jeudi 26 décembre 2013

Esparbec - Frotti Frotta

Quatrième de couverture :
Dans les proches environs de Villeneuve, en pleine campagne, cerné par la garenne, Madame Grimaldi dirige un pensionnat pour jeunes filles pas vraiment comme les autres. Les jolies recluses vivent au grand air de la campagne, à l'écart des miasmes de la ville, et pourtant... il semble régner ici un climat pernicieux... L'une des règles de fer de l'Institution ? Les élèves, si elles ont déjà goûté aux plaisirs de la chair, n'en sortent que pour se marier. Cependant, leur sort n'est pas aussi horrible qu'on pourrait le croire. En attendant de leur trouver l'homme qui leur conviendrait, et à qui elles conviendraient, la directrice et ses assistants, gardiens immondes de leur vertu, s'efforcent de former et de distraire à leur façon ces malheureuses pensionnaires. Tout cela, évidemment, à l'insu de la foule, bien à l'abri derrière les murs impénétrables de l'Institution, établissement au-dessus de tout soupçon. Et devinez qui vous allez retrouver ? Bébé, la fille de La Pharmacienne... Laissez-moi vous dire qu elle n'a pas fini d'en voir des vertes et des pas mûres dans cet insolite pensionnat de jeunes filles à marier...


Mon avis : 4/20
 
Ce livre est-il une blague ??? Je tiens à préciser que je ne suis absolument pas une personne que l'on choque facilement (je suis plus du genre à choquer les gens), mais qu'est-ce que c'est que ce livre ?? Vous voyez, ce livre n'est rien d'autre qu'un amas de scènes pornographiques que l'on pourrait retrouver sur un site porno bas de gamme. Je ne vais pas m'étendre sur le sujet car il n'y a pas grand chose à dire : l'intrigue est inexistante, elle est presque plus présente dans la quatrième de couverture que dans le livre. Le seul moment où l'on se dit que la suite va être intéressante, c'est à la fin. Oui oui, la seule intrigue probable commence à la fin mais ne sera jamais développée, puisqu'il n'y a pas de second tome (et heureusement). Voilà pour l'histoire. Les personnages ne sont faits que de gros stéréotypes et clichés. On a envie de claquer les trois-quarts des protagonistes en leur révélant qu'elles sont totalement débiles. Oui, parce qu'à ce niveau-là, ce n'est plus de la naïveté, c'est de l'handicap mental.
J'ajouterai que ce livre est totalement misogyne et misandre aussi. Oui, je conçois que certains clichés sur les femmes et les hommes existent, car il y a des clichés partout. Et j'adore l'humour misogyne (ça, c'est pour prouver que je suis quand même ouverte d'esprit sur le sujet). Mais ce livre dépasse les bornes. Déjà, quand on lit au début du livre que les jeunes filles vont dans un pensionnat pour "apprendre à être de bonnes épouses", on se doute un peu que ça va énerver. Mais quand on voit à quel point les femmes sont de simples objets sexuels totalement dénoué de cervelle, là, ça réveille en moi un côté féministe que je ne me connaissais pas. Quant aux hommes, ils sont montrés comme de gros chiens sans pitié et n'ont absolument aucune finesse. 
Je finirai sur un point positif, car oui, il y en a un tout petit. Oui, j'ai été impressionnée par la diversité du vocabulaire de l'auteur, et j'ai aussi aimé les petites touches d'humour qui sont placées dans l'oeuvre afin d'accentuer la déficience mentale des jeunes filles.
En bref, si vous voulez lire du cul pour du cul, allez-y. Ou alors je peux vous donnez des adresses de sites pornos qui en feront autant.

lundi 23 décembre 2013

Anthony Sitruk - Pornstar

Quatrième de couverture :
Ex-gloire de l’Âge d’or du cinéma porno français, Alan ne survit plus que de petits boulots : tournages à la chaîne pour un producteur véreux, « boute-en-train » dans un club libertin ou encore animateur dans un sex-shop… Parfois, il sort de son relatif anonymat pour signer quelques autographes, accorder des interviews à des journalistes ou « baiser » de jeunes débutantes qui voient encore en lui un dinosaure prestigieux. Disloqué entre son sexe envisagé comme un outil de travail et des émois naissants pour une jeune starlette du X abîmée trop tôt, l’odyssée d’Alan révèle un panorama très documenté de l’histoire du X en France et s’affirme comme un so long terriblement touchant d’une époque désormais révolue… Mais au-delà de l’émotion, Pornstar est un roman qui régalera les amateurs de la mécanique des corps et des fluides, car du sexe, oui, il y en a…

