lundi 17 octobre 2016

David Gordon - Polarama

Quatrième de couverture :
“Tout a commencé le matin où, affublé d’une robe de ma défunte mère, en compagnie d’une collégienne de quinze ans qui était par ailleurs mon associée, j’ai reçu une lettre d’un pénitencier et découvert qu’un tueur en série condamné à mort était mon plus grand fan.”
Le tueur en série, c’est Darian Clay, reconnu coupable du meurtre de quatre femmes qu’il a dépecées et arrangées en installations “artistiques” avant de les prendre en photo, mais dont on n’a jamais retrouvé les têtes. L’auteur dont Clay appréciait particulièrement la chronique érotique dans Chaud Lapin, c’est Harry Bloch, écrivain aux ambitions contrariées, père d’une flopée de romans de science-fiction et de sagas sur les vampires publiés sous divers noms d’emprunt.
À quatre-vingts jours de son exécution, Clay propose un marché à Bloch : rencontrer les filles avec qui il a établi une correspondance torride en prison pour écrire des scénarios érotiques le mettant en scène avec elles, en échange de quoi Clay s’engage à faire des révélations sur des points non élucidés des enquêtes le concernant. Bloch, qui n’a jamais su faire les bons choix de carrière, décide d’accepter…

Mon avis : 16,5/20
Voilà un polar qui n'est pas anodin, et bien sûr, c'est chez Babel Noir que l'on découvre ce genre de petites pépites.
Polarama, c'est à la fois un livre policier bien écrit et avec du suspens, mais ce qui le rend unique c'est la portée réflexive que l'auteur apporte à son récit.
Car ici, tout est réuni. Déjà, on a une belle intrigue, assez classique en tant qu'intrigue policière, mais très mauvais genre (et ça, ça m'a convaincue !). L'auteur nous mène par le bout du nez du début à la fin. L'enquête est menée par un trio assez insolite (dont notre narrateur) et chacun des personnages a quelque chose à apporter à l'histoire.
Ce polar a la qualité d'être bien écrit, on ne peut le jeter au rang de "vieux roman de gare" car il possède quelque chose de plus. D'autant plus que l'auteur nous offre une magnifique réflexion sur la littérature et sur le travail d'écriture en règle général. A travers son narrateur (qui est écrivain), on se pose des questions essentielles sur la littérature. Qu'est-ce qu'un bon livre ? L'écrivain doit-il écrire pour lui ou son lectorat ? Doit-il se contenter de n'écrire que les livres d'un même genre ?
Bien évidemment, ces questions n'auront pas de réponses, mais ce n'est pas ce n'est jamais ce qui importe lorsqu'on se les pose.
Malgré sa quatrième de couverture qui laisserait penser à un livre qui se fout de toutes les règles, on se retrouve face à un beau livre rempli de réflexions qui ne gâchent pas un seul instant le plaisir du polar addictif que l'on recherchait. Il serait dommage de passer à côté.

4 commentaires:

  1. Le résumé est, comment dire, bizarre ^^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui !! Mais le livre est moins étrange qu'il n'en a l'air ^^

      Supprimer
  2. J'ai l le résumé mais je n'accroche pas trop! Mêmes ton avis me fait penser que je serais bête de ne pas essayer ;)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est pas le livre de l'année mais il est très bon :)

      Supprimer