jeudi 29 mars 2018

Adelaïde Bon - La Petite Fille sur la Banquise

Quatrième de couverture :
« J'ai neuf ans. Un dimanche de mai, je rentre seule de la fête de l'école, un monsieur me suit. Un jour blanc. Après, la confusion. Année après année, avancer dans la nuit. Quand on n'a pas les mots, on se tait, on s'enferme, on s'éteint, alors les mots, je les ai cherchés. Longtemps. Et de mots en mots, je me suis mise à écrire. Je suis partie du dimanche de mai et j'ai traversé mon passé, j'ai confronté les faits, et phrase après phrase, j'ai épuisé la violence à force de la nommer, de la délimiter, de la donner à voir et à comprendre. Page après page, je suis revenue à la vie. » A. B. 

Mon avis : 15/20
La petite fille sur la banquise c'est le récit poignant de la vie de l'autrice, traumatisée par le viol qu'elle a subi à l'âge de 9 ans. On y suit page après page, les conséquences physiques et psychologiques de cette agression. Ce livre est complètement déroutant, l'autrice alterne la première et la troisième personne afin de sortir du récit pour s'adresser directement au lecteur, ou à elle-même. Cela peut sembler étrange au début de la lecture, mais cela  renforce clairement le récit.
Cet exutoire littéraire reste une lecture très lourde, très oppressante et qui crée un véritable malaise chez le lecteur, il n'y a pas un seul instant de lecture ou l'on fait une pause de cette sensation, et c'est une vraie prouesse de la part de l'autrice, car elle nous partage, le temps d'une lecture, une introduction à ce qu'elle a vécu pendant des années.

2 commentaires:

  1. Bigre. Je ne le lirai pas mais j'admire la démarche.

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    1. Oui, c'est une lecture assez particulière mais tellement puissante !

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