samedi 15 novembre 2014

Joe Hill - Nosfera2

Quatrième de couverture :
Horreur et fantastique sont des mots presque trop simples tant l’univers de Joe Hill nous plonge dans un maelström de sensations envoûtantes. « L’innocence » de ses personnages confrontée à des situations profondément dérangeantes crée un climat qui vous hante longtemps après la lecture.

Il suffit que Victoria monte sur son vélo et passe sur le vieux pont derrière chez elle pour ressortir là où elle le souhaite. Elle sait que personne ne la croira. Elle-même n’est pas vraiment sûre de comprendre ce qui lui arrive.
Charles possède lui aussi un don particulier. Il aime emmener des enfants dans sa Rolls-Royce de 1938. Un véhicule immatriculé NOSFERA2. Grâce à cette voiture, Charles et ses innocentes victimes échappent à la réalité et parcourent les routes cachées qui mènent à un étonnant parc d’attractions appelé Christmasland, où l’on fête Noël tous les jours ; la tristesse hors la loi mais à quel prix…
Victoria et Charles vont finir par se confronter. Les mondes dans lesquels ils s’affrontent sont peuplés d’images qui semblent sortir de nos plus terribles cauchemars.

Mon avis : 19/20 - COUP DE COEUR -
Voilà un livre qui sait vous rendre accroc au bout de quelques pages. On peut s'attendre à beaucoup de choses en ouvrant ce livre, mais l'on sera forcément surpris tant l'histoire est barrée, les personnages originaux et attachants, et l'univers de Christmasland intriguant. 
Dès le début, on s'attache à Vic, que l'on voit grandir au fur et à mesure des pages, elle se déteste tellement qu'elle s'empêche absolument d'avoir droit au bonheur, mais attention, elle ne tombe jamais dans la plainte excessive si bien que l'on a envie de lui dire "suicide-toi, bitch", non, elle se voit destructive et préfère éloigner les gens qu'elle aime de sa vie, pour les protéger. Que l'on comprenne ou non ce personnage, en tant que lecteur, on vit son auto-destruction en même temps si bien que l'on arrive à en détester ses parents et à aimer Lou à sa façon. Lou est d'ailleurs un personnage absolument étonnant. Cet obèse ne paye pas de mine à sa première apparition, mais plus Vic le découvre, plus le lecteur s'attache à cette boule d'amour et de gentillesse. D'ailleurs, j'ai aimé que ce soit Lou, le père de famille responsable, alors que Vic était la mère alcoolique qui débloque. Voilà qui change. 
Côté méchant, Charles Manx est à la hauteur ce que l'on peut attendre d'un vrai méchant. Il est sournois, menteur, égoïste et absolument malsain, et il manipule Bing -le deuxième méchant- en le persuadant qu'il est de bon aloi d'enlever des enfants malheureux pour les emmener dans un pays où c'est Noël toute l'année !
Si je m'étends sur les personnages, c'est qu'il est difficile de parler de l'intrigue sans spolier la moitié du livre. En 100 pages, n'importe quel auteur aurait déjà pu écrire 3 livres tant il se passe de choses. Entre les différentes relations des personnages, l'univers de Christmasland et l'esprit torturé de Vic, l'auteur réussit à instaurer une atmosphère complètement glauque qui ne quitte pas le lecteur jusqu'à la fin de l'oeuvre sans même avoir besoin d'en faire "trop". Quoiqu'il en soit, plusieurs questions sur les relations humaines ressort de cette lecture (en tout cas, moi il m'a travaillée), et si vous voulez savoir si nous serions vraiment heureux si nous étions débarrassé de nos "mauvaises émotions", et bien lisez ce livre ! 
C'est assez simple, avec cet OVNI littéraire, ça passe ou ça casse. Et pour moi, très clairement, ça passe.

Merci Alex pour cette découverte (son avis sur ce livre est ici !!), et oui je fais des remerciements publiques !!
C'était encore un QMAMS, alors merci Caro !!
Caro Verdelivre (clique dessus morray !) --> en vidéo 

"On pouvait passer sa vie à observer les oiseaux sans faire la différence entre un moineau et un étourneau. En revanche, tout le monde savait reconnaître un cygne."
"Le monde est plein de gens stupides et violents. Et tu sais le pire ? Certains d'entre eux ont des enfants."
"La jeune femme avait toujours pensé que l'amour était synonyme de bonheur, mais avec l'expérience, elle s'apercevait que ces deux notions n'avaient rien à voir. L'amour se rapprochait d'un besoin. Il n'était guère différent de l'instinct alimentaire ou du réflexe respiratoire."
"Elle avait toujours considéré qu'elle ne l'avait jamais aimé comme il le méritait et que lui, en retour, l'avait aimée au-delà du raisonnable."

