dimanche 5 juin 2016

Franck Thilliez - Rever

Quatrième de couverture :
Si ce n'étaient ses cicatrices et les photos étranges qui tapissent les murs de son bureau, on pourrait dire d'Abigaël qu'elle est une femme comme les autres.
Si ce n'étaient ces moments où elle chute au pays des rêves, on pourrait jurer qu'Abigaël dit vrai.
Abigaël a beau être cette psychologue qu'on s'arrache sur les affaires criminelles difficiles, sa maladie survient toujours comme une invitée non désirée. Une narcolepsie sévère qui la coupe du monde plusieurs fois par jour et l'emmène dans une dimension où le rêve empiète sur la réalité. Pour les distinguer l'un de l'autre, elle n'a pas trouvé mieux que la douleur.

Comment Abigaël est-elle sortie indemne de l'accident qui lui a ravi son père et sa fille ? Par quel miracle a-t-on pu la retrouver à côté de la voiture, véritable confetti de tôle, le visage à peine touché par quelques bris de verre ? Quel secret cachait son père qui tenait tant, ce matin de décembre, à s'exiler pour deux jours en famille ? Elle qui suait sang et eau sur une affaire de disparitions depuis quelques mois va devoir mener l'enquête la plus cruciale de sa vie. Dans cette enquête, il y a une proie et un prédateur : elle-même.

Mon avis : 16/20 
Est-ce que Franck Thilliez a encore quelque chose à nous prouver en matière de thriller ? Je ne crois pas. Son seul défi est de rester à la hauteur de nos espérances. Pari gagné pour ce nouveau one-shot.
Abigaël est psychologue dans les affaires criminelles, mais elle est aussi narcoleptique. Cette maladie l'emmène, plusieurs fois par jour, dans un sommeil paradoxal qui lui transforme totalement sa perception des choses : elle ne sait plus distinguer ses rêves de la réalité.
L'auteur réussit à nous mettre au même niveau que son personnage principal, on se met à douter autant qu'Abigaël et on en redemande. Impossible de savoir si l'on est en plein délire où si elle va se réveiller dans les pages qui suivent. 
La grande réussite de l'oeuvre résulte aussi dans les nombreuses questions que l'on se pose sans réellement pouvoir y répondre. Et dès qu'une réponse est donnée, elle n'est pas satisfaisante et frustre le lecteur. On veut en savoir plus, et plus vite.
Autant vous dire que ce livre est un véritable page-turner bien écrit mais surtout très bien documenté (mais on en attendait pas moins de Monsieur Thilliez hein). Les personnages ont une véritable identité propre et Abigaël est une héroïne comme je les aime : imparfaite mais butée (dans le bon sens du terme, évidemment).
Encore une fois Thilliez envoie le pâté, il fait bel et bien parti de ces auteurs qui méritent le succès qu'ils ont.

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