Mon avis : 14/20
Avant tout, j'aimerais remercier la maison d'édition La Musardine ainsi que l'auteur du livre qui m'ont proposée la lecture de ce livre. 
Je ne savais absolument pas à quoi m'attendre en lisant ce livre. Je n'avais qu'une seule peur : que le livre soit un simple fourre-tout de scènes pornographiques sans aucun intérêt (oui, j'en ai déjà lu, et vu que c'est un peu la mode en ce moment... je me méfie !)
Mais voilà, on a ce personnage principal : Alain (alias Alan) et je ne sais pas réellement pour quelles raisons, mais on s'attache à lui. Il a cette objectivité quant au métier qu'il fait et surtout face au monde pornographique en général. L'intrigue est essentiellement basée sur sa vie, puisqu'il est le narrateur, donc on se fait une image des personnages à partir de son point de vue. 
Ce que j'aime dans ce livre, c'est que les scènes de sexe sont justifiées. Evidemment, Alan est un acteur pornographique, alors c'est facile de caser des scènes un peu quand on le veut, mais l'auteur n'en a pas profité pour en fourrer de partout et l'intrigue reste au premier plan. Chaque scène est utile et sert le récit et son objectif. 
J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur, il est cru mais ne tombe jamais dans le vulgaire, ce qui rend la lecture fluide. Je pense qu'il est aussi important de préciser que l'auteur est très renseigné sur l'âge d'or du cinéma pornographique puisque les références dans le texte sont multiples, ce qui rend le livre instructif (si l'on s'intéresse à ce domaine). 
En bref, si la quatrième de couverture vous intrigue, n'hésitez pas à le lire parce que je trouve qu'elle résume particulièrement bien le livre.

Musique :
Cette chanson me fait penser à ce livre :

jeudi 19 décembre 2013

Myra Eljundir - Kaleb, Tome 1

Quatrième de couverture :
C'est si bon d'être mauvais...
À 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort.
Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour ou sa propre puissance le dépasse et ou tout bascule… Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?

Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
A peine le livre acheté, je me suis directement lancée dans la lecture. En fait, j'avais un peu peur en me lançant, car j'ai vu pas mal d'avis qui étaient très bons, mais beaucoup d'avis étaient très mauvais aussi. Ce qui m'a convaincue, ce sont les arguments des uns et des autres. Car en général, les personnes n'ayant pas aimé cette lecture, c'était pour la noirceur du roman (et c'est justement ce qui me donnait envie de le lire).
J'ai d'abord été surprise, car je pensais vraiment que l'on aurait affaire à un anti-héros totalement méchant et sans coeur, je me voyais déjà me complaire dans de la pure cruauté (serait-ce un oxymore ?). Mais non, il s'avère que l'on a un méchant encore plus méchant à détester puisqu'il en veut à notre méchant canon ! Bon, trêve de galéjade, après réflexion (et non pendant la lecture), je trouve que beaucoup de personnages sont très caricaturaux (de type : Lucille), mais en réalité, c'est justifié par les différents dons des personnages et par l'histoire en elle-même, donc je n'arrive pas à vraiment dire que ce soit un point négatif. L'intrigue est vraiment bien trouvée, on se pose pas mal de question et arrivé à la fin du livre on n'a qu'une seule envie : courir acheter le second tome (ce que j'ai fait, mais malheureusement ils n'avaient que le tome 3).
On a ENFIN un livre ou le personnage principal est un méchant sans pitié ! Bon, en vérité il oscille encore entre le Bien et le Mal (je ne pense pas trop spolier en disant cela), donc il a une conscience. Mais j'espère vraiment que dans les prochains tomes l'auteur va aller jusqu'au bout de l'idée et en faire un vrai méchant (tout en restant humain aussi). Oui, maintenant vous savez que j'aime les méchants. D'ailleurs, un petit point négatif : je pense que le premier tome sert juste à mettre en place l'histoire et du coup on n'a pas d'intrigue précise. Mais ce n'est absolument pas dérangeant puisque le livre se dévore sans cela. 
Dernière chose qui me plait dans ce bouquin : la relation entre Kaleb et les autres personnages. Il ne peut compter que sur lui-même, mais il est comme tout le monde, il cherche malgré lui des adjuvants. Et, je pense passer pour une grosse misanthrope qui ne fait confiance à personne, mais je trouve que le livre est assez représentatif des relations humaines en général (je vous en dirais bien plus, mais j'ai peur de vous spolier si je vous explique pourquoi). 

Citations :
- "Le Bien et le Mal ne sont pas si différents. Ce sont des frères jumeaux qui s'épanouissent différemment. Le Bien peut aussi devenir le Mal."
Musique :
Cette chanson me fait penser à ce livre :