dimanche 2 novembre 2014

Stephen King - Simetierre

Quatrième de couverture :
Louis Creed, un jeune médecin de Chicago, vient s'installer avec sa famille à Ludlow, charmante petite bourgade du Maine. Leur voisin, le vieux Jud Grandall, les emmène visiter le pittoresque vieux "simetierre" forestier où des générations successives d'enfants de la localité ont enterré leurs animaux familiers. Mais, au-delà de ce "simetierre", tout au fond de la forêt, il en est un second, et c'est un lieu imprégné de magie qui vous enjôle et vous séduit par de mystérieuses et monstrueuses promesses. Bientôt, le drame se noue, et l'on se retrouve happé dans un suspense cauchemardesque, tellement affreux que l'on voudrait s'arracher à cette lecture...

Mon avis : 13/20
Lu dans le cadre d'un "Qui m'aime me suive" organisé par Caro (clique sur son nom, allez !!).

Connu pour être le maître de l'horreur et du fantastique, Stephen King nous offre encore un roman angoissant et marqué par ses personnages singuliers. Encore une fois, ce grand monsieur travaille ses personnages en profondeurs et chaque détail de leur passé nous en apprend plus sur leur personnalité actuelle. On apprend à les connaître avec leurs défauts et qualités, on s'attache. L'auteur réussit même à berner le fidèle lecteur de thriller, puisqu'il instaure des personnages "types" mais il leur donne des rôles bien différents que ceux que l'on imagine. On s'attend donc à beaucoup de retournements de situation qui n'arrivent... jamais. Le point faible de ce livre est là, l'intrigue est si bien préparée, les questions fusent dans la tête du lecteur, pour finalement avoir un dénouement un peu simpliste par rapport à ce qui aurait pu arriver, tout est un peu "attendu". 
Stephen King réussit tout de même à hanter le lecteur avec des images marquantes que l'on ne peut oublier une fois le livre refermé, et c'est véritablement la force de ce livre. 
Le gros point positif, selon moi, reste le traitement de la mort et de la façon de l'aborder. Dans cette famille on est confronté à une femme qui a la phobie de la mort, un médecin qui trouve cela naturel mais qui est bien plus marquée par celle-ci que ce qu'il ne veut avouer, et une petite fille qui comprend la mort, mais qui refuse qu'elle atteigne ses proches. Il y a de quoi réfléchir sur le thème. 

Malheureusement, je m'attache même aux chats "zombies", et toujours pas aux enfants. C'était donc compliqué pour moi d'être réellement "dans" le livre. 

Les autres gens
Ce livre était donc une lecture commune avec la liste de personnes suivantes (qui ont bien plus aimé ce livre que moi-même !) :
- Caro Verdelivre --> en vidéo
- Alex Xenaddict --> en vidéo
- Sabrina & Astrid (pas de blog je crois ?)
- Cindy

(Je n'ai pas encore tous les liens, alors je les mettrai à jour au fur et à mesure)

vendredi 24 octobre 2014

Davy Mourier - La Petite Mort, Tome 2 : Le secret de la licorne-sirène

Quatrième de couverture :
La Petite Mort a dû faire un terrible choix entre faucher Ludovic, son meilleur ami atteint d'une leucémie, ou son chat Sephi. A-t-il fait le bon choix ? L'entrée au collège, cet univers impitoyable, va-t-elle remettre en question l'amitié, l'amour et l'existence des licornes-sirènes ? De toute façon, rien ne va se passer comme prévu car la famille Mort a... un squelette dans son placard.

Mon avis : 16/20
Je ne savais même pas qu'un second tome était prévu, et voilà que j'en espère un troisième. 
Puisqu'il a beaucoup de points communs avec le premier tome, je ne vais pas m'étendre sur le sujet. 
On retrouve notre chère petite mort pour sa période adolescente. La voilà en pleine crise d'ado, qui entre au collège et qui découvre les joies des trahisons amicales, des déceptions amoureuses et ce rejet permanent qui est fait autour d'elle.
L'humour noir est toujours aussi présent que dans le premier tome, et les caricatures cyniques des publicités sont toujours aussi parlantes et cinglantes. Les personnages sont toujours aussi attachants, et un nouveau personnage débarque : le grand-père de la petite mort. Celui-ci a refusé de faucher sa dernière âme... Et voilà que toute décision a ses conséquences. Et c'est un thème que l'on retrouve assez implicitement dans ce second tome. Les choix, ses conséquences et les regrets qui peuvent en suivre... 
Mignon, léger, et drôle, voilà une suite à la hauteur de son prédécesseur ! (Et l'objet en lui-même est, une fois de plus, très beau ! La superficialité c'est mal, mais on l'est tous !)

