jeudi 29 mai 2014

#Un13eNoteCetEte

Mes chers amis, c'est avec une immense tristesse que j'apprends que la maison d'édition 13e Note va faire une pause éditoriale "à durée indéterminée". Alors oui, je suis assez triste, car je suis tombée récemment amoureuse de cette maison d'édition ! 

Et comme dans toute histoire, on se fait un première idée par l'apparence extérieure. Cette maison d'édition a réveillé en moi mon côté superficiel. Et oui, ces livres sont une horreur à placer dans une bibliothèque : ils sont trop larges et hauts pour aller avec les livres poches, et trop courts pour aller avec les grands formats. Mais c'est ça que j'aime : ils sont uniques. 

Mais comme dans toute histoire d'amour, il ne suffit pas d'une belle apparence. Et là, les éditions 13e Note font fort ! Car le contenu est tout aussi extraordinaire, si ce n'est plus. Je n'ai pas lu tous leurs livres, mais tous me donnent envie, et c'est pour cela que je me permets de généraliser. On retrouve des histoires atypiques et des personnages à qui on ne laisse que très peu la parole en littérature, et les thèmes sont abordés de façon singulière. Cette maison d'édition prend de gros risques littéraires et elle mérite amplement que l'on parle (plus !) d'elle. En fait, les éditions 13e Note éditent de la véritable "littérature" et je ne conçois pas la disparition (ou la non-édition) de telles oeuvres. Vous le savez déjà, il n'y a pas que la beauté qui compte, et ici, le contenu fait de ces livres des objets merveilleux à avoir absolument dans sa bibliothèque. Mais le mieux est encore de se faire sa propre opinion sur la chose non ?? Alors qu'attendez-vous pour découvrir ce que nous propose 13e Note ?

J'ai déjà parlé de Il était une fois l'amour mais j'ai dû le tuer de Efraim Medina Reyes qui était un gros coup de coeur (quelle plume !!!) et je vous parlerai assez rapidement d'un autre livre que je suis en train de lire...

Je profite de ce soutien à 13e Note pour vous annoncer la future acquisition des livres suivants (Hey, on peut se faire plaisir tout en faisant une bonne action alors profitons-en !)


mardi 27 mai 2014

Rick Yancey - La 5e Vague, Tome 1

Quatrième de couverture :
1ère Vague : Extinction des feux
2e Vague : Déferlante
3e Vague : Pandémie
4e Vague : Silence

La 5e Vague arrive...
Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir…

À l’aube de la 5e Vague, sur une bretelle d’autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper…Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés…
Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son seul espoir de sauver son petit frère, voire elle-même. Du moins, si Evan est bien celui qu’il prétend… Mais la jeune fille doit d’abord faire des choix : entre confiance et paranoïa, entre courage et désespoir, entre la vie et la mort. Va-t-elle baisser les bras et accepter son triste sort, ou relever la tête et affronter son destin ? Car ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort.

Mon avis : 15,5/20
Voilà un livre jeunesse qui ne prend pas ses lecteurs pour des abrutis ! L'intrigue, qui peut légèrement faire penser à Les Âmes Vagabondes de Stephenie Meyer, est très intelligemment travaillée. Les aliens envahissent la planète, et ils nous ressemblent, puisqu'ils ont une forme humaine. La confiance devient donc un thème de prédilection qui est bien abordé à travers les différents personnages. On a du suspens et des rebondissements (bien qu'ils soient souvent prévisibles) et surtout, l'écriture est vraiment bonne. C'est très rare de trouver une telle qualité d'écriture pour des romans jeunesses, et je me devais d'en faire la remarque.
Les personnages sont bien travaillés, chacun possède une personnalité qui leur est propre à tel point que le lecteur peut deviner certaines de leurs réactions. Aussi, les personnages principaux ont chacun une personnalité à laquelle on s'attache, car le lecteur se met à leur place dans le contexte de l'intrigue, et tout est justifié. On voit petit à petit les différents personnages se transformer en machine à tuer et perdre toute compassion mais tout en ayant chacun une identité qui leur est propre. Cassie est une battante, même si elle succombe -parfois un peu trop- au charme d'Evan (dont je ne vous dirai rien, au risque de spolier), Sammy est un enfant qui stagne entre la naïveté et interrogations légitimes et Ben est un "soldat" qui refuse de perdre toute trace d'Humanité. Une mention spéciale pour Ringer, qui est un personnage complètement atypique que j'ai, personnellement, adoré. 
Le seul point négatif de l'oeuvre, c'est qu'il faut attendre les 100 dernières pages pour véritablement entrer dans l'action et ne plus vouloir lâcher le livre. Cela dit, il ne faut pas oublier que c'est un premier tome, et la fin de celui-ci donne suffisamment envie de lire le second. On l'attend avec impatience. 

