vendredi 18 août 2017

Tim Lebbon & Dirk Marks - Alien : La Sortie Des Profondeurs [Livre Audio]

Quatrième de couverture :
Enfant, Chris Hooper rêvait souvent de monstres. Mais dans le fin fond de l'espace, il n'a trouvé que la solitude et l'isolement. Une fois arrivés sur la planète LV178, Hooper et ses compagnons de bord ont découvert une terrible tempête de sable, un véritable enfer... et de la trimonite, la matière la plus dure connue de l'homme.

Quand une navette s'écrase dans le vaisseau spatial le Marion, les mineurs installés sur la planète apprennent qu'il y avait bien plus que de la trimonite au fond des cavernes. Il y avait le mal, qui lui, hibernait et attendait une proie convenable. Hoop et ses acolytes découvrent un nid de Xénomorphes, et l'enfer prend alors une autre dimension. Ils vont rapidement se rendre compte que leur seul espoir viendra du plus improbable des sauveurs... Ellen Ripley, la dernière survivante humaine du navire de sauvetage Nostromo.

Tania Torrens, la voix française de Sigourney Weaver, incarne le rôle d'Ellen Ripley. A ses côtés, vous entendrez les magnifiques voix de Patrick Béthune (Hooper), Frantz Confiac (Lachance), Sophie Riffont (Kasyanov), Jérôme Pauwels (Baxter), Hélène Bizot (Sneddon), Paul Borne (Ash), Cédric Dumond (Welford), Eric Peter (Powell), Marie Chevalot (Jordan), Odile Schmitt (Garcia), François Hatt (Vic), Fily Keita (Keech) et Max Jacobs (ordinateurs). 

Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
Il faut avant tout savoir que ce livre audio n'existe pas en format papier (c'est une sortie d'adaptation de la version papier de Tim Lebbon). C'est-à-dire qu'il a été écrit POUR être écouté et non lu. C'est important de le préciser puisque l'intégralité de ce livre audio est en dialogue. Ce qui donne un rendu bien différent des autres livres audio, avec un côté "film sans image" très plaisant, notamment grâce aux musiques et effets sonores qui nous immergent totalement.
Fan de la saga Alien, lisez-moi ! Ce livre se déroule chronologiquement entre Alien et Aliens, ce qui, de base, est un point positif comme un point négatif. Les plus malins verront très vite la fin arriver puisqu'il faut être cohérent avec la série, mais ce n'est pas quelque chose que l'on peut reprocher, car si cette fin n'existait pas, ce livre audio ne pourrait absolument pas s'inscrire dans cette saga. C'est important de le signifier, car si le dénouement est un peu facile, la cohérence de la saga est primordiale. Et là où ils ont réussi comme jamais, c'est au niveau de l'ambiance. Le livre audio est parfaitement rythmé. Une ambiance lourde, un tempo lent afin de faire monter la pression, et un tempo bien plus rapide pour les moments d'actions. Là-dessus aussi, on est à mi-chemin entre les deux opus de la saga.
Et que serait un Alien sans Ellen Ripley ? Pas grand chose, on est d'accord. C'est donc avec plaisir que l'on retrouve Tania Torrens (la voix française de Sigourney Weaver, et ce n'est pas rien madame !). D'autant plus que la psychologie de Ripley se retrouve parfaitement dans l'entre-deux des films : entre le traumatisme et la warrior.

Ce livre audio est particulièrement bon, il serait vraiment dommage de passer à côté, surtout si l'on est un fan de la saga. On peut y trouver quelques incohérences, mais de manière générale, il s'encre plutôt bien dans la saga. Et le petit plus qui fera plaisir aux plus grands fans... le livre prend aussi en compte le jeu vidéo Alien Isolation. Ce n'est que 3 phrases dans le livre audio, mais ça fait vraiment plaisir parce qu'on voit que le livre n'a pas été écrit à la va-vite, dans un but purement commercial, mais qu'il a été fait par des personnes qui s'y connaissent un minimum. Un plaisir !

mardi 15 août 2017

Ma Sélection Pour la Rentrée Littéraire #RLN2017 - Partie 2/2

Après vous avoir fait part de la première partie de ma sélection de la Rentrée Littéraire, voilà que l'on arrive à celle que j'attends presque plus que tout le reste.
Ne perdons pas de temps avec des mots inutiles, voilà la suite !

Les Dead Hunters ont une morale très personnelle. C'est la moindre des choses pour une confrérie de tueurs sanguinaires. Ils ont aussi quelques menus défauts, se croire invincibles, par exemple. Un démon va néanmoins vite les détromper. Malin, fort et intelligent comme seuls les démons savent parfois l'être, il va tranquillement les décimer les uns après les autres. À une exception près. Un des membres des Hunters reste en effet introuvable, et non des moindres : le Bourbon Kid.
Notre démon va alors jeter toutes ses forces dans la bataille, depuis les quatre cavaliers de l'Apocalypse jusqu'à une armée de morts vivants, pour retrouver et anéantir définitivement notre tueur bien-aimé.
Comment pouvais-je passer à côté du nouveau livre de l'auteur Anonyme. C'est un de mes auteurs favoris, chacun de ses livres peut me faire sortir d'une panne de lecture, je suis donc absolument ravie de savoir qu'un nouveau titre va paraître ! 

2312. Le système solaire a été colonisé après que la Terre a été ravagée par les effets de la pollution. Swan, conceptrice de terrariums et artiste de l’extrême, vit sur Mercure, dans la cité mobile Terminateur. Accablée par la mort suspecte de sa grande-belle-mère, elle part sur Io pour enquêter, aux côtés d’une inspectrice de la Police interplanétaire. Lorsque Terminateur est l’objet d’un attentat, l’enquête prend une autre tournure : qui, de la Ligue saturnienne, de Mars, des diverses factions terriennes ou d’autres colonies, aurait intérêt a semer ainsi la désolation au sein des implantations humaines?
 Ce livre a eu le prix Nebula, et il faut dire que chez Actes Sud, pour la rentrée littéraire, ils ont tendance à envoyer du lourd niveau SF. Alors je fonce les yeux fermés.