mercredi 22 octobre 2014

Collectif - Osez... 20 histoires de sexe en 2050

Quatrième de couverture :
À quoi ressemblera le sexe du futur ? Attention : le livre que vous tenez entre les mains est une machine à avancer dans le temps. Si vous l’ouvrez, vous serez propulsé dans le futur et y découvrirez comment on fera l’amour en 2050. Mais voulez-vous vraiment le savoir ? Voulez-vous vraiment vous initier aux jeux sexuels en réseau ? Découvrir la machine qui permet de vivre ses rêves érotiques ? Savoir comment baiseront les femmes rebelles sous une dictature féministe ? Découvrir la vie sexuelle de Nicolas Bedos en 2050 ? Bref, visiter le futur tel que Jules Verne n’a jamais osé l’imaginer ? Si le programme vous tente, prenez garde : vous n’aurez peut-être plus envie de revenir au temps présent…

Mon avis : 15/20
Avant tout commentaire, je tiens vraiment à remercier une fois de plus La Musardine, qui m'a gentiment proposé la lecture de ce livre.

Soyons clairs de suite, un recueil de nouvelles peut difficilement être évaluer dans son ensemble puisque les auteurs sont différents et leurs style peuvent ne pas plaire à tout le monde. Mais justement, c'est dans leur ensemble que ces textes m'ont surprise. Si certaines nouvelles n'ont pas marquées ma mémoire, d'autres sont réellement surprenantes par les sujets qu'elles impliquent. Et oui, ne vous laissez pas avoir par le titre de ce livre, on ne trouve pas le véritable intérêt de ces histoires dans le sexe pur et dur, mais bel et bien le monde futuriste que les auteurs ont choisi de nous livrer. Selon les auteurs, le résultats est plus ou moins intéressant et l'on découvre un futur qui se calque sur des "extrêmes" de notre société actuelle. Plusieurs nouvelles évoquent la disparition des hommes (et de leur utilité) de notre monde, condamnant parfois le féminisme extrême, d'autres fois montrant qu'un monde entièrement féminin est possible et même "mieux" (si je mets des guillemets, c'est juste pour montrer mon total désaccord avec ce dernier point). Une autre nouvelle se déroule dans une futur où l'hygiène est primordiale et imposée comme règle stricte : on ne peut faire l'amour sans se laver-désinfecter avant/après et la pilosité est totalement bannie (bon, je n'ai pas encore compris comment cela était vérifiable) et un groupe de rebelle se retrouve la nuit tombée pour de grosses orgies pleines de sueurs et de poils. L'ambiance de cette nouvelle était complètement glauque et malsaine (ceci est un point positif, attention) et elle permet d'étendre la réflexion sur les règles d'hygiène que l'on nous impose déjà : jusqu'où va-t-on vouloir du "toujours plus propre" ?
De manière générale, ce livre est très intéressant de par la diversité des nouvelles, des styles et des idées exploitées. Evidemment, les nouvelles sont de différents auteurs et certaines histoires touchent plus ou moins le lecteur. Et si j'ai trouvé un réel intérêt aux nouvelles qui apportaient une véritable réflexion sur notre monde actuel, j'ai beaucoup moins aimé les histoires plus légères. 

lundi 6 octobre 2014

Karine Lambert - L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes

Quatrième de couverture
Les hommes sont présents partout dans cet immeuble de femmes qui ont renoncé à eux. Dans leurs colères, leurs nostalgies, leurs rêves, leurs désirs… Quatre femmes d’âges et d’univers différents, pas des féministes acharnées : des amoureuses blessées qui se méfient désormais de l’amour et ont inventé une autre manière de vivre.
Juliette, une jeune locataire qui vient d’emménager, est séduite par leur complicité, leurs joies, leurs rires et leurs grains de folie. Mais elle, elle n’a pas du tout abdiqué ! Son acharnement va-t-il ébranler les belles certitudes de ces farouches adeptes de la vie en solo ?