Citations
- "La cruauté n'est pas un trait de personnalité. La cruauté est une habitude."

dimanche 18 mai 2014

Camille Saféris - Rayon Hommes

Quatrième de couverture :
Les filles d’aujourd’hui sont compliquées. Prenez Zoe, ma cliente. Encore une qui cherche l’amour au Rayon Hommes, parmi les mâles exposés en vitrine. Les Grandes Galeries, c’est le Disneyland du prince charmant : des mecs partout, à s’offrir à l’heure ou pour la vie. Un vrai carton. Et moi, dans tout ça ? Rien. Je suis juste Barnabé, le vendeur, fraîchement muté du rayon bricolage où j’excellais dans la vente de chignoles. Zoe m’a plu tout de suite. Son nez pointu, ses cheveux en vrac, son petit cul de rêve — enfin ça, faut le voir porté. Le hic, c’est qu’elle n’a toujours rien remarqué. Ça fait des semaines qu’elle teste un par un les types exposés, et qui la conseille ? L’homme invisible ! Par chance, ses toy boys ont tous un vice caché : un qui se regarde jouir, l’autre qui refoule du clapet, le troisième livré avec sa mère... Je rame pour que Zoé comprenne enfin : elle cherche un modèle qui n’existe pas, sans voir que l’homme de sa vie, c’est moi. Le seul du Rayon Hommes qui ne soit pas à vendre.

Mon avis : 15/20
Avant tout commentaire, je tiens vraiment à remercier une fois de plus La Musardine, qui m'a gentiment proposé la lecture de ce livre. 

La particularité de ce livre, c'est son intrigue vraiment très originale : un magasin qui vend des hommes. Que demander de plus ? Grâce à cela, les femmes vont pouvoir trouver le grand Amour, et en plus elle ont le droit à une période d'essai. Ce qui est vraiment bien trouvé, c'est de mettre en avant deux points de vue différents : celui d'une femme, Zoé, qui cherche l'Amour, et celui d'un homme, Barnabé, qui est vendeur dans le magasin en question. Leurs avis divergent et pourtant ils se retrouvent à chaque fois dans ce même lieu, qui est symbolique de leur rencontre. 
Les personnages sont assez attachants, surtout Zoe, mais ils sont surtout très réalistes. C'est que ce qui est plaisant dans ce livre, il n'y a ni cliché ni stéréotypes d'hommes et femmes parfaits, sauf dans la vitrine du magasin (et encore, tout est mesuré), et, évidemment, chaque "type" trouve son inconvénient. On remarque aussi que c'est l'homme qui tombe le plus vite amoureux et qui est très vite prêt à tout pour Zoe, et c'est une situation que l'on retrouve rarement dans les livres de ce genre. L'histoire d'amour ne tombe d'ailleurs jamais dans le cliché et la niaiserie, ce qui est un très bon point pour l'oeuvre, d'autant plus que Zoe est une femme actuelle (elle recherche l'amour, mais elle vit très bien sans). 
Enfin, c'est une lecture agréable, simple et qui pousse tout de même à la réflexion sur le commerce de l'amour (notamment via les sites de rencontres) malgré le fait que cette réflexion ne soit pas plus creusée. 

Citations
- "Il faut toujours croire au Père Noël, sinon quand il débarque pour de vrai on a l'air con."

vendredi 16 mai 2014

Week-end à 1000 (5) - Suivi & Résultats

C'est parti, c'est la 5e fois que je participe à ce challenge organisé par Lilibouquine ! Bon, je sais d'avance que je ne le réussirai pas (sans le soutien psychologique de Bulledop' et les pauses calories...) d'autant plus que je travaille durant le week-end... Ca va être compliqué !
Mais je le tente quand même, car j'ai envie de vider un peu ma PAL, et le week-end à 1000 permet de se forcer à lire un petit peu plus que d'habitude !!

Voici donc le suivi du challenge (qui n'a pas encore débuté) :

177/592
----------------------------------------------------------------------------- Total : 177/1000 pages.

On ne se moque, je suis entièrement consciente que c'est ridicule, mais il faut croire que je n'étais vraiment pas à fond dans le challenge ! 


Challenge Échoué.

mercredi 14 mai 2014

Yves Paccalet - L'Humanité Disparaîtra, Bon Débarras !