Un immense château? On n'y entre pas plus qu'on n'en sort. On y naît, on y vit, puis on y meurt. Un monde clos de murailles infranchissables, chapeauté d'un éteignoir de grisaille. Certains ont l'illusion d'un nid somme toute douillet, d'autres ragent d'habiter une prison. Dulvan et son ami Garicorne appartiennent à ces derniers. Sans savoir ce qu'est vraiment le Grand Dehors, ils aspirent à en percer les mystères et rêvent d'une existence tout autre. Mais, pour ce faire, il convient de faire tomber l'enceinte géante, c'est-à-dire se rendre dans la salle-territoire de l'éternel hiver afin d'arracher la Sommeilleuse à ses songes. Comme le racontent les vieux récits, l'énigmatique endormie est-elle cependant bien une déesse dont les errances oniriques ont fait que le château et tout son contenu soient devenus réalité ? Parce qu'elle ne peut supporter l'idée de perdre son frère, Aurjance quittera son cher royaume du printemps pour se lancer à la poursuite du jeune homme. Quant à Murgoche, la peu recommandable sorcière, elle n'entendra pas se laisser flouer par deux foutriquets.
 Niveau Fantasy, la rentrée littéraire est toujours bien gâtée par deux-trois maisons d'éditions qui décident de mettre en avant les auteurs de Fantasy français. Et ce petit huis-clos me semble prometteur, et j'ai hâte de pouvoir mettre la main dessus.

Son époux est mort. Ou disons qu’en tout cas, il n’est plus en vie… Pour Mari, le temps du deuil est venu. Un double deuil… Armée d’un livre, Les Vues du mont Fuji, par Hokusai, elle se met dans les traces du célèbre peintre japonais afin de retrouver vingt-quatre des emplacements depuis lesquels l’artiste a représenté le volcan emblématique — autant de tableaux reproduits dans l’ouvrage. Un pèlerinage immersif, contemplatif, au cœur des ressorts symboliques de cette culture si particulière, un retour sur soi et son passé. Car il lui faut comprendre… et se préparer. Comprendre comment tout cela est arrivé. Se préparer à l’ultime confrontation. Car si son époux n’est plus en vie, il n’en est pourtant pas moins présent… Là. Quelque part. Dans un ailleurs digital. Omnipotent. Infrangible. Divin, pour ainsi dire…

Et bien sûr, mes bien aimées Heures Lumières de chez Bélial. Pas besoin de lire la quatrième de couverture pour attendre avec impatience la sortie de ces deux livres, dans cette collection, on ne se trompe absolument jamais.
Impossible pour moi de passer à côté de ces deux pépites (car je ne doute pas qu'elles en soient). 

L’humanité a colonisé le système solaire au bénéfice de consortiums privés omnipotents régnant sur les transports spatiaux. Et ce jusqu’à la plus infernale des planètes, Vénus, dans l’atmosphère létale de laquelle flottent de stupéfiantes cités volantes, véritables miracles de technologie high tech. Plusieurs milliers d’entre elles sont sous la coupe d’un seul et même individu, Carlos Fernando Delacroix Ortega de la Jolla y Nordwald-Gruenbaum, le sultan des nuages, qui n’entrera en pleine possession de son héritage qu’une fois marié, et dont l’immense pouvoir attire toutes les convoitises. Pour David Tinkerman et le Dr Léa Hamakawa, scientifiques récemment arrivés de Mars en vue d’une expertise, les forces souterraines à l’œuvre autour du jeune satrape vont vite s’avérer plus mortelles que Vénus elle-même…

lundi 14 août 2017

Ma Sélection Pour la Rentrée Littéraire #RLN2017 - Partie 1/2

La rentrée littéraire, c'est le moment de l'année où l'on se fait bombarder de livres de tous les côtés. Alors bien sûr, la plupart des auteurs mis en lumières sont ceux qui ont le plus de chance de gagner le fameux Prix Goncourt (oui, avant même de lire les livres de la RL, on peut déjà savoir qui aura plus ou moins de chance de le gagner, mais ce n'est pas le débat.)
Et il y a quelques jours Pikobooks a lancé le challenge #RLN2017 afin de mettre en avant d'autres livres merveilleux dont on n'entendra pas forcément parler si on ne le fait pas nous-mêmes.


Voilà donc ma sélection réduite, car il y en avait le double mais après avoir laissé mijoter tout cela, certains livres sont sortis du lot. J'ai divisé la liste en deux groupes et donc deux articles : les livres 100% RL, et les livres qui sortiront dans les mêmes dates mais qui ne font pas partie à proprement parler de la RL, bien que pour moi, ce soit la même chose. Voici donc, les livres de la RL "classique".


Bakhita, née au Darfour au milieu du XIXe siècle, est enlevée par des négriers à l'âge de 7 ans. Revendue sur un marché des esclaves au Soudan, elle passera de maître en maître, et sera rachetée par le consul d'Italie. Placée chez des religieuses, elle demande à y être baptisée puis à devenir soeur.
 Ce livre parle d'une histoire vraie, d'esclavagisme et l'histoire de cette femme a l'air totalement hors norme. 
Je suis franchement tentée par ce livre car il a l'air puissant, surprenant et effroyable notamment car il retrace une histoire vraie.