Mon avis : 8/20
Voilà un livre dont le titre et le résumé sont prometteurs, mais où le contenu n'est manifestement pas à la hauteur. L'auteure enchaîne les stéréotypes et les personnages ne sont pas assez approfondis. Entre la jeune fille qui rêve au prince charmant et la vieille avec son chat qui pense avoir renoncé aux hommes mais qui se ment à elle-même, seul le personnage de Giuseppina apparait comme sympathique, bien qu'encore une fois elle soit le stéréotype de la fille italienne oppressée par sa famille machiste. (Qui se laisse voler son enfant par ses frères ?)
Ce qui est dommage, c'est qu'avec un tel concept, l'auteure aurait pu faire un livre magnifique si les personnages avaient été plus réalistes et si leur psychologie plus approfondie. 
Ce livre est malheureusement creux, et l'intrigue n'est pas réellement définie, les personnages sont juste présents. Il y a beaucoup trop de choses invraisemblables pour que l'on se prenne au jeu (tu as un fils, et tu ne l'invites pas chez toi sous prétexte que l'immeuble est interdit aux hommes ?), et c'est vraiment dommage car le livre avait un potentiel dans son ensemble car le rapport homme/femme est un thème mériterait d'être exploité en profondeur, mais il "n'envoie pas le pâté" comme prévu. Le style de l'auteure est, cela dit, fluide et agréable, car malgré ses défauts, ce livre se lit assez rapidement.

dimanche 28 septembre 2014

Pierre Chorderlos De Laclos - Les Liaisons Dangereuses

Quatrième de couverture :
La jeune Cécile Volanges quitte son couvent pour faire l’apprentissage du monde et épouser le comte de Gercourt, mais une de ses parentes, la marquise de Merteuil, entend profiter de ce projet de mariage pour se venger d’une infidélité que lui a faite autrefois Gercourt. Elle charge donc son complice, le vicomte de Valmont, de pervertir Cécile avant ses noces. Mais loin de Paris, dans le château de sa vieille tante, Valmont s’est de son côté mis en tête de séduire la dévote présidente de Tourvel, et une idylle bientôt se noue entre la « petite Volanges » et le jeune Danceny.

Mon avis : 20/20 - COUP DE COEUR -
Vous ai-je déjà parlé de mon livre préféré de tous les temps ? Non ? C'est sûrement parce qu'aucun mot n'est capable d'exprimer l'amour que je lui porte. (Puisque je vais tenter d'être un minimum objective, je pense que la chronique sera courte, mais les citations parleront d'elles-mêmes !)
Ce roman épistolaire est un concentré de perfection. Déjà, l'intrigue. Elle est complètement malsaine et la polyphonie de l'oeuvre renforce la perversité de l'ouvrage. L'histoire est tellement invraisemblable que l'on se demande jusqu'où elle peut aller et comment le dénouement va pouvoir rétablir une stabilité dans cette société aux moeurs douteuses.
Les personnages sont absolument uniques. Chaque personnalité est particulière et marquée par sa complexité. Même en étant hors du texte, le lecteur a l'impression de connaître chacun d'entre eux tant ils sont à la fois immoraux, humains mais aussi attachants.  Le duo Valmont-Merteuil ne peut laisser indifférent tant les personnages sont travaillés.
C'est avec un style littéraire comme celui de Laclos que l'on peut parler de Littérature. L'écriture est magnifiquement travaillée et chaque personnage possède son propre style ce qui leur permet de les distinguer les uns des autres à leur simple façon d'écrire. Chaque lettre est un concentré de poésie parfois mêlée à la perversité, parfois intégrées à la naïveté. 
Cette oeuvre n'est pas seulement "plaisante" à lire, elle fait réfléchir sur beaucoup d'aspects. Elle est assez intemporelle, car même si les moeurs ont beaucoup changées de notre temps, les enjeux de certains personnages peuvent être actualisés. 