Quatrième de couverture :
Je conçois mal que l'évolution darwinienne, qui ne s'encombre ni de morale, ni de finalité, ni de "dessein intelligent" ait pu favoriser une espèce aussi envahissante, nuisible, mal embouchée et peu durable. " Il n'y a pas d'autre conclusion possible : bientôt fini le règne de l'Homme, cet animal borné qui se prétend intelligent mais qui ne cesse d'anéantir son milieu naturel et massacre ses semblables. Dans cet essai écologique, provoquant et teinté d'humour noir où il imagine treize scénarios catastrophes, le naturaliste Yves Paccalet dresse un véritable réquisitoire contre l'humanité. La conclusion est sans appel.

Mon avis : 20/20 - COUP DE COEUR -
Ce livre devrait être lu par chacun d'entre nous. Il fait réfléchir sur la nature humaine et sur l'absurdité des comportements de chacun. Cet essai porte sa réflexion sur la place de l'homme sur terre. La force de cette oeuvre résulte dans le parti pris de l'auteur. Dès le début, il dit que l'homme est un être néfaste sur la planète, et son point de vue est présenté de façon exagérée et le lecteur se dit qu'il attaque un peu fort, notamment lorsqu'il dit qu'il n'aurait pas dû faire d'enfants. Or, au fil des chapitres, on se rend compte qu'il a raison sur toute la ligne, et que tout cet anti-humanisme est justifié et justifiable. Il utilise des comparaisons fortes (nous sommes tous des nazis) mais il les illustre tellement bien que l'on ne peut qu'acquiescer à ses propos. 
L'auteur ne contente pas de nous faire le blâme de l'être humain. Non. Il nous offre aussi treize scénarios possibles où l'Humanité disparaîtrait par sa cause, ou non. Que l'on soit d'accord ou pas avec les propos de l'auteur, ce livre fait réfléchir quant à l'avenir de la planète. Ce n'est pas de l'écologie pure et dure, c'est juste une réflexion simple et à la portée de tous sur le mal que fait l'homme autour de lui, consciemment ou inconsciemment. Il est d'autant plus intéressant de lire ce livre en 2014 alors qu'il a été écrit en 2006, puisque certains statistiques faits parlent d'aujourd'hui, et lorsqu'on voit que les chiffres sont exacts, ou presque, on s'en inquiète beaucoup plus. 
Le cynisme et le pessimisme de l'auteur en choqueront plus d'un, mais s'il parle de l'Humanité -en général- avec un tel dégout, c'est justement parce qu'il en fait lui-même partie. Je pense que ce pessimisme exagéré est aussi là pour choquer les lecteurs afin qu'ils se posent des questions : comment un homme peut-il autant souhaiter la fin de l'Humanité ? Personnellement, je suis quelqu'un de profondément misanthrope (je ne dis pas ça pour faire "stylé" mais j'éprouve un mépris profond pour l'Humanité dont je fais partie), et la position que défend Yves Paccalet est celle que je défend aussi : l'homme détruit tout ce qu'il touche. Je n'étais donc pas à convaincre. Cela dit, mon objectivité me pousse à dire qu'il défend bien son point de vue et on ne peut que se remettre en question, en tant qu'être humain, en lisant ce livre.

Citations :
- "Je pense, donc j'asservis. Je pense, donc j'exploite et j'humilie. Je pense, donc je vole et je tue. La vérité de la nature humaine est loin du cogito de Descartes ; plus proche du Prince de Machiavel et de la Juliette de Sade."
- "L'homme est un grand pingouin sans lendemain."
- "Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le moustique nous suce le sang : nous l'écrabouillons d'une gifle. Nous aspirons le sang de la Terre : elle nous assénera une grande claque."
- "Il baptise "progrès" ce saccage."
- "Je cherche l'Humanité au fond de l'homme : je n'y vois que la moustache d'Hitler."

[D'autres citations à venir]


Musique :
Cette chanson me fait penser à ce livre :

mardi 13 mai 2014

Chevy Stevens - Séquestrée

Quatrième de couverture :
Ce dimanche-là, Annie, agent immobilier de 32 ans, avait prévu de vendre une maison grâce a une journée porte ouverte. Mais son dernier client, un homme qui prétend s’appeler David, la fait monter de force dans sa camionnette. Annie viens d'être enlevée. Son ravisseur l’emmène au coeur de la forêt et l'emprisonne dans une cabane.  Son calvaire va commencer.