Hiver 1709, dans le sud de la Bretagne. Une vague de froid sans précédent s'abat sur le Royaume de France, déclenchant une famine effroyable. Arzhur de Kerloguen, modeste hobereau breton, assiste impuissant à la mort du dernier de ses sept enfants. Sa femme perd la raison et lui, les ultimes fragments de sa foi. Maudissant dieu, il décide de devenir plus cruel encore que le seigneur ne le fut avec lui. Printemps 1715, au large des Caraïbes. L'Ombre, un farouche capitaine, fait régner la terreur dans ces mers du bout du monde qu'il écume sans relâche. Lors de l'attaque d'un galion espagnol, il épargne un prêtre jésuite et le fait prisonnier. Un affrontement s'engage alors entre les deux hommes sur l'épineuse question de l'existence de dieu. Autour du père Anselme et de l'Ombre gravitent nombre de flibustiers : fuyards, déclassés, prostituées, gueux et autres gibiers de potence qui ont renoncé à tout pour vivre une dangereuse et impensable liberté.
Le Sans Dieu, navire de l'Ombre, devient une scène de théâtre exiguë pour ces hommes qui ne se sont pas choisis, mais se retrouvent condamnés à vivre et à mourir ensemble, avec l'immensité de la mer pour seul horizon. Un roman de pirates, où les tempêtes qui agitent les âmes semblent bien plus redoutables que celles qui déchirent les voiles.
 Un roman d'aventures qui nous parle de piraterie, je suis partante. Les pirates, c'est une fascination chez moi, je les admires et je ne me lasse jamais de ce genre de récits. Je suis impatiente !


Sur le parking d’un supermarché, dans une petite ville de province, une femme se démaquille méticuleusement, tristement. Enlever sa perruque, sa robe de soie, rouler ses bas sur ses chevilles : ses gestes ressemblent à un arrachement. Bientôt, celle qui, à peine une heure auparavant, volait quelques instants de joie et dansait à corps perdu sera devenue méconnaissable. Laurent, en tenue de sport, a remis de l’ordre dans sa voiture et dissimulé dans le coffre la mallette contenant ses habits de fête. Il s’apprête à retrouver femme et enfants pour le dîner. Petit garçon, Laurent passait des heures enfermé dans la penderie de sa mère, détestait l’atmosphère virile et la puanteur des vestiaires après les matchs de foot. Puis il a grandi, a rencontré Solange au lycée, il y a vingt ans déjà. Leur complicité a été immédiate, ils se sont mariés, Thomas et Claire sont nés, ils se sont endettés pour acheter leur maison. Solange prenait les initiatives, Laurent les accueillait avec sérénité. Jusqu’à ce que surviennent d’insupportables douleurs, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus réfréner ses envies incontrôlables de toucher de la soie, et que la femme en lui se manifeste impérieusement. De tout cela, il n’a rien dit à Solange. Sa vie va basculer quand, à la faveur de trois jours solitaires, il se travestit pour la première fois chez eux. À son retour, Solange trouve un cheveu blond… Léonor de Récondo va alors suivre ses personnages sur le chemin d’une transformation radicale. Car la découverte de Solange conforte Laurent dans sa certitude : il lui faut laisser exister la femme qu’il a toujours été. Et convaincre son entourage de l’accepter. La détermination de Laurent, le désarroi de Solange, les réactions contrastées des enfants – Claire a treize ans, Thomas seize –, l’incrédulité des collègues de travail : l’écrivain accompagne au plus près de leurs émotions ceux dont la vie est bouleversée.
 Un roman qui parle de la transsexualité et, donc, de l'identité au sens plus large, c'est une thématique que l'on trouve très peu dans les romans et j'ai cette forte intuition que cela va être particulièrement bien traité, j'ai confiance en les éditions Sabine Wespieser.


Qui, dans sa vie, n’a pas rêvé de disparaître subitement pour laisser un souvenir impérissable ? Dans L’Amour est une maladie ordinaire, un homme succombe à ce dangereux fantasme.
Parce qu’il refuse que l’amour ne soit pas éternel, parce qu’il ne supporte plus les ruptures et les histoires qui partent en déroute, il se voit régulièrement obligé, la mort dans l’âme, d’organiser son décès auprès des femmes qu’il aime.
Pour le meilleur et pour le pire… 
Est-ce que je pouvais faire une liste sans mettre les éditions Tripode dedans ? Impossible. Et si le Hilsenrath me tente énormément, je sais d'avance que je ne le lirai pas pour la rentrée (j'aime faire durer le plaisir et savoir que je peux l'avoir sous la main quand je veux !). Quant à ce livre, il a l'air complètement décalé, drôle et complètement absurde. Ca change des thématiques plus pesantes/lourdes, ce qui ne fait pas de mal de temps en temps.


Juin 1789, l’Ancien Monde bascule. Les Villemort forment une longue lignée d’aristocrates, un clan soudé par l’idée ancestrale de leur sang pur, un sang dont précisément cette famille se délecte. Les Villemort, ces « talons rouges », sont aussi des vampires. Deux d’entre eux veulent renoncer au sang de la race pour se fondre dans la communauté des égaux. Ils sont les héros de ce roman oscillant entre le fantastique et le réel des journées révolutionnaires. Voici William, l’oncle revenu d’Amérique, qui a pris là-bas le goût de la liberté et épouse la cause des esclaves affranchis, s’entourant d’une garde couleur ébène. Voici Louis, le neveu exalté, beau, précipité dans l’action révolutionnaire, épris de Marie de Méricourt jusqu’à lui donner la vie éternelle. Comment échapper à la malédiction venue du fond des âges ?
 La Révolution française et une famille de vampires. Comment expliquer mieux que ce livre a l'air d'osciller entre le roman historique et le fantastique, tout en restant très "sérieux". Personnellement, ça me parle et j'ai hâte de voir ce que ça donne. 