"Vos ordres sont charmants ; votre façon de les donner est plus aimable encore ; vous feriez chérir le despotisme."
"On peut citer de mauvais vers, quand ils sont d'un bon poète."
"Il m'appellerait perfide, et ce mot perfide m'a toujours fait plaisir ; c'est, après celui de cruelle, le plus doux à l'oreille d'une femme, et il est moins pénible à mériter."
"Sérieusement, le bonheur parfait qu'il trouve à être aimé de moi, m'attache véritablement à lui."
"J'ai été étonné du plaisir qu'on éprouve en faisant le bien ; et je serais tenté de croire que ce que nous appelons les gens vertueux, n'ont pas tant de mérite qu'on se plait à nous le dire."
"Ah ! Laissez-moi vous croire parfaite, c'est le seul plaisir qu'il me reste."
"Cette marche peut réussir avec les enfants, qui, quand ils écrivent 'je vous aime', ne savent pas qu'ils disent 'je me rends'."
"Me voilà comme la Divinité ; recevant les voeux opposés des aveugles mortels, et ne changeant rien à mes décrets immuables."
"Je suis bien aise d'ailleurs de vous faire voir que si j'ai le talent de perdre les femmes, je n'ai pas moins, quand je le veux, celui de les sauver."
"Il faut convenir qu'il eut été plaisant de la laisser dans cette situation : mais pouvais-je souffrir qu'une femme fût perdue pour moi, sans l'être par moi ?"
"Pour vous autres hommes, les défaites ne sont que des succès de moins."
"Ces tyrans détrônés sont devenus mes esclaves."
"Je puis dire que je suis mon ouvrage."
"Ma façon de penser fut pour moi seule, et je ne montrai plus que celle qu'il m'était utile de laisser voir."
"Je vous désirais avant de vous avoir vu."
"Séduite par votre réputation, il me semblait que vous manquiez à ma gloire ; je brûlais de vous combattre corps à corps."
"Il faut vaincre ou périr."
"De quel avantage sera-t-il donc pour ma fille d'être née riche, si elle n'en doit pas moins être esclave de la fortune ?"
"Non, elle n'aura pas les plaisirs du vice et les honneurs de la vertu."
"Vous avez voulu que je sois malheureux ; je vous prouverai que vous avez réussi au-delà de vos souhaits."
"Ma comparaison me parait d'autant plus juste, que, comme lui, jamais vous n'êtes ni l'amant ni l'ami d'une femme ; mais bien toujours son tyran ou son esclave."

Adaptations Cinématographiques :
- Les Liaisons Dangereuses de Stephen Frears (1988) : c'est, selon moi, une très bonne adaptation cinématographique. Evidemment, on perd totalement le côté épistolaire. Mais les personnages sont très ressemblants et on oublie que l'adaptation n'est pas parfaite grâce à eux. (Glenn Close & John Malkovich incarnent particulièrement bien les personnages !)
Pour plus d'info sur cette adaptation, je vous mets le lien de Alys, qui a fait un très bel article dessus (que je plussoie !)
- Sexe Intentions de Roger Kumble (1999) : ahh, cette version moderne fait perdre absolument tout le charme de l'oeuvre, puisqu'en changeant d'époque, on change de moeurs. Aussi, la vertu n'est absolument plus considérée de la même façon qu'à l'époque du livre.

jeudi 25 septembre 2014

First Sentence Challenge

Bon, je crée un article un peu pourri, juste pour vous poster le lien d'une vidéo où je montre mon faciès. Et oui, Emilie étant mon acolyte de lecture, j'ai fait une apparition dans sa dernière vidéo, donc je ne sais point si cela vous intéresse vraiment, mais en tout cas, j'ai beaucoup ri à tourner cette vidéo avec ces deux imbéciles que j'aime d'amour. (La fille trop classe à gauche, c'est moi !)


vendredi 19 septembre 2014

Questionnaire Livresque de A à Z (TAG)

Et bien, je me suis auto-tagguée (oui, je suis comme ça moi !) car ce TAG existe en vidéo (genre si tu cliques sur cette phrase, tu vas tomber sur ma poto, elle fait des trucs cool mais faut pas trop lui dire !)

Bon, je vais quand même expliquer le principe rapidement : une lettre représente un mot, chaque mot est associé à une "question". En gros. En pratique ça donne ça.

A pour "Auteur" 

Auteur dont tu as lu le plus de livres.

Et bien, sans compter les Chair de Poule, en réalité... j'en ai 3 qui sont ex-aequo (mes horizons sont si variés) et ce sont Jean Teulé, Albert Camus et Anonyme avec 4 livres au compteur (je sais, c'est pas beaucoup) !! 
Non, ne me citez pas J.K Rowling, car je n'ai pas encore fini de lire les Harry Potter (et non, je n'ai pas honte d'être une retardée !) 

B pour « Best » 

La meilleure « suite » de série.

Pour rester dans les livres et ne pas dériver sur les BD, je dirais que c'est la saga du Bourbon Kid, dont l'auteur Anonyme est cité dans la question juste au-dessus.


C pour « Current »

Lecture en cours.

Je suis en pleine relecture de mon livre préféré de tous les temps : Les Liaisons Dangereuses de Laclos !


D pour « Drink » 

La boisson qui accompagne tes lectures.

Hum, bien souvent de l'eau. Parfois du thé. Plus rarement du café. 


E pour « E-book » 

E-books ou romans papier ?