Mon avis : 18/20 - COUP DE COEUR -
Je tiens avant tout à dire merci à Lecturesdebouch' qui m'a vraiment donnée envie de lire ce livre, et j'ai bien fait puisque c'est un gros coup de coeur.
La particularité de ce livre, c'est que l'action principale s'est plus ou moins déjà déroulée, et l'intrigue nous est présentée directement par Annie s'adressant à son psy post-traumatisme. On a donc le point de vue de la victime, et c'est donc le personnage que l'on va apprendre à connaître le mieux. On ne peut que s'attacher à elle puisque l'on revit en même temps qu'elle l'horreur qu'elle a vécu, et une intimité se crée entre sa personne et le lecteur. Sa personnalité est vraiment bien travaillée. Il y a trois Annie qui correspondent respectivement à celle qui se confie à son psy, celle qui est séquestrée et celle qui a survécu à cette horreur. L'auteure a parfaitement su retranscrire la différence de personnalité que la narratrice vit en fonction des évènements. 
Il ne faut pas s'attendre un thriller violent et sanglant, puisqu'ici le suspens est uniquement dû à l'intrigue et l'auteure sait vraiment bien tenir en haleine son lecteur. Elle ne le torture pas psychologiquement non plus, elle se contente de maintenir le suspens de son intrigue, bien ficelée. Ce thriller tient ses promesses en toute simplicité. Les retournements de situation s'enchaînent sans que l'on s'y attende, et ce, jusqu'au dernier moment. 
Ce livre pourrait même plaire aux personnes qui ne sont pas amateurs de ce genre littéraire tant il est prenant. Âmes sensibles, pas besoin de vous abstenir car il n'y a aucune scène barbare ou sanguinolente !

Citations :
- "La nature humaine possède des ressources de malfaisance inépuisables."


Musique :
Cette chanson me fait penser à ce livre :

mercredi 7 mai 2014

Benjamin Lacombe & Paul Echegoyen - Léonard & Salaï, Tome 1 : Il Salaïno

Quatrième de couverture :
Immergez-vous au cœur de cette évocation romanesque qui présente une autre vision de Léonard de Vinci, de son entourage et de sa vie. Au-delà du mythe, de ses incroyables inventions et de sa modernité (fervent écologiste, végétarien, humaniste...), il était détesté par ses pairs, autant pour son immense talent que pour son physique avantageux, ou encore pour la cour qui l’encerclait.
Comment a-t-il vécu, aimé, souffert ? L’histoire s’intéresse à son amour pour Salaï, personnage oublié, écorché vif, petit voyou fainéant au grand talent, et dont on attribua certaines œuvres au Maître, à son Maître.
Réalisée à quatre mains, avec un grand soin du détail, cette tragédie en deux actes est servie par des graphismes somptueux au lavis et à la gouache signés Benjamin Lacombe – figure de proue en Jeunesse qui a rapidement connu la célébrité – et Paul Echegoyen.
Cet univers où règne la grâce, remarquable par son ampleur et sa profondeur, résonne à notre époque de façon étonnamment moderne. Un portrait sensible et fascinant d’un artiste jamais égalé...

Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -


L'alliance de Benjamin Lacombe et de Paul Echegoyen nous offre une oeuvre au graphisme exceptionnel. L'histoire, c'est celle de Léonard de Vinci, mais aussi celle de son entourage et particulièrement de Salaï (et oui, le titre de la BD est plutôt équivoque). C'est leur histoire d'amour qui domine l'oeuvre et non la peinture, même si l'on retrouve les plus belles oeuvres de Léonard de Vinci magnifiquement ré-interprétées par B. Lacombe. Les couleurs utilisées nous plongent dans un univers unique et intime, et les beaux paysages de P. Echegoyen se mélange parfaitement bien avec les personnages de B. Lacombe. 
On découvre Léonard de Vinci sous un angle nouveau, ce n'est pas le peintre mythique qui nous est présenté mais c'est la personne qui se cache derrière cette image que l'on découvre. Les différents épisodes sont brefs et l'histoire avance rapidement. L'immersion dans cette époque culturellement riche est totale. On a l'impression d'en faire partie. 
Le seul bémol serait potentiellement la taille d'écriture dans les bulles, puisque c'est écrit un peu petit. Mais c'est un tout petit point négatif pour une oeuvre qui est aussi magnifique et unique. On attend le second tome avec impatience. 