Angleterre, 1852. Père dépassé et époux frustré, William a remisé ses rêves de carrière scientifique. Mais la découverte de l'apiculture réveille son orgueil déchu : décidé à impressionner son unique fils, il se jure de concevoir une ruche révolutionnaire.
Ohio, 2007. George, apiculteur bourru, ne se remet pas de la nouvelle : son unique fils s'est converti au végétarisme et rêve de devenir écrivain. Qui va donc reprendre les rênes d'une exploitation menacée chaque jour un peu plus par l'inquiétante disparition des abeilles ?
Chine, 2098. L'Effondrement de 2045 a laissé la planète exsangue. Comme tous ses compatriotes, Tao passe ses journées à polliniser les fleurs à la main. Pour son petit garçon, elle rêve de l'avenir réservé à l'infime élite. Seulement, un jour, Wei-Wen tombe dans le coma après s'être aventuré seul dans une forêt… Afin de comprendre ce qui est arrivé à son fils, Tao se plonge aux origines du plus grand désastre de l'humanité. 
Là, on arrive dans les top des livres que j'ai envie de lire pour cette RL. Celui-ci est clairement une anticipation, mais elle reste liée au présent, ce qui amplifie mon attrait. D'autant plus que l'écologie est clairement au coeur du roman !! 


Vêtue d’un habit étrange et rêvant d’une cigarette, Yolanda se réveille dans une pièce vide. Verla, une jeune femme au crâne rasé, est assise à côté. Au bout d’un couloir où résonnent des voix inconnues, d’autres captives reviennent à elles. Droguées, désorientées, au milieu de l’outback australien, les filles ne sont sûres que d’une chose. Elles sont toutes liées par les incidents douloureux de leur passé. Et chacune se retrouve prisonnière de la mystérieuse entreprise de sécurité responsable de ce lieu désolé. Mais c’est sous le joug même de ce système absurde que Yolanda et Verla parviennent à forger un lien et, tirant leur force de l’instinct animal dont elles sont obligées de dépendre, les proies se changent en prédatrices.
 Et voilà le top du top. Ce livre, je l'ai découvert grâce à la vidéo de Céline Online (qui nous fait sa propre PAL spéciale RL2017), et il s'avère que le résumé me rappelle étrangement l'atmosphère de MadMax Fury Road, et le côté "huis-clos dans un désert aride" me plait vraiment. Et le titre fait-il écho à Lucrèce ? Trop de questions ! Ce roman noir ne peut que me plaire, je n'en ai aucun doute.

vendredi 11 août 2017

Oscar Wilde - Le Portrait de Dorian Gray (Lu par Hervé Lavigne)

Quatrième de couverture :
Par la magie d'un vœu, Dorian Gray conserve la grâce et la beauté de la jeunesse. Seul son portrait vieillira. Le jeune dandy s'adonne alors à toutes les expériences, s'enivre de sensations et recherche les plaisirs secrets et raffinés.
"Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais", "il faut guérir l'âme par les sens, guérir les sens par l'âme".

Oscar Wilde voulut libérer l'homme en lui donnant comme modèle l'artiste. Pour se réaliser, il doit rechercher le plaisir et la beauté, sous toutes ses formes, bien ou mal. L'art n'a rien à voir avec la morale. Dans une langue raffinée, l'auteur remet en question la société, le mariage, la morale et l'art. Ses propos sont incisifs et humoristiques. Ce livre scandalisa l'Angleterre victorienne, Oscar Wilde fut mis en prison pour avoir vécu ce qu'il écrivait. Au siècle suivant, Proust, Gide, Montherlant, Malraux ont contribué à la célébrité du génial écrivain.

Mon avis : 15/20
Quelle étrange expérience que ce livre. Un classique comme celui-là, avant de le commencer, on ne peut que l'appréhender. C'est avec une grande surprise que l'on se retrouve avec pas mal de thématique propres à la philosophie. L'art, évidemment, mais aussi le bonheur, l'amour, le temps et bien sûr, la morale. Une grande partie du programme de Terminale se retrouve dans ce seul livre. Et c'est un énorme point positif, mais il faut le savoir avant de l'entamer. Car si on s'attend à un gentil classique facile, et bien non. Ce n'est pas une montagne insurmontable non plus, mais il faut être au courant qu'on ne va pas le lire en 10 minutes sans y mettre du sien. Tout au long de la lecture, l'auteur nous offre différentes pistes de réflexion, il nous déboussole. Mais le problème, c'est que ces réflexions prennent le dessus sur l'histoire, et ce, de façon très peu subtile. On se retrouve donc avec de gros passages philosophiques qui s'enchainent d'un coup avec le récit. 
L'audio n'a pas dû aider là-dessus, mais à cause de ça on se retrouve parfois à se demander "mais, ils faisaient quoi déjà nos protagonistes, avant d'entrer dans cette longue discussion ?", ce qui est dommage, car cela nous sort de notre lecture (ou de notre écoute).
Mais ce n'est qu'un petit bémol (ça, et le traitement des femmes dans l'oeuvre, mais je te pardonne cela mon petit Oscar, car tu n'est pas né de notre époque), le contenu et l'écriture restent tout de même très bons, ça on ne peut pas le nier.

lundi 7 août 2017

Neil Cross - L'homme Qui Rêvait d'Enterrer Son Passé

Quatrième de couverture :
Un instant d'égarement, une seule erreur et la vie bascule à jamais. Une plongée dans l'enfer de la culpabilité, le portrait d'un homme ordinaire emporté dans une spirale infernale. Un polar angoissant, par un auteur qui n'est pas sans rappeler le Douglas Kennedy de L'homme qui voulait vivre sa vie.