Les deux. Les E-books sont bien pratiques, mais je suis obligée de posséder en format papier les livres que je lis sur liseuse. Bouuuh la matérialiste !


F pour « Fictif » 

Un personnage fictif avec lequel tu serais effectivement sortie au lycée.

Je ne vais pas citer Valmont car lui je l'aurais séquestré en attendant qu'il développe le syndrome de Stockholm, mais ça se serait passé après le lycée. Alors je dirais Kaleb, de saga éponyme. T'es BG et tatoué, tu t'attendais à quoi ?


G pour « Glad » 

Un roman auquel tu es contente d’avoir donné une chance.

David Gemmell - L'Etoile du Matin ! Car ce livre m'a fait découvrir que j'aimais l'héroïque-fantasy, et oui, j'étais persuadée que ce n'était pas le cas !


H pour « Hidden » 

Un roman que tu considères comme un joyau caché.

Il était une fois l'amour mais j'ai dû le tuer de Efraim Medina Reyes (vous ne comprenez donc pas que l'écriture de cet homme est parfaite ??)


I pour « Important » 

Un moment important dans ta vie de lectrice.

Et bien, c'est ma rencontre avec la catin dont je vous ai mis le lien plus haut (si si, la longue phrase où tu peux cliquer !). Parce que c'est à cause d'elle que j'ai découvert à quel point j'aimais lire, et c'est à cause d'elle que je balance du flouz dans les livres à chaque fois. Et c'est grâce à elle que j'ai crée ce blog aussi. (Non, je n'aime pas le pathos donc je ne compte pas la remercier.)


J pour « Juste » 

Le roman que tu viens juste de finir.

Ce n'est pas vraiment un roman, mais je le cite quand même : Marie Minelli - Les filles bien n'avalent pas ! (Et je le recommande, car il est quand même très cool !)


K pour « Kind » 

Le genre de romans que tu ne liras jamais.

Non, je veux pas être fermée, en plus il ne faut jamais dire jamais. Mais je ne lirai de la bit-lit sous contrainte. ("Hey toi, tu lis ce livre ou je te noie dans ton propre sang !").
Non, en réalité je n'ai rien contre ce genre littéraire, c'est juste que j'ai l'impression que le schéma type est trop récurrent. 

L pour « Long » 

Le roman le plus long que tu aies jamais lu.

Ce sont Les Âmes Vagabondes de Stephenie Meyer avec 829 pages dans mon édition. 


M pour « Major » 

Le roman qui t’a causé le plus gros « book hangover » (« trop plein » livresque – tu ne pouvais plus rien lire après ça).

L'Enéide de Virgile. Ne rigolez pas, ce livre m'a été imposé pour les cours juste après qu'on nous ait fait lire l'Odyssée (pour la 3e fois -_-). Bref, je n'ai pas lu 2 chapitres que je n'ai plus touché un livre après. Ce livre est maudit, je suis malade dès que je le vois. 


N pour « Nombre » 

Le nombre de bibliothèques (meubles) que tu possèdes.

J'ai deux bibliothèques, et ça vous fait une belle jambe hein ?


O pour « One » 

Un roman que tu as lu plusieurs fois.

C'est le seul et l'unique, je l'ai déjà cité précédemment car je l'aime d'amour : Les Liaisons Dangereuses de Laclos. Bon, c'est la première fois que je le relis, mais c'est aussi la première fois que je relis un livre !


P pour « Préféré » 

Ton endroit préféré pour lire.

Mon canapé, assise par terre, en marchant (oui j'adore lire en marchant)... En fait partout.


Q pour « Quote » 

Une citation, d’un livre que tu as lu, qui t’inspires ou qui te fait ressentir plein d’émotions.

Ouuuh, je sans que vous en avez déjà marre d'entendre parler de ce livre, mais voilà la citation qui me rend toute chose : 
"On s’ennuie de tout, mon Ange, c’est une loi de la Nature ; ce n’est pas ma faute.
Si donc je m’ennuie aujourd’hui d’une aventure qui m’a occupé entièrement depuis quatre mortels mois, ce n’est pas ma faute.
Si, par exemple, j’ai eu juste autant d’amour que toi de vertu, et c’est sûrement beaucoup dire, il n’est pas étonnant que l’un ait fini en même temps que l’autre. Ce n’est pas ma faute.
Il suit de là, que depuis quelque temps je t’ai trompée : mais aussi, ton impitoyable tendresse m’y forçait en quelque sorte ! Ce n’est pas ma faute.
Aujourd’hui, une femme que j’aime éperdument exige que je te sacrifie. Ce n’est pas ma faute.
Je sens bien que te voilà une belle occasion de crier au parjure : mais si la nature n’a accordé aux hommes que la constance, tandis qu’elle donnait aux femmes l’obstination, ce n’est pas ma faute.
Crois-moi, choisis un autre amant, comme j’ai fait une autre maîtresse. Ce conseil est bon, très bon ; si tu le trouves mauvais, ce n’est pas ma faute.
Adieu, mon ange, je t’ai prise avec plaisir, je te quitte sans regret : je te reviendrai peut-être. Ainsi va le monde. Ce n’est pas ma faute.
" [Laclos - Les Liaisons Dangereuses]


