m'explique. Je mets ce genre de livre dans la catégorie "livres documentaires", je veux dire par là qu'on lit plus le livre dans le but d'apprendre certaines choses qu'autre chose. Du coup je ne sais pas si on peut vraiment parler de coup de coeur, parce que si je m'écoute, tous ces livres documentaires sont des coups de coeur (puisqu'on achète forcément un sujet qui nous intéresse !).
Là, pour le coup, ce livre est une véritable bombe. Et dans tous les sens du terme. Si vous voulez devenir végétarien je vous le conseille fortement. A défaut d'être devenue végétarienne, je sélectionne les endroits où j'achète ma viande. Mais on n'est pas là pour parler de mes habitudes alimentaires. 
Pourquoi 20/20 ? Parce que je suis une amie des animaux (pour ne pas dire amoureuse et passer pour une zoophile). Quand je regarde un film, je pleure plus facilement pour un chien qui meurt que pour le héros (pour vous donner une idée). Et je sais que si Bulledop' me lit, elle en dira autant. 
Très clairement, tout ce qui est dit dans ce livre, on le sait plus ou moins. Mais on se le cache ou on ne veut pas y croire. Mais au fur et à mesure de la lecture, on se rend compte à quel point c'est plus gros que ce que l'on pense. Les témoignages m'ont traumatisée. Pour ne pas vous mentir j'ai pleuré à l'un deux (je le mets en citation ci-dessous), je pleure de haine quand je lis des trucs comme ça. 
Pleurer pour un livre documentaire, ça mérite un bon 20/20 quand même. Et je le conseille à tout le monde. Il fait réfléchir. Après l'avoir lu, je n'ai plus mangé de viande ni de poisson pendant plus de deux semaines (c'est assez énorme quand on sait à quel point je suis carnivore). Il faut savoir que je l'ai lu il y a à peu près deux ans, et aujourd'hui, à chaque fois que je fais mes courses, je repense à ce livre. Quand je rentre dans des débats avec des gens, je cite souvent ce livre. Je m'en souviens comme si je l'avais lu hier. Je le conseille vraiment, il change vraiment votre façon de voir les chose. Il est plutôt dur à lire quand même, mais il vaut le coup.

Citation :
"En bas, dans la zone de saignée, on dit que l’odeur du sang vous rend agressif. Et c’est vrai. On finit par se dire que si ce porc nous donne un coup de pied, on va se venger. De toute façon, vous allez le tuer, mais ça ne suffit pas. Il faut qu’il souffre. (…) On y va à fond, on appuie à fond, on lui écrase la trachée, qu’il se noie dans son sang. On lui fend le groin. Y a ce cochon qui court dans la zone. Il me regarde, et moi, je le pique, je prends mon couteau et – chlak – je lui arrache l’œil alors qu’ils se tient là devant moi. Et il se met à hurler. Une fois, j’ai pris le couteau et j’ai tranché le bout du groin d’un cochon, comme une tranche de saucisson. Il est devenu dingue pendant quelques secondes. Puis il est juste resté là, l’air un peu idiot. Alors j’ai pris une poignée de saumure et je la lui ai plaquée sur le groin. Là, il est vraiment devenu cinglé, à se frotter le nez partout. Il me restait de la saumure dans la main – je portais des gants en caoutchouc – et je la lui ai fourrée carrément dans le cul. Le pauvre porc ne savait plus s’il devait chier ou devenir aveugle."