Mon avis10/20
Bof bof. C'est un peu le sentiment que l'on ressent lorsqu'on finit cette lecture. Dans les premiers chapitres, on se sent partir pour un polar addictif, qui va nous tenir en haleine jusqu'à la fin. Mais malheureusement, il suffit de continuer sa lecture pour vite perdre tout l'entrain que l'on avait en entamant le livre. Si découvrir jusqu'où peut mener la culpabilité d'un homme est très intéressant, le manque d'intrigue plus efficace laisse un vide, on en ressort avec le sentiment d'avoir été dupé. D'autant plus que l'auteur amène un côté paranormal à l'affaire, qui rend l'histoire plus prenante, mais il n'approfondit pas cette piste qui aurait pourtant rendu le texte plus mémorable. 
On se retrouve donc avec un polar plus que moyen mais qui se lit plutôt bien. Cependant la lecture sera vite oubliée.

dimanche 6 août 2017

Olivier Bruneau - Dirty Sexy Valley

Quatrième de couverture :
Dans la moiteur d’un été torride, six étudiants inséparables décident de célébrer leur diplôme en s’adonnant à une authentique orgie dans une cabane isolée à la montagne. Mais quand ils débarquent sur place, prêts pour la fête de leur vie, ils ignorent que dans la pinède habite une famille dégénérée, pour qui la perversion est un art de vivre.
Voici un roman qui dépasse les bornes. Horreur, sexe et humour : réfléchissez avant d'offrir ce livre à votre belle-mère. En revisitant la crème du cinéma trash (des bombes sexuelles en mini short aux massacres à la scie sauteuse dans les bois) et en nous offrant un mélange tout personnel de Quentin Tarantino et de Russ Meyer, Dirty Sexy Valley transforme en éclats de rire ce qui nous obsède depuis la nuit des temps. Eros et Thanatos, en mode pop corn.

Mon avis : 9/20
Oui, mais non. Je crois que c'est la première fois que les éditions du Tripode me déçoivent un peu. Attention, je ne remets absolument pas en cause leurs qualités d'éditions (car je les aime d'amour), mais là... non.
Si tu as lu la quatrième de couverture que je t'ai mis juste en-dessus, tu attendras peut-être, comme moi, un livre complètement dingue mêlant le cul à l'horreur, le tout dans le but d'avoir un rendu assez burlesque ? Et en réalité, les ingrédients de bases auraient tout pour avoir ce rendu. Dès les premiers chapitres, on part vraiment dans une sorte de Scary Movie en version papier, la situation initiales est bonne. Des lycéens insouciants partent faire une virée perdus dans un chalet lui-même au fin fond d'une forêt, isolés. Mais petit à petit le soufflé retombe, le sexe prédomine sans jamais sortir de son côté "sérieux" (en tout cas, pas assez pour être véritablement dans le nanar), l'horreur se fait attendre...
Non. En fait, quand la quatrième de couverture parle de "gode-tronçonneuse", on s'attend à plein de choses complètement frappés, à des situations sordides... mais on se retrouve à la fois avec un mauvais livre d'horreur et un mauvais livre érotique (et un mauvais nanar livresque aussi). Je dirai même qu'un gode-tronçonneuse n'aurait pas été de trop.
On peut cependant préciser qu'il y a pas mal de scènes référentes à des oeuvres cultes, et que celles-ci sont subtilement utilisées, car l'oeuvre originelle ne prend jamais le dessus sur Dirty Sexy Valley.
C'est dommage, car ce livre avait tout pour être original, drôle, et trash. Mais peut-être que ce sont mes attentes qui n'étaient pas en adéquation avec l'oeuvre, peut-être même que le côté burlesque n'était pas du tout prévu à la base. Mais en ce qui me concerne, c'est la déception.

mercredi 2 août 2017

Stephen King - Joyland (lu par Aurélien Ringelheim)

Quatrième de couverture :

Après une rupture sentimentale, Devin Jones, 21 ans, débarque l’été 1973 à Joyland, petit parc d’attraction sur le littoral de la Caroline du Nord. Il est embauché avec d’autres étudiants pour compléter l’équipe de forains, à la fois étrange et joyeuse. Sa rencontre avec un petit garçon doué de voyance, atteint d’une maladie grave, et surtout de sa mère, va changer la vie de Devin. Obsédé par le mystère du train fantôme soi-disant hanté par le spectre d’une femme égorgée 4 ans auparavant, le jeune homme se lance dans l’enquête. Un nouveau meurtre est-il possible ? Parviendra-t-il à l’éviter ? Une chose est sûre, l’aventure le changera à jamais...



Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
Par où commencer. Quand on parle de Stephen King c'est un peu quitte ou double. On peut lui reprocher énormément de chose dans son style d'écriture, dans son approche... Mais je pense, en réalité que ce n'est qu'une question de goût, et chaque individu possède sa propre expérience avec cet auteur. Et pour comprendre mon avis, je me dois de partager la mienne un minimum. 
Stephen King m'a longtemps intimidée, lire un de ses livres me semblait être vraiment très compliqué, ceux qui me tentaient le plus étaient des pavés et les plus courts ne me parlaient guère. Mais à force de l'entendre surnommé "le maître de l'horreur", je me suis lancée. Il y a eut de très bonnes découvertes (comment passer à côté de Shining ?) mais aussi de grosses déceptions (Simetierre... non.), mais avec le temps, je me suis rendue compte que le gros problème de cet auteur, ce sont les attentes que l'on en a. Stephen King, c'est un auteur que l'on n'a pas besoin de présenter, même les "non-lecteurs" savent qui il est, ne serait-ce qu'à travers les adaptations cinématographiques qui ont été faites de ses livres. Du coup, quand on entame une de ses oeuvres, on s'attend étrangement à des page-turner horrifiques qui vont nous faire frémir à chaque page. Et c'est cette attente-là qui crée les grosses déceptions.
C'est avec Joyland que j'ai réellement réalisé tout le talent de Stephen King. De l'horreur ? Oui, un peu, dans les petits détails du quotidien, ceux qui vont nous marquer à vie. Mais surtout, ses descriptions (souvent dénigrées). Au fil des lignes, les personnages du maître prennent vie petit à petit, et, sans même que l'on s'en rende compte, on se retrouve attaché à eux, comme s'ils étaient nos propres connaissances. C'est comme ça qu'on se retrouve avec ce sentiment amère à la fin de notre lecture. Et Joyland n'est pas une exception. Au contraire, ici l'auteur nous plante un décor particulier : l'univers des forains. Et si à la fin du livre, cet univers n'a plus aucun secret pour nous, on en ressort le coeur lourd de tout avoir quitté.
Si je ne pense pas que Stephen King soit le "maître de l'horreur", je trouve qu'il est indéniablement le maître de la fiction, car c'est, à ce jour, le seul auteur qui, selon moi, ait su donné autant de vie à ses personnages. 