R pour « Regret » 

Un regret de Lecteur.

Ne toujours pas avoir lu American Desperado qui traîne dans ma bibliothèque. Je meurs d'envie de l'ouvrir, mais je suis assez faible : j'ai peur des gros pavés. 


S pour « Série » 

Une série que tu as commencée mais jamais finie (et dont tous les livres sont sortis).

Oui, vous l'aviez compris : Harry Potter ! (Bon ok, pour contredire ce que j'ai dit plus haut : je ne suis pas très fière de ne toujours pas les avoir fini !)


T pour « Trois » 

Trois de tes livres préférés de tous les temps.

Juste trois ?
- Les Liaisons Dangereuses de Choderlos de Laclos (Number one dans mon coeur si vous n'aviez pas deviné)
- Mangez-le si vous voulez de Jean Teulé (perturbant, dérangeant, mais génialissime !)
- Notre-Dame de Paris de Victor Hugo (j'ai mis 6 mois pour le lire, mais quelle beauté !)






U pour « Unapologetic » 

Quelque chose dont tu n’éprouves absolument aucun remords d’être fan(girl).

CHAIR DE POULE POWEEEEEER :D 


V pour « Very » 

Un roman dont tu attends la sortie avec grande impatience, plus que celle des autres.

Le 3e et dernier tome de : Ce livre devrait me permettre de résoudre le conflit au Proche-Orient, d'avoir mon diplôme et de trouver une femme de Sylvain Mazas (j'ai un peu triché car c'est un livre illustré, mais c'est la seule sortie que j'attends réellement !)


W pour « Worst » 

Ta pire habitude livresque.

Je corne le bas d'une page dès que j'y trouve une citation que j'aime, et le haut d'une page dès qu'une référence que je ne connais pas m'intéresse. Mais je ne retourne jamais dans un livre pour tout noter.



X pour « X » 

Commence à compter en haut à gauche de ton étagère (la plus proche) et prends le 27ème livre.

Silo de Hugh Howey ! (Ca aussi ça te fait une belle jambe de le savoir ! Te voilà donc muni d'une belle paire de guiboles !)


Y pour « Your » 

Ton dernier livre acheté.

Nineteen-Eighty-Four de George Orwell (je suis bilingue t'asvu)


Z pour « ZzZ » 

Le livre qui ta volé ton ZzZ (le dernier livre qui t’a tenue éveillée bien trop tard la nuit).

La Conjuration Primitive de Maxime Chattam : à défaut d'être resté éveillée tard dans la nuit, je rêvais de ne pas travailler le lendemain pour pouvoir passer la nuit dessus.



Vu que j'ai beaucoup aimé ce TAG malgré sa longueur, je vais tagger plusieurs copines ! Donc Xenaddict, Cranberries, Les femmes qui lisent sont dangereuses, Alys & pourquoi pas Leelysbook aussi !

mardi 16 septembre 2014

Les 10 auteurs dont vous n'avez lu qu'un seul livre mais aimeriez en lire d'autres (Top Ten Tuesday 11)





Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a été crée par The Broke & The Bookish et repris en français sur le blog Iani.
Cette semaine le thème retenu est le suivant :

Les 10 auteurs dont vous n'avez lu qu'un seul livre mais aimeriez en lire d'autres.


1. Maxime Chattam

Je n'ai lu que La Conjuration Primitive de Chattam, mais ça m'a suffit pour tomber amoureuse de cet auteur. Et je compte bien lire une grosse partie de sa bibliographie !

2. Efraim Medina Reyes

Encore un auteur dont je suis tombée amoureuse. Son livre Il était une fois l'amour mais j'ai dû le tuer est une tuerie littéraire, son style d'écriture est complètement magique, et il arrive à ne rien nous raconter en le faisant bien. 

3. Yves Paccalet 

Après avoir lu son essai L'Humanité disparaîtra, bon débarras ! j'ai compris que j'étais sur la même longueur d'onde que cet auteur. J'ai donc décidé d'ajouter ses autres oeuvres à ma wish-list.

