vendredi 23 octobre 2015

Davy Mourier - La Petite Mort, Tome 3 : Le Domaine des Vieux

Quatrième de couverture :
Construire une famille ce n'est pas facile, surtout avec la perte récente d'un être cher. En plus, l'administration vient mettre son grain de fiel à coup de droits de succession à la fauche et impôts sur le revenant. Comment s'en sortir ? Que faire face à l'absurdité de la vie ? C'est quoi l'amour ? Réponses dans la fin de cette série, devenue un véritable petit manuel du savoir mourir(e) !

Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
Est-ce possible de réussir à utiliser "mignon" et "humour noir" dans la même phrase ? Absolument, Davy Mourier est là pour vous servir. Ce troisième tome termine brillamment cette trilogie morbide avec... presque autant d'émotion que le premier tome. 
Voilà que l'on suit la petite mort dans sa "vie" adulte, alors qu'on lui attribue une femme (car c'est bien connu, une femme, ça s'attribue) et un enfant qui a bien plus le goût de la mort que lui. A l'image des deux tomes qui le précèdent, cet opus est rempli d'humour noir et il donne une bonne petite claque au système qui, à l'image de notre société, ne profite qu'à une seule et unique personne : ici, le Grand Tout. Notons d'ailleurs que nous rencontrons enfin ce personnage, et... ça vaut plutôt bien le détour !
Bien sûr, les caricatures de marques et autres publicités sont toujours présentes et appréciables, on ne s'en lasse toujours pas au bout du troisième tome.
En bref, ce dernier livre conclut parfaitement bien la trilogie de La Petite Mort, acide, simple et efficace !


Résumé de la trilogie La Petite mort : une moyenne de 17,3/20

Pour résumé La Petite Mort, trois mots peuvent suffire : mignon, drôle, efficace. Ces trois BD vous emporte dans une monde absurde où finalement, la Mort n'a pas une "vie" plus facile que nous, autres êtres humains. L'humour noir est souvent ce que l'on a envie de dire quand on la décrit, mais selon moi la tendresse qu'elle véhicule le plus. Cette série se lit très rapidement, les livres sont beaux et les dessins sont tout-mignons-tout-beaux (ce qui contraste avec la noirceur de certains sujets). De petite longueurs dans le second tome qui est moins surprenants que les deux autres, mais rien de bien méchant, ça reste une série indispensable à lire !

19/20
16/20
17/20

jeudi 15 octobre 2015

Anonyme - Psycho Killer

Quatrième de couverture :
Tout semble paisible à B Movie Hell, 3672 habitants. Jusqu’au jour où un tueur mystérieux portant un masque en forme de crâne, surmonté d’une crête iroquoise rouge, se mette à assassiner tranquillement certains des habitants de la ville. Le FBI confie l’affaire à un couple d’enquêteurs, Milena Fonseca et Jack Munson, surnommé le Fantôme, spécialiste des opérations clandestines. Bientôt de mystérieux liens apparaissent entre cette terrifiante série de meurtres et un projet top secret du Département d’Etat, l’opération Blackwash. Alors que la paranoïa s’empare de la ville, la collaboration entre le FBI et les autorités locales s’annonce difficile. Les habitants de B Movie Hell, bien décidés à garder leurs nombreux secrets, entendent en effet résoudre seuls et sans aide extérieure cette histoire aussi terrifiante qu’enigmatique.

Après sa tétralogie consacrée au Bourbon Kid, Anonyme nous offre un slasher jubilatoire en forme de clin d’oeil aux films de série B. Est-il possible d’y résister ?

Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
Amateurs et amatrices de série B, jetez-vous sur ce livre magique qui arrive à jouer avec des stéréotypes foireux mais qui réussit, malgré tout, à nous surprendre tout au long de la lecture. 
Cette petite bombe littéraire réunit les clichés des plus grands films d'horreur, des films romantiques les plus niais mais aussi du polar bien classique. Prenez deux agents du FBI bien stéréotypés en mission quasi secrète afin de rechercher un serial killer psychopathe qui tue ses victime vêtu d'une discrète veste en cuir rouge et portant un masque en squelette à crête, rouge elle aussi (j'ai nommé monsieur l'Iroquois). Bien sûr, ce livre ne serait rien si l'on n'y trouvait pas aussi un beau bordel (dans tous les sens du terme, bien évidemment). 
Encore une fois, l'auteur anonyme réussit à nous donner une claque aller-retour avec une intrigue bien ficelée, des références cinématographiques et musicales bien éparpillées, et des personnages suffisamment clichés pour qu'on se repère et que l'on puisse les cerner rapidement mais à la fois suffisamment différenciés pour qu'on les trouve uniques. Résultat, on s'attache à chacun d'entre eux (oui, même au big boss de la ville !), et une fois de plus, on se dit que l'on n'aurait peut-être pas dû. C'est d'ailleurs assez récurrent, avec cet auteur, d'être induit en erreur par nos jugements. L'auteur joue fréquemment avec le lecteur et ses attentes. Et c'est là, selon moi, que l'on se rend compte de l'intelligence et de la subtilité de l'auteur dans son écriture. Tu aimes ce personnage ? Et bien je le tue. Tu crois que ce personnage est mauvais juste parce qu'il tue des gens ? Et bien tu vas voir qu'il y a bien pire que lui. C'est notamment grâce à cela que les pages se tournent très rapidement, car malgré l'air "simpliste" de l'intrigue, l'auteur réussit à nous tenir en haleine jusqu'au dénouement, qui lui aussi réussit à nous surprendre. 
Encore une fois, l'auteur a vu juste. Il s'amuse avec talent et l'on ne peut qu'apprécier cette oeuvre, qui contrairement à la saga du Bourbon Kid est appréciable de tous. Alors n'hésitez pas une seconde et allez visiter B Movie Hell ! 


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