C'est une de mes premières lectures "audio" et le lecteur a fait un excellent travail. On s'y croit, on s'y voit, et la voix du "doubleur" collait parfaitement bien aux personnages. Vraiment, je tiens à souligner le talent d'Aurélien Ringelheim.

samedi 29 juillet 2017

Patrick Senécal - Aliss

Quatrième de couverture :
Il était une fois...
Alice, une jeune fille curieuse, délurée, fonceuse et intelligente de Brossard. À dix-huit ans, poussée par son besoin d'affirmation de soi, elle décide qu'il est temps de quitter le cégep et le cocon familial pour aller vivre sa vie là où tout est possible, c'est-à-dire dans la métropole.
À la suite d'une rencontre fortuite dans le métro, Alice aboutit dans un quartier dont elle n'a jamais entendu parler et où les gens sont extrêmement bizarres. Mais c'est normal, non ? Elle est à Montréal et dans toute grande ville qui se respecte, il y a plein d'excentriques, comme Charles ou Verrue, d'illuminés, comme Andromaque ou Chess, et d'êtres encore plus inquiétants, comme Bone et Chair...
Alice s'installe donc et mord à pleines dents dans la vie, prête à tout pour se tailler une place. Or, elle ne peut savoir que là où elle a élu domicile, l'expression être « prêt à tout » revêt un sens très particulier...
 
Mon avis : 16/20
Pas besoin de ménager le suspens, ce livre est bel est bien une réécriture d'Alice aux Pays des Merveilles. Et je dirais même que l'auteur s'est inspiré non seulement de l'oeuvre de Lewis Carroll, mais aussi des nombreuses autres adaptations déjà existantes pour écrire sa version horrifique. Enfin horrifique, pas tant que ça. Le mot le plus adéquat serait plutôt "trash". Car oui, on a des scènes plutôt gores, mais à aucun moment on ne se retrouve dans une angoisse si prenante que l'on arrive à peine à savoir si l'on veut ou non tourner la page... Tu vois le genre d'horreur dont je parle ? Et bien là, on est plutôt dans la violence, le sexe, la drogue et une certaine "légèreté" (si si, un petit peu).
Patrick Senécal nous revisite la célèbre histoire dans un Montréal moderne : de notre époque. Si cela déroute dans les premiers chapitres, l'adaptation est habile et l'on voit vite les références à l'oeuvre originelle, sans jamais que celles-ci ne prennent le dessus sur l'histoire que l'on lit (très bon point donc !). 
Fidèle à lui-même, l'écriture de Patrick Senécal est un véritable plaisir. On reconnait son style qui se veut pourtant léger et efficace. Une écriture "passe-partout" en soi, mais qui sait se démarquer du lot. Il faut dire que le fond est souvent très sombre, ce qui, allié à ce type d'écriture, donne un rendu tout à fait plaisant. On se régale !!

PS : On ne remercie jamais assez le travail éditorial, et je dois dire que la couverture est tellement bien trouvée que je ne peux pas m'empêcher de le dire. Bravo Fleuvenoir, donc.

Pedro R. Nefio - L'Enième Testament

Quatrième de couverture :
Lucien, stagiaire en Enfer et ses aventures.
Du rock, du cynisme, du blasphème et une machination entre le Bien et le Mal.
Entre un combat de boxe contre Jésus, la rencontre de Dieu le père et la vérité sur "l'après".
Un énième testament satirique et déjanté. Irréligieux mais surtout humain.
Entre réflexion et humour.

Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
Ce n'est pas très souvent que l'on se retrouve à écrire un article sur un livre non édité, publié seulement partiellement sur Wattpad, mais dont on a lu tout le potentiel et dont on a envie de crier à tout le monde le génie de l'auteur (je n’exagère qu'à peine !). Alors je me permets de donner mon avis ici même, car ce livre a bel et bien sa place dans ce fouillis de littérature.

L'intrigue est pourtant assez simple. Lucien se fait écraser et se retrouve stagiaire en Enfer. Pourquoi ? Comment ? Dans quel but ? Et bien en réalité, ce roman qui se veut de premier abord très drôle, très pulp avec un côté rock'n'roll très appréciable part finalement plus loin dans thématique, sans jamais donner de réflexions trop faciles. Car oui, il faut chercher "derrière" pour apprécier comme il se doit cette lecture. Certaines scènes sont critiques, satiriques, cyniques par rapport à notre société. On passe du pulp aux réflexion, de scènes hilarantes aux passages plus sombres, d'une lecture "légère" au roman blasphème. Tout ça. Avec un Jésus boxeur en bonus. 
L'écriture colle parfaitement au genre, bien que l'on trouve quelques maladresses, mais il ne faut pas oublier que la case éditoriale n'est pas (encore) passée par là (avec toutes les petites modifications que cela implique)

Voici le lien des premiers chapitres de ce livre, si vous voulez le découvrir. Il se lit facilement et vaut vraiment le coup d'oeil (et de critiques, car les jeunes auteurs en sont toujours avides !)