4. David Gemmell

Il faut dire qu'avec L'étoile du Matin ce grand monsieur m'a fait re-découvrir et aimer un genre littéraire que j'avais longtemps mis de côté. 

5. Franck Thilliez

Je n'ai lu que L'encre & le Sang que cet auteur a écrit en binôme avec Laurent Scalese. J'aimerais donc découvrir une de ses oeuvres dont il est le seul meneur. 

6. Pierre Desproges

Beaucoup de petits livres d'humour noir sont écrits par ce grand nom. Je n'en ai lu qu'un mais j'ai déjà dans ma PAL un second livre prêt à s'ouvrir.

7. Amélie Nothomb

Non non, rien à voir avec le fait qu'elle s'est retrouvée nue dans le lac de ma bien-aimée ville natale, mais le seul livre que j'ai lu de cette auteure, Antéchrista, ne m'avait pas totalement convaincue, et je veux lui laisser une seconde chance.

8. Laurent Gounelle

J'adore les livres qui nous font travailler notre vision de nous-mêmes, et tous les livres de cet auteur le font, apparemment, à merveille. Alors j'espère les aimer autant que le premier livre que j'ai lu de lui.

9. Gilles Paris

Cet auteur possède une plume si unique que l'on ne peut que succomber à ses oeuvres. Il me faut absolument lire les autres !!! Et si vous n'avez pas encore lu Au Pays des Kangourous, jetez-vous dessus !

10. Chevy Stevens

Après avoir lu Séquestrée, je me demande si l'auteure peut rester aussi haut dans mon estime avec une seconde oeuvre. Est-ce que l'on aura à nouveau le droit à un thriller tout en finesse ?

lundi 15 septembre 2014

Marie Minelli - Les filles bien n'avalent pas

Quatrième de couverture :
Les filles bien ne couchent pas le premier soir », « les filles bien ne disent jamais de gros mots », « les filles bien n’avalent pas »… Ça, c’est ce que la société, les magazines féminins, votre mari, votre mère (ou pire : votre belle-mère) essayent de vous inculquer. Marie Minelli démonte ici un par un, à grand renfort de témoignages, de quizz, de tests et avec beaucoup d’humour, les clichés liés à la sexualité féminine. Bienvenue dans la VRAIE VIE SEXUELLE DES FILLES, celle dont on ne parle ni dans les romances érotiques, ni dans les magazines, ni dans les films porno… Arrêtons de prendre le sexe trop au sérieux et de nous imposer des règles édictées par des journalistes pseudo-sexologues. JOUIR et RIRE, voilà notre programme drôlement subversif !

Mon avis : 14/20
Avant tout commentaire, je tiens vraiment à remercier une fois de plus La Musardine, qui m'a gentiment proposé la lecture de ce livre. 

Avant de me laisser perplexe, ce livre est avant-tout une petite bombe lancée sur tous les clichés que l'on peut avoir sur la sexualité de la femme. L'avant-propos est d'ailleurs particulièrement représentatif de ce que l'on pense être la mentalité générale des femmes, et l'auteure n'hésite pas à pointer celles-ci du doigt aussi. Et oui, et c'est très important pour moi : les clichés et les stéréotypes ne sont pas seulement véhiculés par les "vilains méchants hommes", mais aussi par les femmes elles-mêmes. Chaque idée reçue est démontée une à une avec humour via des témoignages et autres statistiques. Et l'idée de base est bonne, très bonne même. C'est une lecture légère et il ne faut pas la prendre autrement.
Mais ce qui me dérange dans ce livre, c'est que l'intention est bonne mais l'auteure crée involontairement de nouveaux clichés pour casser les idées préconçues. Le problème dans ce genre de livre est souvent le même : la tendance à généraliser.  Tout est noir ou blanc, et on a tendance à oublier les choix personnels de chacun. Je ne dis pas que l'auteure le fait tout le long, car ce n'est pas le cas, mais quelques détails sont parfois un peu dérangeants. Par exemple, les personnes qui pourraient se sentir concernées par les "idées reçues" se voient donc pointées du doigt à la lecture de ce livre qui veut manifestement produire l'effet inverse. La gente masculine est aussi un peu trop pointée du doigt à mon goût (même si l'auteure prend tout de même la peine d'enlever quelques clichés masculins aussi). Nous sommes tous différents, et si certaines personnes sont des stéréotypes, c'est peut-être leur choix. Est-ce trop dur à accepter ?