mercredi 30 octobre 2013

Arturo Pérez-Reverte - Club Dumas

Quatrième de couverture :
Lucas Corso est un détective d'un genre particulier, il est chasseur de livre. Il se voit confier deux missions : d'une part authentifier un manuscrit des 'Trois mousquetaires', comme étant de la main même de Dumas, de l'autre, enquêter sur un mystérieux livre de sorcellerie italien du XVe siècle. Sur son chemin, les cadavres s'amoncellent, une mystérieuse jeune femme le protège, des personnages échappés des romans de Dumas l'espionnent. Entre Tolède et Paris, le diable semble mener la danse...

Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
Ça faisait longtemps que j'avais envie de lire ce livre grâce à son adaptation cinématographique que j'avais adorée. Je me suis donc lancée dans Club Dumas en pensant savoir à quoi m'attendre. C'était une bien belle erreur, le film n'utilise qu'une partie du roman, mais j'en parlerai à la fin de cette chronique. 
J'ai été totalement emportée par cette lecture. Certes, le début du roman est assez complexe, car le narrateur nous donne beaucoup d'informations, beaucoup de références littéraires d'un coup. Il faut quand même s'accrocher au début pour être ensuite emporté par l'histoire, et je dois avouer que si je n'avais pas vu le film, je n'aurais peut-être pas eu le même enjouement pour cette lecture. Mais une fois que l'intrigue est posée, on peut difficilement relâcher le livre. Il est assez difficile de parler de l'histoire de ce livre sans spoiler, alors je préfère ne pas en dire plus en ce qui concerne l'intrigue, mais je tiens à dire que l'écriture de ce livre est très intelligente à tel point que j'ai commencé mes petites recherches post-lectures sur le Delomelanicon pour en fait me rendre compte que ce livre n'existait absolument pas. L'auteur a donc réussi à me berner en beauté en mélangeant la fiction à la réalité. Finalement, le lecteur se retrouve à la même place que Lucas Corso, et dans la même position d'incompréhension.
Pour les personnages, Lucas Corso est une sorte de anti-héros totalement arrogant et cynique, et évidemment je l'adore. Je le trouve très humain, dans le sens où j'ai l'impression de le connaître, et c'est pour cela que je me suis beaucoup attachée à ce personnage. Les autres personnages sont beaucoup plus secondaires, et même Irène -qui est pourtant très présente- est très mystérieuse et on ne la connait que superficiellement, mais cela ne m'a pas gênée du tout car c'est vraiment Lucas Corso que l'on suit. 

Adaptation cinématographique :
- La Neuvième Porte de Roman Polanski est un film que j'ai vu avant de lire le livre. J'ai adoré cette adaptation, notamment parce qu'elle ne reprend la roman entièrement (et je pense qu'il vaut mieux être prévenu si on a lu le livre avant le film). L'intrigue du film se concentre sur le livre éponyme et non sur les romans de Dumas et il est vrai que c'est ce qui m'intéressait le plus dans le livre. Ce film est l'un de mes films préférés, et je dois avouer que je le préfère au livre (ah, qu'est-ce que c'est dur d'admettre cela), mais je pense que Johnny Depp y est pour beaucoup, mais c'est surtout la fin du film que j'ai adoré, et j'ai été déçue de voir qu'elle était différente dans le livre (ou alors je l'ai mal interprétée, ce qui est possible aussi.)

Citations :
- "(...) les films se regardent à deux, ils se commentent. Par contre, tes livres sont égoïstes. Solitaires. Quelques uns ne peuvent même pas se lire, ils se cassent dès qu'on les ouvre. Celui qui s'intéresse seulement aux livres n'a besoin de personne, et ça me fait peur (...). Parfois, tu me fais peur."

- "Tu es mort, comme tes livres. Tu n'as jamais aimé personne, Corso."

- "Le sacrilège se justifie seulement dans la foi... Seul un croyant est capable de le commettre et de le sentir, lorsqu'il s'y abandonne, la terrible dimension de son acte. Nous ne ressentirions jamais d'horreur en profanant une religion qui nous laisserait indifférents ; ce serait comme blasphémer sans un dieu pour se sentir visé. Absurde."


Musique :
Cette chanson me fait penser à ce livre :

samedi 26 octobre 2013

J. Heska - Un Monde Idéal Où C'est La Fin

Quatrième de couverture :
Un monde idéal où la civilisation telle que nous la connaissons n’existe plus. Dérèglement du temps ? Avènement de la magie ? Crise climatique irréversible ? Épidémie mondiale de mort subite ? Extra-terrestres maladroits ? Invasion de poireaux découpeurs de cervelles ? Crise de déprime globale ? Robots hors de contrôle ? Zombies entreprenants ?
Découvrez 100 histoires drôles, émouvantes, tragiques ou absurdes qui mènent à notre perte !