LE LIEN EST ICI SI TU NE L'AS PAS VU TU NE SAIS PAS LIRE WESH !

mercredi 28 juin 2017

Michael Köhlmeier - Manger ou Être Mangé

Quatrième de couverture :
Manger ou être mangé, fable loufoque et cruelle, narre l’histoire de Belladonna, un cochon qui réussit à s’échapper dans la nature avant son passage à l’abattoir, et qui rassemble autour de lui d’autres animaux pour les mener sur le chemin de la liberté. Mais la faim et les dissensions ne tardent pas à se faire sentir, et la joyeuse caravane sombre bientôt dans un jeu de massacres.
Sans conclusion ni morale, fortement inspiré du texte de L’Écclésiaste, Manger ou être mangé évoque La Ferme des animaux d’Orwell. Ici, des animaux tourmentés aspirent à la transcendance, tandis que l’homme porte le masque univoque de la mort.

Mon avis : 15/20
Voilà une fable qui mérite d'être lue, car quand on parle de fable, au sens traditionnel du terme, on pense tout de suite aux morales. Mais dans celle-ci, il n'y en a aucune. Ou plutôt, il y en a plein. C'est au choix du lecteur de faire sa propre vision des choses.
Les personnages et l'histoire se font très simple, mais la simplicité amplifie le fait que chaque rebondissement porte un écho qui pousse le lecteur à avancer sur ce chemin douteux. Ce livre est court et se lit très rapidement, il n'y a pas vraiment d'arguments à donner pour se jeter dessus, c'est une pure lecture cruelle dont on prend plaisir à tourner les pages.


lundi 26 juin 2017

Joe Keatinge & Ross Campbell - Glory

Quatrième de couverture :
Glory, alias Gloriana Demeter, est une super-héroïne, issue de l'union entre la reine des Amazones et le Seigneur des Enfers. Après avoir disparu pendant une décennie entière, Glory est découverte par une jeune journaliste. Elle réveille alors non seulement ceux qui la tenaient à l'écart du monde. mais aussi la moitié démoniaque qui sommeille en elle ! Et les ennuis ne font que commencer. 

Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
Quelle claque que ce comics. Je suis ravie de voir que l'on arrive à avoir des visuels à la hauteur des personnages. Et Glory en est le meilleur exemple.
On peut parler de l'histoire, très centrée sur l'action, mais c'est le graphisme et les personnages qui marquent la lecture de ce comics.
Le personnage de Glory, en particulier, mérite qu'on lui prête attention. Mi-amazone, mi-démon, on ne peut passer à côté de la référence à Wonder Woman, mais c'est une référence dont on s'éloigne assez rapidement. Car Glory, avec son corps de culturiste, est une véritable bête de combat. Elle a été élevée comme une guerrière et maitrise cet art comme personne. Et on ne peut qu'approuver le fait que son physique soit aligné sur son personnage : pas de bimbo aux courbes parfaites et aux poses lascives pour aller combattre, sans une égratignures, les méchants ! Et quand on voit le passé du personnage de Glory, on ne peut qu'applaudir. D'autant plus que l'auteur a eut la merveilleuse idée de donner une sexualité libérée à ce personnage, et ce, sans jamais avoir à se justifier. En réalité, le seul bémol que l'on pourrait donner aux personnages, c'est qu'on ne les découvre jamais en profondeur alors qu'on sent qu'il y aurait matière à proposer la-dessus.
Mais revenons-en à nos moutons, les planches sont absolument magnifiques. A la fois très violents et très colorés, les dessins nous en mettent plein la vue. Évidemment, on parle d'un comics d'action, donc la violence domine les planches. 
On est clairement sur un comics de qualité qui sait se démarquer des autres, une fois qu'on l'a lu, on ne peut pas l'oublier, que notre avis soit positif ou négatif. 


jeudi 6 avril 2017

Andrzej Sapkowski - Le Sorceleur, Tome 1 : Le Dernier Voeu

Quatrième de couverture :
Geralt de Riv est un personnage étrange, une bizarrerie de la nature, un mutant qui, grâce à la magie et à un long entraînement, mais aussi grâce à un mystérieux élixir, est devenu un meurtrier parfait. Ses cheveux blancs, ses yeux nyctalopes et son manteau noir effrayent et fascinent. Il parcourt des contrées pittoresques en gagnant sa vie comme chasseur de monstres. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur. Car Geralt est plus qu’un guerrier ou un mage. C’est un Sorceleur. Il est unique.
Au cours de ses aventures, il rencontrera une autoritaire mais généreuse prêtresse, un troubadour paillard au grand cœur, et une magicienne capricieuse aux charmes vénéneux. Amis d’un jour, amours d'une nuit.
Mais au bout de sa quête, peut-être pourra-t-il prononcer son dernier vœu : retrouver son humanité perdue…

