jeudi 17 mars 2016

Olivier Gay - Mais je fais quoi du corps ?

Quatrième de couverture :
Alors que Fitz s'apprête, enfin, à présenter une petite amie crédible à ses parents, il reçoit un appel d'un de ses clients VIP, le politicien en vue Georges Venard. Ce dernier a besoin de « soleil », et vite, et exige d'être livré à domicile. Devant l'appât du gain, Fitz plaque sa famille et ses bonnes résolutions et fonce chez Venard… pour trouver porte close et son portable sur répondeur. Le lendemain matin, Venard fait la une de toute la presse : il a été retrouvé mort chez lui et l'enquête conclut au suicide. Pourquoi alors le doute s'instille-t-il dans l'esprit de Fitz ? Pourquoi son appartement est-il visité en son absence et se retrouve-t-il bientôt avec des tueurs à ses trousses ? Et cet homme énigmatique que Fitz a croisé dans l'escalier en se rendant chez le politicien, pourrait-il avoir un rapport avec la mort de Venard ? Fitz aura bien besoin du secours de ses amis de toujours, Deborah et Moussah, pour se sortir de cette sombre affaire.

Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
Que l'on aime ou non le polar, ce livre parlera à tous les lecteurs. Voilà un roman policier qui sort des sentiers battus, loin du polar actuel qui se veut toujours plus noir, Olivier Gay dépoussière le genre en apportant des touches d'humour et des personnages originaux. Le personnage principal, Fitz (qui est très loin de l'image du vieux policier célibataire et alcoolique) est un personnage anti-héros auquel on s'attache de par sa crédibilité. Les deux acolytes de Fitz, Moussah et Deborah, sont tout autant attachants. On ne parle pas de personnages parfaits, au contraire, mais leurs qualités se complètent et ils forment à eux trois un trio explosif vraiment crédible.
L'intrigue est vraisemblable et les rebondissements sont suffisamment nombreux pour tenir le lecteur en haleine. L'auteur place énormément de références actuelles, ce qui ancre le récit dans l'époque qu'est la notre, ce qui est très appréciable. L'écriture est simple et efficace, les touches d'humour sont légères sans jamais prendre trop de place au coeur du récit. La lecture est fluide, rapide et très agréable.
Malgré le fait que ce livre soit le troisième de la série, on peut le lire indépendamment des deux précédents sans être perdu. Cependant, il faut s'attendre à vouloir se jeter sur la suite, car une fois que l'on y a gouté, on ne peut que vouloir se jeter sur les autres.

Un autre avis ?

samedi 12 mars 2016

Mo Hayder - Viscères

Quatrième de couverture :
Et si votre pire cauchemar recommençait ?
Il y a quinze ans, deux amoureux ont été retrouvés sauvagement éviscérés dans le bois attenant à la maison de campagne des Anchor-Ferrers. Le principal suspect, qui a avoué les crimes, est depuis sous les verrous. Mais aujourd'hui, alors que Oliver, Matilda et leur fille, Lucia, n'ont pas oublié cette découverte macabre, l'histoire se répète, plongeant la famille dans la terreur.
En grand peintre de l'angoisse, Mo Hayder nous livre une série de tableaux sanglants, dans lesquels le commissaire Jack Caffery, toujours hanté par la disparition de son jeune frère, est plus vulnérable que jamais.

Mon avis : 12/20
Un bon polar ne se résume pas seulement en un mélange de plusieurs idées tordues. Non.
Le livre est très long à démarrer, il faut bien 200 pages pour que l'on se sente vraiment concerné par l'histoire, la fin est à la fois prévisible et invraisemblable et les personnages ne sont pas attachants. D'autant plus, l'auteur a la fâcheuse tendance à écrire en 200 pages ce qui aurait pu être dit en 50. Cela donne des longueurs et des propos inutiles pour l'avancée du récit. Ca fait beaucoup d'erreur pour un thriller censé être implacable.
Alors certes, il y a une bonne idée de base, certains passages font avancer le livre plus rapidement car ils sont très bons et nous tiennent en haleine, et deux personnages sauvent le livre : la chienne et l'inspecteur. Mais cela n'enlève pas les nombreuses longueurs et l'improbabilité de l'intrigue et de son dénouement. Quand le tueur tue sans raison, le thriller est plausible, mais quand il a une raison, il faut qu'elle soit bonne. Ici, ce n'est absolument pas le cas. 
Ce livre possède des qualités certaines (certaines scènes sont tout de même très réussies) mais l'auteur est clairement passé à côté de quelque chose ce qui nous laisse de marbre quant aux évènements que l'on lit.

dimanche 6 mars 2016

Brian Evenson - Alien : No Exit

Quatrième de couverture :
Après des années de lutte contre l'envahisseur, la menace des Aliens semble enfin n'être plus qu'un mauvais souvenir pour les humains. Du passé. Jusqu'au jour où l'extermination de douze scientifiques en poste avancé sur la planète C-3 L/M laisse à penser que les créatures sont de retour.

Une des compagnies en charge de l'exploitation de C-3 L/M décide alors de réveiller Anders Kramm. Plongé depuis trente ans dans un sommeil cryogénique à la suite d'un drame personnel, Kramm est l'un des chasseurs d'Aliens les plus doués de sa génération. Envoyé sur C-3 L/M pour enquêter, il ne tarde pas à comprendre que la vérité est beaucoup plus complexe qu'il y paraît
.

 Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
Attention, avant de donner mon avis je tiens à préciser que mon avis risque de manquer de subjectivité car j'aime l'univers d'Alien d'amour (vraiment).
Force est de constater que ce livre respecte mieux l'univers d'Alien que le 4e film éponyme, ou encore la monstruosité qu'est Prometheus.
Le livre attaque très fort. En moins de 10 pages on retrouve déjà ce que l'on attend d'un livre Alien : xénomorphe, facehugger et chestbuster. Oui mais... on redoute très vite une chose : est-ce que ce livre va être un concentré de scènes destinées aux fans de la saga ? Et bien heureusement, la réponse est non. On découvre une intrigue qui se déroule bel et bien dans l'univers d'Alien, mais qui reste originale et non rattachée à celle-ci. On ressent une tension tout au long de l'oeuvre, cette tension qui est la force même de la saga mais on ne se retrouve pas devant un livre cliché qui nous balance toutes les deux minutes des références.
Le gros plus de ce livre : le personnage principal, Anders se réveille après 30 de sommeil cryogénique et l'écrit permet d'en savoir beaucoup plus sur cette technique, ce que les films ne développent pas plus que ça. Cela appuie la crédibilité du texte.
Ce qu'il faut retenir, c'est que fan ou non, ce livre peut être lu de tous. Mais à mon sens cela reste un livre qui sera mieux apprécié des adeptes de la saga, car l'aspect contemplatif de cet univers peut très vite ennuyer quelqu'un qui ne serait pas prévenu.