vendredi 2 mai 2014

Marie Minelli - Sexe, Mensonges et Banlieues Chaudes

Quatrième de couverture :
Descendante d'Helena Rubinstein, Sara vit à Neuilly entre son père, industriel blindé, sa mère éditorialiste chez Elle, et son petit ami Amaury de Saint Sauveur. Elle travaille à la « fondation pour les femmes-du-monde » que dirige sa bourgeoise fin-de-race de belle-mère, et brunche souvent avec ses deux meilleures copines aussi vénales que futiles. Mais Sara ne se sent pas à sa place et décide de gagner son indépendance. Pas de pot, c'est ce moment que choisit Amaury pour la demander en mariage en public. Elle est piégée… Par une suite de malentendus, Sara postule à un programme diversité chez France Télévisions et se fait passer pour une Marocaine de Seine-Saint-Denis afin de décrocher le job qui la mènera à l'indépendance professionnelle. C’est là que son chemin croise celui du mystérieux Djalil. Et si son salut se trouvait de l'autre côté de périph' ? Peut-elle décemment quitter sa vie confortable à Neuilly pour aller vivre avec ce banlieusard qui ne lui promet rien ? Sara pourra-t-elle tout avoir, la fortune et le plaisir, la sexualité et le mariage ? De rebondissements en mensonges, scènes de sexe débridées et déclarations d’amour, un mélange détonnant entre le grand théâtre de quiproquos à la Marivaux et le film Tout ce qui brille. Avec un ton irrésistible, féminin mais pas cruche, drôle mais pas lourd, branché mais pas bobo, Sexe, mensonges et banlieues chaudes nous entraîne dans les coulisses des médias et nous fait voyager des immeubles cossus de Neuilly aux cités du 93. Hommage vibrant à l’ouverture aux autres, Roméo & Juliette version érotico-moderne, ce roman se révèle un hymne aux femmes de cette génération, tiraillées entre idéalisation du couple et désir d’indépendance, fantasmes et réalité, hyperréalisme et troisième degré. Avec de vraies scènes de sexe à l'intérieur !!

Mon avis : 13/20
Avant tout commentaire, je tiens vraiment à remercier La Musardine, qui m'a gentiment proposé la lecture de ce livre. 
Avant même d'ouvrir le livre, on imagine tomber sur une histoire d'amour passionnelle remplie de clichés : l'homme riche qui ne sait pas faire l'amour et le banlieusard qui s'y prend comme un Dieu (cf : Androidereveur). Ca, c'est pour la quatrième de couverture. En réalité, ce qui est très bien fait dans ce livre, c'est le personnage principal : Sara, qui est tiraillée entre son envie d'émancipation et sa peur de décevoir ses proches. L'intrigue est bien trouvée, puisqu'elle décide de se prendre en main et de ne pas se faire pistonner par toute sa famille pour trouver un travail, et elle réussit. Seulement, pour cela, elle décide de se faire passer pour ce qu'elle n'est pas : une femme qui vit à Seine-Saint-Denis. On a du mal à savoir si on aime ou pas ce personnage, parce qu'elle est à la fois très humaine, mais certaines pensées snobs arrivent pour contredire sa sympathie et la font passer pour une "sale gosse de riche" qui ne connait rien à la vie et qui a d'énormes préjugés sur le monde qui l'entoure. Alors oui, c'est le but précis du personnage, mais il aurait peut-être mieux fait de défendre jusqu'au bout les idées qu'il prône à la fin pour contraster avec tout son entourage qui est complètement stéréotypé.
Ce qui est intéressant dans ce livre, ce sont les questions que Sara se pose quant à son mariage, est-elle réellement amoureuse ? Que recherche-t-elle réellement dans l'amour ? Le livre reflète un problème de notre société actuelle : épouser quelqu'un pour de l'argent, ce n'est pas l'aimer, mais épouser quelqu'un pour le sexe, est-ce mieux ? 
On regrette quand même parfois le manque de vraisemblance, notamment quant à l'amour qui nait entre Djalil et Sara alors qu'ils n'échangent pas un mot, et les clichés sur certaines personnages (autant dans le monde riche que de l'autre côté du périph'), quant aux scènes de sexe, elles ne sont pas omniprésentes mais ce n'est pas gênant car malgré le titre de l'oeuvre, ce n'est pas ce qu'on attend le plus à la lecture, d'autant plus qu'elles sont moins bien écrites que le reste.
En bref, c'est un livre qui se lit rapidement et on passe tout de même un bon moment avec ce livre malgré quelques défauts qui ne sont pas de gros bémols non plus. 

Citation :
- "Est-ce que l'amour, c'est jouir ensemble ? Ou est-ce que l'amour, c'est se marier ensemble ?"