Mon avis : 17/20 - COUP DE COEUR -
Bien évidemment, si l'on se retrouve à lire la série du Sorceleur, ce n'est sûrement pas parce que la couverture est attrayante mais bel et bien parce que l'on connait le jeu vidéo adapté de cette oeuvre (et que l'on a passé des mois, coupé de tout lien social, pour y jouer).
Alors quelle surprise de découvrir que ce livre est bien écrit. Mais genre... vraiment très bien écrit. Non pas que l'on pense forcément que le livre va être mal écrit, mais avant de l'ouvrir, on ne peut pas s'imaginer qu'il puisse être aussi bien écrit (vous me suivez ?). C'est vraiment un point qu'il faut souligner, le livre se lit très facilement et pourtant le vocabulaire est riche, il reste à portée de tous tout en ayant l'audace de nous apprendre de nouveaux mots. Bravo pour la traduction, sincèrement. 
Pour en venir au fond, sur ce premier tome, on est sur de la nouvelle, si vous connaissez le jeu vidéo, chaque chapitre se déroule comme une "quête" (on entendrait presque la musique en fond sonore), et c'est vraiment très intéressant de le lire en parallèle du jeu car il nous apprend pas mal de choses sur les personnages (et sur leur passé).
Pour les non adeptes du jeu vidéo (y en a-t-il ?), ce n'est pas vraiment un problème car l'univers est clair sans jamais tomber dans le genre de descriptions pompeuses que l'on a l'habitude de retrouver dans pas mal de livres de Fantasy. Les nouvelles sont prenantes et le personnage de Géralt de Riv est vraiment, vraiment très chouette.
L'avantage ? Si tu ne veux pas lire les 7 autres tomes, rien ne t'y oblige puisqu'on ne suit pas clairement une seule et même histoire. Le seul lien dans toutes ces nouvelles, c'est notre Géralt. Pour le reste, on se retrouve à différentes périodes, à différents moments de sa vie et de ses contrats de sorceleur.
En bref, ce livre vaut vraiment le coup, que l'on connaisse ou non le jeu vidéo, c'est vraiment une bête de livre.

lundi 27 mars 2017

Patrick Da Silva - Au Cirque

Quatrième de couverture :
Écrit comme une enquête policière, Au Cirque met en scène six personnages pris dans le tourbillon d'une tragédie familiale. Une langue crue, tout à la fois burlesque et terrifiante, nous plonge dans un monde où pèsent le passé et les secrets. En quatorze chapitres, quatorze stations, le roman s'achemine vers l'élucidation du drame, et son effroyable banalité. 

Mon avis : 15/20
Les éditions du Tripode ne manquent jamais à l'appel quand il s'agit de débusquer des oeuvres complètement atypiques, des mots qui laissent perplexes, des livres qui marquent.
En voilà un bel exemple. En seulement 14 chapitres qui racontent tous plus de mensonges les uns que les autres, les narrateurs vont se succéder jusqu'à faire éclater l'unique vérité, cruelle.
Tourné comme un polar mais sans en être vraiment un, ce livre laisse pantois. On analyse, on cherche, mais on reste complètement perdu face à ce roman rural qui mêle à la fois la poésie des mots (crus) et la cruauté du fond. La narration est construite de façon à ce que le lecteur ne ressorte jamais de l'oeuvre.
Le livre est court, mais il suffit à laisser peser une atmosphère lourde de secrets qui place lecteur dans un voyeurisme malsain. Au final, on ressort de ce livre un peu perplexe, sans savoir si on a adoré ou détesté, mais c'est ce qui marque une grande oeuvre : l’ambiguïté du génie. 

lundi 13 février 2017

Jeff VanderMeer - Le Rempart Sud, Tome 1 : Annihilation

Quatrième de couverture :
Toute cette région était désertée depuis des décennies, pour des raisons qui ne sont pas faciles à raconter. Notre expédition était la première à entrer dans la Zone X depuis plus de deux ans et la majeure partie de l’équipement de nos prédécesseurs avait rouillé, leurs tentes et abris ne protégeant plus de grand-chose. En regardant ce paysage paisible, je ne pense pas qu’aucune d’entre nous n’en voyait encore la menace. »
La zone X est coupée du monde depuis des décennies. La nature y a repris ses droits. Quelques vestiges de civilisation subsistent dans une faune et une flore luxuriantes.
La première expédition décrit une contrée idyllique. La deuxième s’achève sur un suicide de masse. Les membres de la troisième expédition s’entretuent, ceux de la onzième reviennent amorphes et succombent à un cancer foudroyant. Nous suivons la douzième, composée de femmes. Leur mission : cartographier le terrain et ne pas se laisser contaminer par la zone X.

Mon avis : 15/20
Annihilation est une véritable expérience de lecture. A mi-chemin entre la SF et le récit de voyage, on se prend à découvrir la Zone X avec une véritable envie d'en voir toujours plus. A travers les yeux de la biologiste (non, on ne connait pas son nom), on va suivre la douzième expédition dans cette zone X. Et c'est là que l'auteur a bien joué le jeu du mystère : en écrivant ce livre à la première personne, il nous donne une vision restreinte de cette zone X puisque l'on découvre seulement ce que notre personnage découvre. On avant donc dans cet étrange endroit avec toujours plus de questions et de curiosité. Il y a un côté thriller avec ce mélange de mystère et de suspens qui est très bien dosé. On ne sait pas grand chose sur ce qu'il se passe dans cette zone, mais on en sait suffisamment pour avoir envie de continuer à l'explorer.
Se mêle à ça la vie antérieure de la biologiste, petit à petit on découvre le pourquoi du comment elle s'est retrouvé engagée dans cette mission. Encore une fois, les révélations nous laissent avec plus de questions que de réponses, mais c'est un premier tome qui pose le contexte et qui nous donne un bon avant-goût de ce que l'on peut attendre pour la suite.

En bref, pas de grosse fausse note pour ce huis-clos extérieur (si, c'est possible) qui donne très envie de se lancer dans le second, mais un très bon équilibre entres les révélations et le mystère (même si, avouons-le, en savoir un peu plus n'aurait pas été dérangeant, loin de là).

samedi 14 janvier 2017

Bilan 2016

Vu qu'un petit bilan annuel s'impose, et bien voilà mes TOP/FLOP de l'année :)
(Ouais j'ai fait ça en vidéo parce que pourquoi pas après tout ?)
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Ah au fait, bonne année !!