samedi 15 novembre 2014

Joe Hill - Nosfera2

Quatrième de couverture :
Horreur et fantastique sont des mots presque trop simples tant l’univers de Joe Hill nous plonge dans un maelström de sensations envoûtantes. « L’innocence » de ses personnages confrontée à des situations profondément dérangeantes crée un climat qui vous hante longtemps après la lecture.

Il suffit que Victoria monte sur son vélo et passe sur le vieux pont derrière chez elle pour ressortir là où elle le souhaite. Elle sait que personne ne la croira. Elle-même n’est pas vraiment sûre de comprendre ce qui lui arrive.
Charles possède lui aussi un don particulier. Il aime emmener des enfants dans sa Rolls-Royce de 1938. Un véhicule immatriculé NOSFERA2. Grâce à cette voiture, Charles et ses innocentes victimes échappent à la réalité et parcourent les routes cachées qui mènent à un étonnant parc d’attractions appelé Christmasland, où l’on fête Noël tous les jours ; la tristesse hors la loi mais à quel prix…
Victoria et Charles vont finir par se confronter. Les mondes dans lesquels ils s’affrontent sont peuplés d’images qui semblent sortir de nos plus terribles cauchemars.

Mon avis : 19/20 - COUP DE COEUR -
Voilà un livre qui sait vous rendre accroc au bout de quelques pages. On peut s'attendre à beaucoup de choses en ouvrant ce livre, mais l'on sera forcément surpris tant l'histoire est barrée, les personnages originaux et attachants, et l'univers de Christmasland intriguant. 
Dès le début, on s'attache à Vic, que l'on voit grandir au fur et à mesure des pages, elle se déteste tellement qu'elle s'empêche absolument d'avoir droit au bonheur, mais attention, elle ne tombe jamais dans la plainte excessive si bien que l'on a envie de lui dire "suicide-toi, bitch", non, elle se voit destructive et préfère éloigner les gens qu'elle aime de sa vie, pour les protéger. Que l'on comprenne ou non ce personnage, en tant que lecteur, on vit son auto-destruction en même temps si bien que l'on arrive à en détester ses parents et à aimer Lou à sa façon. Lou est d'ailleurs un personnage absolument étonnant. Cet obèse ne paye pas de mine à sa première apparition, mais plus Vic le découvre, plus le lecteur s'attache à cette boule d'amour et de gentillesse. D'ailleurs, j'ai aimé que ce soit Lou, le père de famille responsable, alors que Vic était la mère alcoolique qui débloque. Voilà qui change. 
Côté méchant, Charles Manx est à la hauteur ce que l'on peut attendre d'un vrai méchant. Il est sournois, menteur, égoïste et absolument malsain, et il manipule Bing -le deuxième méchant- en le persuadant qu'il est de bon aloi d'enlever des enfants malheureux pour les emmener dans un pays où c'est Noël toute l'année !
Si je m'étends sur les personnages, c'est qu'il est difficile de parler de l'intrigue sans spolier la moitié du livre. En 100 pages, n'importe quel auteur aurait déjà pu écrire 3 livres tant il se passe de choses. Entre les différentes relations des personnages, l'univers de Christmasland et l'esprit torturé de Vic, l'auteur réussit à instaurer une atmosphère complètement glauque qui ne quitte pas le lecteur jusqu'à la fin de l'oeuvre sans même avoir besoin d'en faire "trop". Quoiqu'il en soit, plusieurs questions sur les relations humaines ressort de cette lecture (en tout cas, moi il m'a travaillée), et si vous voulez savoir si nous serions vraiment heureux si nous étions débarrassé de nos "mauvaises émotions", et bien lisez ce livre ! 
C'est assez simple, avec cet OVNI littéraire, ça passe ou ça casse. Et pour moi, très clairement, ça passe.

Merci Alex pour cette découverte (son avis sur ce livre est ici !!), et oui je fais des remerciements publiques !!
C'était encore un QMAMS, alors merci Caro !!
Caro Verdelivre (clique dessus morray !) --> en vidéo 

"On pouvait passer sa vie à observer les oiseaux sans faire la différence entre un moineau et un étourneau. En revanche, tout le monde savait reconnaître un cygne."
"Le monde est plein de gens stupides et violents. Et tu sais le pire ? Certains d'entre eux ont des enfants."
"La jeune femme avait toujours pensé que l'amour était synonyme de bonheur, mais avec l'expérience, elle s'apercevait que ces deux notions n'avaient rien à voir. L'amour se rapprochait d'un besoin. Il n'était guère différent de l'instinct alimentaire ou du réflexe respiratoire."
"Elle avait toujours considéré qu'elle ne l'avait jamais aimé comme il le méritait et que lui, en retour, l'avait aimée au-delà du raisonnable."

dimanche 2 novembre 2014

Stephen King - Simetierre

Quatrième de couverture :
Louis Creed, un jeune médecin de Chicago, vient s'installer avec sa famille à Ludlow, charmante petite bourgade du Maine. Leur voisin, le vieux Jud Grandall, les emmène visiter le pittoresque vieux "simetierre" forestier où des générations successives d'enfants de la localité ont enterré leurs animaux familiers. Mais, au-delà de ce "simetierre", tout au fond de la forêt, il en est un second, et c'est un lieu imprégné de magie qui vous enjôle et vous séduit par de mystérieuses et monstrueuses promesses. Bientôt, le drame se noue, et l'on se retrouve happé dans un suspense cauchemardesque, tellement affreux que l'on voudrait s'arracher à cette lecture...

Mon avis : 13/20
Lu dans le cadre d'un "Qui m'aime me suive" organisé par Caro (clique sur son nom, allez !!).

Connu pour être le maître de l'horreur et du fantastique, Stephen King nous offre encore un roman angoissant et marqué par ses personnages singuliers. Encore une fois, ce grand monsieur travaille ses personnages en profondeurs et chaque détail de leur passé nous en apprend plus sur leur personnalité actuelle. On apprend à les connaître avec leurs défauts et qualités, on s'attache. L'auteur réussit même à berner le fidèle lecteur de thriller, puisqu'il instaure des personnages "types" mais il leur donne des rôles bien différents que ceux que l'on imagine. On s'attend donc à beaucoup de retournements de situation qui n'arrivent... jamais. Le point faible de ce livre est là, l'intrigue est si bien préparée, les questions fusent dans la tête du lecteur, pour finalement avoir un dénouement un peu simpliste par rapport à ce qui aurait pu arriver, tout est un peu "attendu". 
Stephen King réussit tout de même à hanter le lecteur avec des images marquantes que l'on ne peut oublier une fois le livre refermé, et c'est véritablement la force de ce livre. 
Le gros point positif, selon moi, reste le traitement de la mort et de la façon de l'aborder. Dans cette famille on est confronté à une femme qui a la phobie de la mort, un médecin qui trouve cela naturel mais qui est bien plus marquée par celle-ci que ce qu'il ne veut avouer, et une petite fille qui comprend la mort, mais qui refuse qu'elle atteigne ses proches. Il y a de quoi réfléchir sur le thème. 

Malheureusement, je m'attache même aux chats "zombies", et toujours pas aux enfants. C'était donc compliqué pour moi d'être réellement "dans" le livre. 

Les autres gens
Ce livre était donc une lecture commune avec la liste de personnes suivantes (qui ont bien plus aimé ce livre que moi-même !) :
- Caro Verdelivre --> en vidéo
- Alex Xenaddict --> en vidéo
- Sabrina & Astrid (pas de blog je crois ?)
- Cindy

(Je n'ai pas encore tous les liens, alors je les mettrai à jour au fur et à mesure)