Mon avis : 13/20
Avant tout, j'aimerais remercier les Editions Seconde Chance qui m'ont contactée pour me proposer la lecture de ce livre, de plus que le thème du livre est totalement dans mes goûts. 
Ce livre est très particulier. Déjà pour la forme : ce n'est ni un recueil de nouvelles, ni un roman... Ce sont des histoires ne faisant pas plus de deux pages, chacune relatant plus ou moins de la fin de l'humanité. Alors attention, quand je dis "fin de l'humanité" je ne parle pas forcément de la fin du monde, mais plutôt de l'humanité comme on l'entend aujourd'hui. Alors en soi, je trouve que l'idée est géniale, et j'ai adoré pas mal de ces histoires (notamment celle où les femmes sont au pouvoir) et je les ai trouvées très noires donc très drôles. Mais évidemment, avec autant d'histoires en un même livre, on se retrouve forcément face à des histoires moins drôles et parfois moins compréhensibles...
Disons que je suis très partagée : la moitié des histoires proposées sont très bonnes et très inventives. Mais les autres étaient soit pas très claires (peut-être que je suis la seule à pense cela) soit pas très originales face aux autres qui étaient très bonnes, par exemple la nouvelle avec Justin Bieber, vu que je ne suis ni une fan ni une haineuse du chanteur, je n'ai pas compris sa présence dans le texte, donc ça ne m'a absolument pas faite rire. 
Ce livre me laisse quand même un arrière goût positif, parce que la plupart des histoires relatent quand même d'une société en déchéance totale, et c'est la notre. J'ai vraiment accroché à l'idée et le titre de TOUTES les histoires m'ont fait rire et réfléchir sur notre monde (ce qui n'est déjà pas rien), et parfois les nouvelles justifiaient ces pensées. Parfois non. 
Mais disons que le positif prend le dessus sur le négatif. 

dimanche 20 octobre 2013

In My Mailbox (5)

Bim bam boom, cette semaine j'ai acheté plein de bouquins !!! Alors voilà la liste :D














mardi 15 octobre 2013

Franck Thilliez & Laurent Scalese - L'Encre & Le Sang

Quatrième de couverture :
Au fond d'un vieux garage hongkongais, elle est là. Elle l'attend.
La machine.
Il suffit de taper. Et tout s'écrira dans la réalité. Très vite, l'écrivain William Sagnier comprend qu'il tient là l'instrument de sa vengeance. La femme qui l'a trompé. L'homme qui lui a volé son livre. Tous ceux qui l'ont humilié, utilisé, détruit, seront punis à leur tour.
La vie, la mort, la toute-puissance au bout des doigts, là où se mélangent l'encre et le sang. 

Mon avis : 16/20
Il ne faut pas plus de deux heures pour un individu de type normal pour lire ce livre. J'hésitais à faire une chronique pour un livre de 120 pages, mais après tout, il faut juger à la qualité et non la quantité, et pour ce qui est de la qualité, ce livre mérite un petite chronique.
L'histoire de ce livre est assez originale, un écrivain trouve une machine à écrire, et tout ce qu'il écrit se réalise dans la vraie vie. Il en profite pour se venger de son ex-femme qui lui a volé son dernier roman pour le faire publier au nom de son amant (je sais, je ne fais que répéter la quatrième de couverture). William commence par tester les capacités de sa machine à écrire, et il se rend très vite compte qu'il détient un pouvoir immense en possédant cette machine. Evidemment, qui dit "pouvoir" dit "abus de pouvoir". Je ne veux pas raconter la suite des évènements, car je pense que je dévoilerais trop de détails. Je tiens quand même à dire que la fin m'a tout à fait surprise, je ne m'y attendais pas, elle m'a laissé un sale goût (j'ai même du la relire pour être sûre !), et même si elle est un peu tirée par les cheveux, je trouve qu'elle est à la hauteur du reste de l'histoire.
Les auteurs ne se moquent pas de nous, ils nous révèlent, à travers William, la bête humaine qui se cache en chacun de nous. Un peu à la Stephen King, ils nous montrent l'horreur humaine dans toute sa splendeur. Et l'on se demande, jusqu'au bout, quand cela va cesser.
En ce qui concerne le personnage principal, on s'attache à William et l'on comprend son envie de vengeance après la trahison qu'il a vécu mais il y a quand même un moment où l'on se dit "stop, tu en fais trop là mon p'tit gars, tu as bien trop de haine en toi."
Je ne parlerais pas des autres personnages car on ne les "connait" que par la vision que William en a, donc une mauvaise. J'ajouterai juste que Cassandra est totalement détestable au début de l'oeuvre mais on finit par avoir beaucoup de peine pour elle.
Je conseille absolument ce livre, puisqu'il est petit et il ne prend pas beaucoup de temps à lire, mais le détour en vaut la chandelle. Je pense que ça aurait été un coup de coeur s'il avait été plus épais, car l'inconvénient des livres plutôt petits, c'est que l'on est à peine dans l'histoire qu'on en ressort aussitôt, et c'est ce qui est un peu dommage.
Bref, en quelques mots : rapide, mais efficace.